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Full text of "Exercices méthodiques de calcul différentiel"

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r \ 



EXERCICES MÉTHODIQUES 



UE 



CALCUL DIFFÉREJNTIEL. 



\ 



/ 



ûV\ 



X^ 



Autre ouvrage du même auteur : 
Exercices méthodiques de Calcul intégral. 



Déposé conformément à la loi. 



Tout exemplaire non revêtu de la signature de l'auteur sera réputé contrefait. 




Bi-uxelles. — H ayez, imprimeur^ 



BXIRCIGBS MiTHODIQUBS 



DE 



CALCUL DIFFÉRENTIEL, 



PAR 



M. Ed. BRAHT, 
I 

DOCTEUR EN SCIENCES PHYSIQUES ET MATHÉMATIQUES, CONDUCTEUR 

HONORAIRE DES MLVES, 
ANCIEN PROFESSEUR U' ATHÉNÉE. 



NOUVELLE ÉDITION ENTIÈREMENT REVUE. 



PARIS, 

LIBRAIRIE GAUTHIER -VILLARS & FILS, 
Quai des Grands-Augustins, 55 



1898 



nr..,. .;,... , . , • . j^ 

224097B 

7. i.l •;•-.«■ I ■ «"'ATÎONS 
i: 1U43 L 



PRÉFACE. 



iMoQ seul but en publiant ce recueil d'exercices, 
est d'être réellement utile aux jeunes gens qui 
abordent le calcul infinitésimal. 

Pour atteindre ce but, le moyen le meilleur m'a 
paru de rappeler en tête de chaque partie traitée 
les résultats principaux de la théorie, puis de déve- 
lopper quelques exemples d'application^ de telle sorte 
que la marche dans des questions semblables fût 
clairement tracée; enfin, de présenter, à la suite, 
un nombre suffisant d'exercices du même genre, en 
ne fournissant que les réponses, afin de laisser à 
rélève, dans le raisonnement et dans le calcul, cette 
initiative qui seule conduit à de véritables progrès. 
Autant que possible, j'ai disposé la matière de 
manière à graduer la difficulté, et quand celle-ci, 
trop grande, m aurait semblé devoir rebuter l'étu- 
diant, j'ai indiqué, quelquefois détaillé, le procédé 
(^ de résolution. 

^ Quoique bon nombre d'exercices m'appartiennent 

^ et que j'en aie laborieusenaent vérifié les solutions, 

^ je ne les réclame point comme miens ; ils ne consti- 

fSi tuent qu'un travail d'imitation destiné à combler des 

ri lacunes dans l'arrangement adopté ou à mettre 



M PRÉFACE. 

cerlains points de la théorie en lumière. Les autres 
questions ont été puisées principalement dans les 
recueils anglais et allemands, abondants sur le même 
sujet. 

J'ai rarement indiqué les sources; cesl que le plus 
souvent, pour trouver les véritables, il faut remonter 
aux auteurs qui, les premiers, ont écrit sur le calcul 
inûnitésimal ou à ceux qui y ont introduit des 
théorèmes nouveaux et féconds; les ouvrages de ces 
grands mathématiciens sont cités dans les cours. 

Daùs mon désir dé présenter un travail métho- 
dique et complet, j'ai consacré cinq chapitres à la 
différentialion proprement dite, le dernier de ceux-ci 
à un essai sur la différentiation des équations, sujet 
qui ne reçoit pas toujours l'extension que son impor- 
tance exige. Plus loin, j'ai offert des applications du 
développement des fonctions non seulement par les 
théorèmes de Taylor et de Maclaurin, mais encore 
par celui de Lagrange. Enfin, j'ai traité dans le 
dernier chapitre de la décomposition des fractions 
rationnelles en fractions plus simples, question qu'il 
est nécessaire d'étudier avant d'aborder le calcul 
intégral et à la résolution de laquelle je n'ai employé 
que les procédés fournis par le calcul différentiel ; 
les autres, le plus souvent moins rapides, étant du 
ressort de l'algèbre 



TABLE DES MATIÈRES. 



Préface i 

Chap. 1er. __ DilJmnliaiion des fonctions eocplicites (TtineseiUe 

vmnable 1 

~ II. — Différentiation des fonctions explicites de plusieurs 

variables 15 

-^ III. — Dérivées successives des fonctions explicites d'une 

seule variable 19 

— IV. — Dérivées successives des fonctions expliates de 

plusieurs variables 32 

— V. — Différentiation des équations 39 

— VI. — Développement des fonctions 54 

— VIL — Changement de variables 79 

— VIII. — Élimination des constantes et des fonctions . . 96 

— IX. — Détermination des fonctions qui, pour certaines 

valeurs de la variable, deviennen t indéterminées . 104 

— X. — Maxima et minima 116 

— XI. — - Tangentes et normales des courbes planes . . . 158 

— XII. — Asymptotes 169 



viii TABLE DES MATIÈRES. 

Pages. 

Chap. XIII. — Points singuliers des courbes planes .... 181 

— XIV. — Courbure des courbes planes 196 

— XV. — Surfaces 206 

— XVI. — Courbes gauches 218 

— XVII. — Enveloppes des lignes et des surfaces .... 232 

— XVIII. — Décomposition des fractions rationnelles . . . 247 



FIN DE LA TABLE l»ES MATIÈRES. 



EXERCICES MÉTHODIQUES 



DE 



CALCUL DIFFÉRENTIEL. 



CHAPITRE I. 

différentiation des fonctions explicites 
d'une seule variable. 

Nous supposons connus les principes généraux de la déri- 
vation et de la différentiation, mais nous croyons utile de 
rappeler sommairement les théorèmes sur les dérivées et 
les différentielles des fonctions dont on fait immédiatement 
usage dans le calcul différentiel. 

Dans l'énoncé de ces théorèmes, u, v, w, etc., repré- 
sentent des fonctions de x\ a, une quantité constante. 

1. La dérivée d'une quantité constante est nulle. 

2. La dérivée d'une somme algébrique de fonctions est 

égale à la somme algébrique des dérivées de ces fonctions. 

Soit 

t/ = w — V -{-w àz etc. 

On a 

dy du dv dw 

dx dx dx dx 

3. La dérivée du produit de plusieurs fonctions est égale 
à la somme que l'on obtient en multipliant la dérivée de 

1 



2 EXERCICES MÉTHODIQUES 

chaque fonction par le produit des autres fonctions et addi- 
tionnant les résultats. 
Soit 

y = u\)W ... 

La dérivée est 

dy du dv dw 

-1- = t?ti; . . , - — |- wu? ... f- wy ... - — [- ••• 

dx dx dx dx 

Ce théorème, en vertu du premier, renferme le suivant : 

4. La dérivée du produit d'une fonction par une con- 
stante est égale au produit de la dérivée de cette fonction 
par la constante. 

Soit 

y = au. 

Le théorème donne 

dy du 

dx dx 

5. La dérivée du quotient de deux fonctions, ou d'une 
fraction dont chacun des termes est une fonction, est égale 
au dénominateur multiplié par la dérivée du numérateur, 
moins le numérateur multiplié par la dérivée du dénomi- 
nateur, le tout divisé par le carré du dénominateur. 

Soit . 



u 
.7=-- 



Le théorème fournit 



du dv 
dy dx dx 

dx V- 

6. La dérivée d'une fonction de fonctions est le produit 
des dérivées de ces fonctions, prises chacune par rapport à 
la variable qu'elle contient. 

Soit une fonction u de x déterminée par les équations 

M«F(r), z^fiy), y = f{x). 



On obtient 



ou 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 3 

(lu du dz dy 
dx dz dy dx 

g=F'(z)./-'(y).y'(x), 

suivant les notations admises. 

7. La dérivée d'une fonction composée de plusieurs 
autres fonctions est égale à la somme des dérivées de la 
fonction composée prises successivement par rapport à 
chacune des fonctions composantes. 

Soit 

y = F(m, V, M?...). 

Le théorème donne 

dy dy du dy dv dy dw 
dx du dx dv dx dw dx 

Observation. — En remplaçant dans les énoncés le mot 
dérivée par le mot différentielle, les théorèmes précédents 
s'appliquent aux différentielles. 

8. La dérivée d'une fonction inverse d'une autre fonction 

dont on sait trouver la dérivée est égale à l'unité divisée 

par cette dernière dérivée. 

Soient 

y = F(x) et x = f{y) 

deux fonctions inverses. 
Le théorème fournit 

F'(x)« 



EXERCICES MÉTHODIQUES 



Tableau des différentielles des fonctions simples. 

(Dans ce tableau, comme dans tout ce qui suit, la caractéristique Log indique 
logarithme pris dans un système quelconque, et log un logarithme népérien. 



dx 
d . Log X =s Log e — 

X 

dx 
rf . log a; = — • 
x 

d ,a' = a'io^adx. 

rf . e* = e'dx, 

d . sin X = cos x dx. 

d . cos X = — sin X dx. 

dx 
d . tang x = 



2l/x 



d . cotg x = — 



cos-x 
dx 



sin*x 



, sin X dx 

d . sec X = — 



cos*x 



cosxdx 
o . coséc X —s 



sin*x 



d . sin vers x s= sin xdx. 

dx 
d . arc sin x = 



d . arc cos X == — 



l/l— X* 
dx 



d . arc tang x 



d . arc cotg x = 



dx 



1+x^ 
dx 



1 +x* 



d . arc sec x = 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 3 

dx 



d . arc coséc x =a — 



dx 



d . arc sin vers x = 



dx 
V^x — x^ 



En divisant par dx les deux membres de chacune des 
égalités contenues dans le tableau qui précède, on obtient 
les dérivées des fonctions simples. 

Mais ce qu'il importe au plus haut point de remarquer, 
c'est que, dans le tableau, x représente non une simple 
variable, mais toute fonction explicite de x. 

Il faut donc que les élèves, en traduisant en langage 
ordinaire les expressions que le formulaire renferme, exer- 
cice préparatoire que Ton ne saurait trop recommander, 
prêtent à x la signification de fonction. 

dx 
Ainsi l'égalité d . log x = — se traduira : 

X 

La différentielle du logarithme népérien d'une fonction 

est égale à la différentielle de la fonction, divisée par la 

fonction. 

Ou, puisque 

d . log X \ 

dx X 

La dérivée du logarithme népérien d'une fonction est 
égale à l'unité divisée par la fonction. 

Nous ne saurions trop insister sur ce point, et les exem- 
ples suivants prouveront l'importance du conseil. 

Exemple 1. 

Soit à différentier, par rapport à x, la fonction explicite 

y = sin l/a* — x^. 



(î EXERCICES MÉTHODIQUES 

C'est avoir à chercher la différentielle du sinus de la 
fonction 

Or, d'après le tableau, la différentielle du sinus d'une 
fonction est égale au cosinus de la fonction multiplié par 
la différentielle de la fonction. 

Donc 

(ly = cos\/u*^x* c/.l/a* — jc*. . . . (i) 

D'autre part, la différentielle de la racine carrée d'une 
fonction est égale à la différentielle de la quantité sub-radi- 
cale, divisée par deux fois le radical. 

Par conséquent, 

et, en substituant dans (1) celte valeur de d . l^a* — a:*, 

i . 

dy = — -^==2 cos K tt* — a' d . (a* — ar*). (5) 
2V/a* — a* 

En troisième lieu, la difl'érentielle d'une somme algé- 
brique de fonctions est égale à la somme algébrique des 
différentielles de ces fonctions, d'où il suit que 

f/.(a' — a;«) = d.a*--d.x* . . . . (4) 

D'après le théorème I, la différentielle de a' est nulle ; et 
d'après le tableau, la différentielle de x*' est ^xdx\ donc 

rf.(a* — x*) = — âxrfx (5) 

Substituant dans (3) cette valeur de rf . (a* — a;"), on 
trouve enfin 

XrfX y 

rfy — :;zzzzz: cos ko* — x* . . . (6) 

Va^ — X* 

pour la différentielle cherchée. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 7 

La dérivde est 

-7- = zzz=r <ios I/o' — j*. ...(") 

dx \/a«— X» 

Telle est la solution développée de la question. Mais les 
énoncés des théorèmes, ceux des règles de la différenlia- 
tion, les substitutions successives et les différentiations 
elles-mêmes devront être faits, autant que possible, men- 
talement; de sorte que, avec Thabitude, on arrive à écrire 
pour ainsi dire immédiatement une différentielle cherchée. 
Ainsi, dans l'exemple précédent, on arrive aisément à l'ex- 
pression (G) sans écrire les intermédiaires (1), (2), (3), (4) 
et (5). 

A la vérité, pour résoudre la question, on aurait pu 
poser 

et se proposer de trouver la différentielle de la fonction de 

fonction 

y ^=s\nZy z = [/a* — x* ; 

mais sans employer cette manière indirecte, que l'on écar- 
tera autant que faire se peut, on arrive plus promplement 
au résultat par le procédé mental indiqué. 

.Exemple II. 

Soit à chercher la différentielle de 

a + X a — X 

y = arc tang 



a — X a + x 

D'après le théorème 3, 

a-4'X a — X a — x a-j-x 

rft/== rf.arctann; 1- arc tang d. (1) 

^ a — X °a + x ' ^a + x a — x 



8 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Or, d'une part, d'après le tableau des différentielles, 

'a — x^ 



d 



a . arc tang 



\a + x/ 

ou, en effectuant la différentiation indiquée au numérateur 
du second membre (théorème S), 

— {a-{' x)dx — (a — x) dx 

, a — X (a + X»' 

a . arc tang 



ou, en simplifiant, 

a — X adx 

(i . arc tang —— = — — -. , . . (â) 

D'autre part, 

, a + ^ (« — x)dx + ia4- x)dx , , ^ 

d.—^—=^ \ \, » (théorèmes), 

a — X (a — x)* 

ou 

.a + x 2arfx 

d, ..... (3) 

a — X (a — x)* ^ ' 

Substituant dans (1) les valeurs de 

a — X. a -f- X 

d . are tang — ; — et de d . 

a + x a — X 

fournies par (2) et (3), on a, toutes réductions effectuées, 

a I ^ a — X a + x\, 

dy = arc tang — — — - dx. 

a^x\a — X o + x o' + xV 

D'où 

dy a I ^ a — x o + x\ 

_ = ( arc tang —| — — j • 

dx a — x\a — x a + x a" + xV 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 9 

Du reste, la dérivée s'obtiendrait en premier lieu en 
appliquant, dans le procédé, et les théorèmes sur les déri- 
vées et le tableau des dérivées des fonctions simples. 

Mais ce qu'il est important d'observer, c'est que l'habi- 
tude de se servir des théorèmes et des règles permet d'écrire 
immédiatement la ditTérenlieile de la fonction proposée 

comme suit : 

— {a-\' x) (ix — (a — x) dx 

a + x (ci -I- x)* 



la — xV 



a 

\ A- l- 

a — X {a — x)dx -\'(a'\' x)dx 
-{- arc tang 



a + X (a — x)' 

expression qu'il n'y a plus qu'à simplifier pour obtenir le 
même résultat que précédemment. 

Exemple lll. 

Soit encore à chercher la différentielle de 



5 13 

2 



(x — \)*{x — 3j 
^^ (x — %^ 

Prenant les logarithmes des deux membres, il vient 

Hy=-^^^^ [^ — ^) +-^ *^S(^ "" 3) — 8log(x — 2), 

et la diiférentiation donne 

du 5 dx i5 dx dx 

+ — 8 



y î2 X — 1 2 x— 3 X — 2 

ou 

y [2(x— l)^2(x-ô) X — 2j 



ou encore 

dy x' -f 4 



y (x-i)(x — 2)(x-3) 



dx. 



\ 



dO EXERCICES MÉTHODIQUES 

D'où 



iS 



dy == ■ X -^ dx 

^ (x — 1) (X — 2) (x - 3) '^ (X- — 2)» 

(x» + 4)(x — 1)«(x — 3^ ^^ 
(X - 2/ ' ""' 

11 est souvent avantageux d'opérer, comme dans cet 
exemple, quand la fonction est un produit de facteurs 
élevés à des puissances. 

X X* x' X* x""*"* 



• 1j ^ «Ij aij o 5t • à fci « 1 t" *'* "l 



i • i.2 ' 1.2.3 ' 1.2.3.4 ' ' 1.2.3...(w+l) 

^ = 6-. 
dx 

« 7 

2. e/ = 55(a — fix)"^ — ()Oa(a - bxf. 

du l 

-l = 846«x(a- hx)\ 
dx 

/ ? 1 * ,1 

3. ^ «= \ ax* + 6x^ + ex* i*. 

3 i 4 i 5 1 
— ax^ -I — 6x' A — ex* 
rfff 2 ^3 ^4 

2Ux*+6x*+cx*]* 

4. y=:log(sccx). 

du 

-— = tang X. 

dx 

5. y = (arc sin vers x)*. 

dy 2 arc sin vers x 
dx l/ix — X* 

G. t/ = log(sin"x). 

-^ es n colg X. 
ax 



DE CALCUL DIFFÉUENTIEL. ^ 



7. y = langjc + -iang'x. 

5 



dx cos*a; 

8. y «■ log [(a + 6x»)' (a' + ô'^"')*] . 

9. y=,(3a: + 2)(x— 1)1 

rfy 15 L 

dx 2 ^ ^ 

iO. y os arc taDg 

x + 2 

dy 1/3 



dx 2(x* + x + i)* 
^^^^_a-(xloga-i) 

log* a 

dt/ 

-;- «= xa . 

ox 

il y — log[log(l+x*)]. 

dy 2x 



dx (i+x*jlog(l+x*) 
15. y = 2e*^ (x* — 3x + 6x^ — e). 



U. 



y «= arc cos 



dx 
i— x' 

1+x*' 
dy 2 



dx 1 + X 

dy fi 



/ = I'"'*"/ __L^|ogx+ arc sinx^ - • 



12 EXERCICES MÉTHODIQUES 

e"* (o cos bx -\-b sin bx) 



i6. y = 



^^ 

-p. =s e'^ cos ox. 

ax 



17. y = log 



1^1 +x* 



rfx ^(i + **) 
18. y = X (o^ — x^) Va" + x^ 

rfy a* — a*x* — 4x* 





y 
y 




6- 


dx 
-2cx 


i/; 






19. 


l*+X* 

6»-|-4ac 






Va + 
BM arc séc 


6x — 
rft/ 
e/x 

oc 
21/^ 


CI* 




20. 


2 (a 

!l/5 


-{- 6x — ca 


3 




^ + x- 


1 
1 





^^ xl/x* + x — i 



-£ = e<«+'*) «« ""B'(| -|- 2x arc tang x 



22. y - log X - a) ; / 

(X — O) 

rfy x' -|- a* 



23. y = 



rfx (x — o)* 
sin X 



i -|- tang X 

rft/ cos'x — sin'x 
dx (sin X -[- cos xf 



DE CALCUL DIFFÉRENRIEL. d3 



6 



24. y = 5(x+ 4)«(i76a:»— i65x' + 150x— 128). 

dy i 

■î^«3696x'(x + i)^ 
dx 

25. y = arc tang f arc sin -1 • 

dy i 



dx 



l/a* — X* 1 + (arc sin -1 



1 



. . sin (a — 6 + c) X . sin laA-b — e)x 
26. y = i ! — i î — ! — 

a — 6-}-c a-|-6 — c 

sin (a — b — c)x sin (a + 6 + c) x 

a — b — c a-j-6-|-c 

-- =s 4 cos ax sin 6x sin ex. 
dx 

27.y=(— ^H 5-)sinx. 

VCOS* X cos* x/ 

rfy 8 3 

dx cos^ X cos X 

28. y = 1^ 

(x — 2)» 

dy X — 4 

5x"^ ï ï 

6(x — i)*(x — 2f 

29. y = a< 

— = fia* a»~* log o. 
c«x 

,^ 2 arc sin X . , 4 — x 

dy 2x arc sin x 

dx"" JF* 

(i — x*j* 



14 EXERCICES MÉTHODIQUES 

r X— n 

3i . 2/ ss arc tang tang • 

dy 2 



dx {oc -{-if 

2 5 cos a* . , X 

52. y=-^-^ rT- + 3iogtang- 

sin* X cos X sivr x 2 

rfi/ 2 

rfo" siii' X cos* X 



dx (a«_a: + i)l/a:* + a;*+i 

34. y B« arc tang — -— • 

6 + a cos X 

dy Va^ - 6* 



55. y = log 



f/x a + 6 cos X 
KO -}- ^^ — l/a — 6x 

Va + bx + Va — bx 
dy a 



^'^ X l/a^ — 6V 



56. y — (log X — 1) l/a* + X* ~ - log^ '*'"^"'' i' 

2 l/a« + a-^ + a 

c/y X log X 

8 ^ 59 2744 

37. y = log(3x — 8)*»» 



(3x — 8)= 
rff/ __ x' + 5x + 4 
5J "" (3x _ 8)* 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. iV, 

38. y = log [(X - 3)* + 4] [(x - 4/ + 9)]^ 

. 9 X — 5 , ^ X — 4 

-f- - arc tang 1- 7 arc lang — - — 

(lij 2(5a ' — 1 Ga* + Ux + 70) 



dx a*— 14.1' -f- 86a^— 254x + 325 



59. t/ 



/ x\/ ah — cd + 
V xK/ al) — cd — 



\/hc -}- a6j 



dx 



\b + e/x») l/r; + ax 



sm'x cos'x siii'x C0î>'x . 5 sin'x cos x 



*o. y= r^ Tir- + 



8 IG ' Ci 

5sinxcosx 3x 
128 ^T28* 

— =s siià*xcOî»*x. 
(/x 



CHAPITRE II. 

DIFFÉRENTIATION DES FONCTIONS EXPLICITES 
DE PLUSIEURS VARIABLES. 

La différentielle totale d'une fonction de plusieurs varia- 
bles est égale à la somme des différentielles partielles de 
celte fonction (théorème n® 7, chap. I). 

Soit 

ti = F(x, y, «,...) 

une fonction explicite u des variables x,y,z ,., 
On a 

(/w » -— rfar + -- dy + -- i/z + etc. 
dx ihj dz 



iQ EXERCICES MÉTHODIQUES 

Exemple. 

Soit 

La dérivée partielle de u par rapport à x, c'est-à-di 
considérant yetz comme des constantes et x comme 
variable, est 

rftt __ (x + 1/ + z) (2xy + «*) — (x^!J + y'- + z^x] 
dx (x + y + z)^ 

OU, après simplification, 

du {y + z){z' + ^2xy) + y{x'-yz) 

dx (^ + y + ^)* 

De même, la dérivée partielle de u par rapport à 1/ c 
dérée comme seule variable est, après réduction, 

du ^ {z + x) (a» + 2yg) + z{y^ — xz) 
dy ix + y + z? 

et la dérivée de u par rapport à z, 

du {x + y) ( V* 4" 2a:z) + x(z^ — xy) 

dz (x + y + 2)' 

Du reste, ces deux dernières dérivées auraient pu se 
de la première par symétrie, la fonction proposée étant 
même symétrique par rapport kx.yet z. 

La difiPérentielle totale est donc 

j^ (y + g) (^* + ^a-y) + y (x* — yz) ^^ 

(•ï + y + z)* 

. (2 + X) (x' + 2y2) + z{y*- xz) 
-^ (x+y+zf " 

. (a^ + y^ (.y* + 2ar») + x(z*- xy) 

+ (^ + y + z)* *• 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 17 

En remplaçant dx, dy et dz respectivemenl par x, y et z, 
le second membre de cette égalité devient 2m, d'après ce 
théorème d'Euler : Si u est une fonction homogène et du 
n*"" degré des variables x, y, z^ etc., on a 

du du du 

dx ^ dy-^ ^ dz ' 

\, u=rxye' + ^K 

du = é'-^'^ [y(i +x)dx + x(\+ 2t/) dy]. 

(X* + yr 

4(arfx + ydy) 
(a* + 1/? 
pour dx = Xj et dy = j/, le second membre devient — 4m. 
{x + a)" 



3. t/ = 



(y + 6)" 

(x -|- a)"~ ' [«(y + 6) rfx — m(a; -|- a) dy] 



du = 



(y + <•)"•+' 



..._v^ 



du=^ 



^xy(ydx — xdy) 



pour dx z= X, dy ^ y, le second membre devient 0. 

5. t/« ! L. 

x + y 

, __ (y — X — 2 l/xy) \^y rfx + (x — y — 2 l/xy) V/x (/y 

2l/^(x + y)* 

pour dx = a:, rfj/ ==• y, le second membre devient 

i 

— -«. 
2 



iS EXERCICES MÉTHODIQUES 

6. tl — log y'. 

X 

du SB log y . ctx -|- - dy, 

X 

7. M == log sin - • 

y 

i X 

rftt = — {ydx — xdy) colg - • 

y j 

8. tt^logX/— ï-/. 

•^ ax — by 

ab(xdy — ydx) 



du = 



9. ti =x arc tang 



X — t/ 



x*y 
iO. ti= -^ 



ydx — xdy 

^' + y' 



a* — X* 



du = 



dw = — dx 4- dy -| ;; — - dz. 

w sin v — fi sin ;3r 
f) sini: — m sinx 

OT CùBx (m sin y — n sin s) dx-hm cos j/ (p sin ï — m sin x) dy+m cos z (n sin a; — f 



(p sin z — m sin x)* 



. xy 
12. u«=arcséc-^ • 



du = 



z 
yz dx + zx dy — xy dz 



VxW — 



xy V x'y' — z' 

X z^ 
13. ti = l/a*+Y+l* + arc lang - + - • 

xdx -}- y^/y + -î^rf^ zdx — xdz 



DE CALCUL DIFFÉRENRIEL. 49 



v -4- [/x' — z^ 



du = 



15. u 



x{ydx — xdy) — z{ydz — zdy) 
(y« — x* + «*) Vx* — 2* 



. _ (y-*-g-»-0ys/<ij;-K8-4-^ -h j)g<xdy-^ (f -♦- a; -h y) fa;.v ds -»■ ( x + y -f- z)xitz dt 

pour rfx' = a-, rfi/ x=s: y^ ciz = z, dt == ^ le second membre 
devient 3u. 



1 



CHAPITRE III. 

DÉRIVÉES SUCCESSIVES DES FONCTIONS EXPLICITES 
d'une SEULE VARIABLE. 

Le résultat de la dérivation, par les procédés ordinaires, 
de la dérivée du premier ordre d'une fonction de x est la 
dérivée du deuxième ordre de la fonction. 

La dérivée du troisième ordre de la fonction est de même 
le résultat de la dérivation, par les moyens connus, de la 
dérivée du deuxième ordre, et ainsi de suite. 

Quand la fonction proposée est décomposable en deux 
facteurs, dont chacun est une fonction plus simple de x, on 
peut, pour obtenir la dérivée de l'ordre n**"* de la fonction 
primitive, faire usage de ce théorème de Leibnitz : a et y 
étant des fonctions de x^ 

fNt d"u n dv d^'hi n(n — i) r/*u d"-^u 
rfx" dx" ^ \ dx dx"'* ' 1.2 r/x* dx"-* ' 



20 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Enfin, quand la fonction est de la forme 

(a 4- 6x + fx-)'", 

on pourrait, pour obtenir la dérivée du n*"" ordre, décom- 
poser le trinôme a + ^^ + ^^* ^^ ^^ux facteurs du premier 
degré et appliquer la formule de Leibnitz, mais il est plus 
simple de faire usage de deux théorèmes présentés par 
Lagrange {Mémoires de Berlin, 1772) et qui peuvent s'énon- 
cer comme suit : 
1« Soit 

En représentant par u le trinôme a-^bx -{- cx^ et par m' 
sa dérivée b + 2cx, on a 

=m{m'^\) ... im — w + 1) w'"-" m'" 1 + - — -^ — ^, 

n(n — \)(n^^) cV I 

A ; — - —77 + etc. 

^i.2(m — n + i)(m — w+2) t/'* ^ J 

2** u et u' représentant le trinôme a-^bx-\'Cx'^ et sa 
dérivée, si Ton pose 4ac — fc' = e*, on obtient 

- — =2m(2m — i ...(2in — w + !) -- u'""" iH — -— ^ 

rfx" ^ ' ^ ^ 12/ L * 2m(2m — I] 

. m(îw — i) «(n — \)(n — 2)(n— 3) c* . 1 

^ 1.2 2iîi(2m — i)(2m — 2)(2w — 3) u'*^ \ ' ' 

Des procédés particuliers permettent quelquefois de ra- 
mener la recherche de la dérivée w*"* d'une fonction à l'une 
des méthodes précédentes appliquées dans les exemples 
suivants. 

Kxemple I. 

Soit à chercher les dérivées successives de la fonction 

a -^x 



y^ 



a — X 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 21 

La. dérivée du premier ordre est 

dy 2a 

dx (a — X]* 

Dérivant, d'après la règle ordinaire, 

2a 



(a — xf 

expression de la dérivée du premier ordre, on obtient pour 
la dérivée du troisième ordre de y 

d'y 2. 2. a 

dx^ (a — xf 
Dérivant 

2. 2. a 



(a - xY 

expression de la dérivée du deuxième ordre, on trouve 
pour dérivée du troisième ordre de y 

d^y _2.'2.5.a 
dx^ (a — X)* 
et ainsi de suite. 
La dérivée du n*"* ordre de y est donc 

d"y ^ (1 .2.3.4...n)a 



dx'* (a — x)"-*-* 

Exemple II. 

Soit à chercher les dérivées successives de la fonction 

__ (a -(- bxr 
^ ^ (a'+ b'xy ' 

Cette fonction est décomposable dans les deux facteurs 

1 

(a + ôx)" et ; ou ia+h'x)'^; 

on peut donc trouver sa dérivée n**"* par la formule de 
Leibnitz. 



22 EXKRCICKS MÉTHODIQUES 

En posant 

«==(a +bx)'% 

V = (a' -f- ôx)-", 
on trouve par dérivations successives 

du 

— =»i6(a + 6x)'"-', 

_= w(m — 1) 6*(a + bx)'"''^ 

d^u 

— ^m(m^i) (m - 2) b'{a + bx) 



w «»o 



• •••••■ 



— .= fii(m — i)... (/n — w 4- l)6"(a-[- ^x)"""- 

Et aussi 
dv 
dx 

^, = - P(P + 1) (P + 2) 6"(a' + '''x)- " - \ 



g=(_4)-;,(p + 1)...(p-|-«_1)6'"(a' + 6'x)-'- 

Substiluant les valeurs de u, de v et de leurs dé 
dans la formule de Leibnitz, on obtient 

d"uv d'il i 

ou — ^ = ; r»u(Ht — !)...{«» — n+ I)6"(a4 

^ 1.2 (a'+6'x)''+*'- ^ ' ^ ^ ' ^ ^ ' 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 23 

)\jL en posant 

A = m m — •I)...(m — « + 1)6"— ! — -i , 

4" y n pb' A(a-\-bx) 

lôP^ "~ î o' + 6'x ' 6(m — n+T) 

n(it — d) »(p+i)6'* A(a + 6x)*' 

ou 



d'y r n pb' a-\-bx 



+ 



1 .2 6*(w — n + i)(m — n+2) \a'+6'xy ^ J 



Pour obtenir les dérivées du premier ordre, du deuxième, 
du troisième, etc., il suffira de faire dans cette formule 

n = 1, 2, 3, etc. 
Kzeniple III. 

Soit à chercher la dérivée n*'"* de 

i 

y= 1^ 

(ax -j- x*)'* 
Cette fonction peut s'écrire 

y s=s (ax -|- x'*)"» . 
Elle est donc de la forme 

(a + 6x + ex*)'" 

et Ton peut en trouver la dérivée 71*'"" au moyen de la for- 
mule (P), par exemple. Ici 

t« == ax + X-, ti' = a + 2x et e* == — a*. 

Substituant dans (3) ces valeurs et celle de 

5 

m = 

2 



24 EXEKCICES MÉTHODIQUES 

on a 

d-y (-l)''5.4...(w4-2)(a+2.r)° r 5 n(n-l) / a 
^" 2'-(ax + xr+5 L 2 3.4 \o+2i 

3 5 n(n— l)(n — 2)(n — 5) / o y "J 

"^2'4' 3.4.5.6 \â+^/ "'"'"*'■]■ 



Exemple l¥. 

Soit 1 

Cette fonction peut s'écrire 

1 






+ 



6x a + 6x; 

Ainsi décomposée, on en obtient facilement les dérivée 
successives 

dx 2a 



r_i L_i 

[(a — 6x)* (a + bxf\ 

d^y _ 1.26^ r I 1 1 

^ ~ "la l(a — 6a:)' "^ (a + 6x)'J 



dx 
dx 



}/ 1.2.D.6T i i 1 

ï^ "" î2a [(tt — 6x/ "" (a -j- 6x)* J 



'y_ i.2.5...n6" r t ^ 1 1 

t" 2a [(" — 6x)"*» ^ ^ (a + 6ar)'' + *J 



5x' 

Si H est pair, on a 

Si 71 est impair, 

d"t/ ^ .2.3... fit" r, . , , ^4 

—2. «= —^ — - [a -H M" + * — (a — 6x)" ^^ '1. 



DE CALCUL DIFFÉREiNTIEL. 25 

rf'*V 

Si H = m, 

— Il == I . 2 . D . . . m. 

La dérivée de l'ordre m*™* est donc constante et les déri- 
vées d'ordre supérieur nulles. 

2. y=Logx. 

rfy Lo}< e 

_^__ sas •^— — ^ • 

dx X 

d^y d"-' . j:"* Log c 1 .2.5.. .(/i— I) Loge 

/i = 2, 3, 4, 5 ... 
En faisant 71 = 1 , on trouverait 

fhl _ 
dx 

résultat inexact, puisque 

rfy ^ Log e 
dx X 

mais à part cette première dérivée de Log Xy toutes les 
autres sont contenues dans l'expression générale de la 
dérivée /i*"% 

S'il s'agit de logarithmes népériens, log « ==» 1 et la déri- 
vée w*"* de 1/ = log X est 

d^y ^d^-^x' __ 1 .2.5... (n— I) 

--± =5 (m log af o"". 



% ËXËKaCËS MÉTHODIQUES 

Si ?n = 1, j/ = a' et la dérivée n**"* devient 

Si, en outre, a = e, y = ^; et la dérivée u*"" est 

dx" 
4. y = sin wix. 



= m cos mx 
dx 



= m sin (mx + 7] » 






= m* cos 1 liix -|- -1 = m* sin ( mx + 2 - 



- — ss m'* sin i/ix + it - • 

Si m = 1, ^ =s sin a; et la dérivée m*"* de cette foi 

est 

d"y 



dx"* 
5. yt=z cos mx. 



= sin^x+»^). 



=s m" cos 
rfx" 



(»wx + w ^] • 



Si m = 1, j^ =« cos a: et la dérivée «""" est 

- — = cos X + w - 

6. y = e* ■'" ^ sin (x cos a), 

rf"y . . / , nn' 

7. y = e"' sin mx. 

rfv i m 

— =B e«'(a sin mx + m cos mx) = e"* . a I sin mx -] — co: 
rfx \ a 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 37 

Posant 



il vîenl 



m , 1 

— B= tang f , d'où a>^(a* -}- m^)* cos 9 , 

a 



-^== (o* -f m*)' c** sin(mx + f). 
dx 



Mn employant le même procédé dans les dérivées sui- 
vantes, on arrive à 

— ? « (a* + mV c" sin (mx + wy). 

UJt 

On peut écrire 

y — (i+x)"'(l — x)"S 

^t., en appliquant le théorème de Leibnitz, 



(4— X*)"* r « m i + x 



n{n — i) m{m — i) 

r 



i.2 (m — n +i) (m — n + 2) 
En faisant ?i = m, 



rfx"' 

m* (m — 



i . 2 . 5 ... m(i -. x)'" [1 — m» -i^ 

L 1 — X 



+ 



i*,2" Vl— x/ J 



9. y-=(a + 6x)'"log(a+6x). 
Le théorème de Leibnitz fournit 



^= ,w(m — i) ... (m — n+ 1) ô^Co + 6x)— " log(a + 6x) 
H i n(n — i) i 



im — i« + i 4.2 (m — /I + 4) (m — 11 + 2 

n(ii- l)(fi-2) 1^^ 1 

"*" i . 2 . 3 (m-/î+I)(Mi-«+2)(m-ii+3) ^^^J 



28 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Si n =s m, 

—^ = 1.2.3 ..mô"* log(a+6x) + — ^ ^,^ 

. m(iii — i)(m~-2)i .2 1 

H ■ --^ etc. . 

^ (1.2.5)* J 

10. y «= (a — ôx)"* sin (a -j- 6x). 

Le théorème de Leibnitz donne 

dy 

dx' 

n a — hx f n 

sin [a-l-bx -] — 



^=(— l)''w(m— l)...(fw— »+l)6''(a— ftx)*"-* sin(a4-6j 



\ m — n + 1 \ 2 

/î(n — i ) (a — bx) 



est 

d 

dx 



+ 

^ 1.2 (m— w+l)(m 

Si n = m et & = 1 , la dérivée m*"* de 

^ = (a — x)'" sin (a -)- x) 



— - sin a4'bx+ -— — etc. 

— w+2) V ^ ^2/ J 



— =(—1)"' 1.2.3 ...iw sin(a+x) -(a— x)8in a+xH — 

-I -—(a — x)*sin fa + x -| 1 — etc. . 

11. t/ =x'"e"*sin mx. 

Posant 6°* sin m^ = w, x"* = i; et sachant (Exercice 7) qu 

=3 (a* -|- m*)* e" sin (mx -(- Wf ) , 

CvX 

on trouve facilement par le théorème de Leibnitz 

d"u îî l . ^ n sinrmx + (» — 

-Ji = (a* -f- m*f e« x'" sm (mx -{- n?) + - mx""* — -^ — 

/i(w — 1) ^ .sinrmx + (n — 2)©] ) 

+ \ „ ■ ». (m - 4) X— — i ^' , '^^ + etc. . 

* • -* (o* + »h')î ' 

12. y = e"X, 

X représentant une fonction de x. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. *> 

Posant M —» X et r = 6"', le théorème de Leibnitz fournit 
facilement 



dx 



u /rf»X d«-*X . n(n—\) rf^-'X \ 

résultat qu'on peut écrire symboliquement 



ou bien 

dx 



'=*"L4+«^- 



D'où il suit que 

Ce résultat est d'une grande importance dans la solution 
des équations différentielles. 

13- y =s are sin x. 



^^ (1 - x«)' 



(i-x'n. 



n employant la formule (p), on trouve 

dacr** dx"-* 

i .2.3,..(n--i)x"-* r \ (n — 1)(n~-2 i 
(i - aV-1 I. "^2 1.2 x' 

1 3 (n— 1)(n — 2)(n — 3)(w — 
+ â • 7 



w — i) i , "1 
^-. + etc.J. 



â 4 1. 2.3.4 

n = 2, 3, 4, 5 . . . 

Ce résultat, pris négativement, serait l'expression de la 
dérivée n*""' de arc cos x. 



30 EXERCICES MÉTHODIQUES 

X 

14. y =: arc tang-* 

La formule (^) donne 

, (n — l)(n— 2)(n — 3)(n— 4) 0* 
^ 1.2.3.4.5 x* 

Ce résultat, pris négativement, serait l'expression de 
dérivée 7i*"" de arc cotg -• 

15. 2/ = log (- + a: + \^a + 6x + x* j . 

/ « ^ = (a + 6x + x*)-i. 

«^ l/a + 6x + x* 

En faisant usage de la formule (P), on obtient 

d"y d"-*(a + 6x + x*)-* 



dx" dx 



w-l 



. .V . V (6 + 2x)'-* r, 1 (n—l)(n— 2) 

= —i "-4.2.3 ...w-1 îM— ^ 7^ ^ 

2-(t/+6a+a»)'-iL 2 i.2 

• />*)' 1 

— ' — etc. . 
2x)* J 



, 1 3 (n-l)(n — 2)(n— 3)(w — 4) (4a — />*) 



2 4 1.2. 3. 4 (6 + 

16. v = ^' 

^ a* + a* 

On peut écrire 

1 



2a l/^ Kx + aV- 



= — ^-=) 

1 a; — al/— 1/ 



i 
« 

1 
1 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 3t 

C»*est la décomposition employée dans l'exemple IV; en 
dérivant on obtient 



dx 



y i.2.5...» r (x-a\/-ir'-(x+aV^-l/""" ] 



En posant 



? «« arc lang-, d'où x=l/a*-{-«*cos? et a=l/a'-f-x*sin«>, 

X 

on trouve 

rf^y i .2 . 3...« sin(n + i) f 

(a» + a*) * Liouville. 



Puisque la dérivée première de 



est 



db-^ 



ti 



^^ trouvera 



X 

y = arc tang - 

dy a 

dx a* + ^* 

(/a?" dx 



«-1 






y a* + x''' 
^n opérant comme dans l'exercice précédent, on trouve 

^ = (—1 M. 2.3... « ^ ^^ 

( a» + x«) * Liouville. 

les résultats de cet exercice et du précédent sont d'un 
^^^ge fréquent dans la théorie des intégrales définies. 



y 



c' + i 



;i2 EXERCICES MÉTHODIQUES 

En divisant 1 par e* + 1 , on trouve 

y =6"' — e'^ + e"^ — e"^' + elc. ; 
et facilement 

-JL = (— i)" \\"e" — 2"c-«' + ^"6"^ — 4«e-*' + elc.l. 
dx" "^ 

Laplace a trouvé pour celle dérivée n*"* une autre forme 
(voir les Mémoires de V Académie, 1777, page 108). 



CHAPITRE IV. 

DÉRIVÉES SUCCESSIVES DES FONCTIONS EXPLICITES 
DE PLUSIEURS VARIABLES. 

Soit 

M==F(a:,y) 

une fonction u des variables x eV y. Quel que soit l'ordre 
suivi dans les dérivations partielles 

d*a d^a 

dx dy dy dx 
d^u dhi d^u 



dx^dy dy dx^ dx dy dx 
d^u d^u d^u 

dy^dx dx dy* dy dx dy 
etc. 

La différentielle totale de l'ordre n*"* de u est 
dx" dx'^'^dy 1.2 dx*^*dy^ ^ ^ 



ou symboliquement 

/rfw , , du ^ y 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 38 

Soit encore 
une fonction u des variables x, y, z. 

dxdy 

d'u 
dx^dy 

d'u 
dy^dz 

d'u 
dz^dx 

d^u 



d^u 
dydx 


d^u cPu d^u d^u 
dydz dzdy dzdx dxdz 


d'u 
dy dx^ 


d^u 
dxdydx 


d'u 


d^u 


dzdy' 


dydzdy 


d^u 


d'u 


dxdz* 


dzdxdz 


d^u 


d'u 



dxdydz dxdzdy dydxdz 

Etc., 

quel que soit Tordre suivi dans les dérivations. 
On a aussi symboliquement 

Idu , . du , . du , Y 
d''u = [—dx + — dy+-j-dz] . 
\dx ^ dy ^ ^ dz I 

Et ainsi de suite, quel que soit le nombre des variables 
que contienne une fonction. 



Exemple I. 

Soit 

î/ = x^y**. 

On a 

du 

— -^mx^^-'y" 0), 

du 

-=px-j/''-' (2), 

et si l'on dérive (1) par rapport à y, (2) par rapport à x^ 

(Pu d^u 



= mpx'*~^y^^* = 



dx dy dy dx 

3 



34 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Si Ton dérive (1) par rapport à a; et le résultat par rap- 
port à y, ce qui donne 

à*u 

-— = m(in — 1)0:'"''*!/', 

— _-= mp(m — i)x'"-V"*. 
dx*dy '^ ^ 

on trouvera le même résultat qu'en dérivant deux fois de 
suite (2) par rapport à Xy car 

(Pu , , 

rfy rfx '^ -^ 

et 

Si Ton demandait les différentielles totales successives 
de la fonction proposée 

on aurait, en considérant dx et dy comme constants : 

du = mx*"* y^dx -{- px"*y^~* dy , 

c/*u = m (m — i) x'^'^y^dx^ -(- ^mpx*^'*y''-*dxdy + p(p — 1) x^y»»"' 

(/»u «= m(m — 1) (m — 2) x'^-^tfdx^ -|- 5mp{m — 1) x'^'*y'"'*dx*dy 

+ 5m/)(/i — i) x'^'^yf-hfxdy^ + p(p — 1) (p — 2) x'^y'-^dy^ 

etc. 

Différentier ainsi par rapport à x et 1/ est plus simple que 
de chercher les différentielles partielles de la fonction et 
d'en substituer les valeurs dans la formule donnée plus 
haut. 

■exemple II. 

Soit 

On a 

du X 

dx " i/^. + y* + z^' ^ 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 35 

du y 

— = '^ (2) 

du z 

(/« l/a;« + !/* + £* 

En dérivant respectivement (1) et (2) par rapport kyetx; 

(2) et (3) par rapport hz eiy;{i)ei (3) par rapport à z et x, 

on trouve 

d^u xy 



dxdy 
dhi 


xy 


dydx 
d*u 


{^' + y' + ^f 
y^ 


dydz 
d*u 


(^' + y' + 4 
y^ 


dzdy 
d*u 


xz 


dxdz 
d^u 


xz 



dzdx ^ ^ ^l 

Dérivant ces dérivées partielles du deuxième ordre, les 
deux premières par rapport à ;:., les deux suivantes par 
rapport à x et les deux dernières par rapport à y, on obtient 

d*u xyz d^u d^u 

dxdydz ' ^ ^l du dxdz dydzdx 

d^u d^u d^u 



dz dy dx dx dz dy dz dx dy 

Quant aux différentielles totales successives de la fonc- 
tion proposée 



ae EXERCICES méthodiques 

on trouve 

xdx + ydy + zdz 
du s= '■ » 

puis, en considérant dx, dy et dz comme constants, 

(xdy — ydxY + (zdx — xdzf -)- {ydz — zdyj 



d^u = 



3 



(X* + !/' + z*) 
Etc. 

\. M = (8inxr"y. 

— — -- = cosy cos£csinx•'°^"*(siny.logsina:+i)«=s-- 
axal/ a 

2. ti = lang (xî'). 

rf*w a:>'~*(cosa:î'-j-t/ IogxcosarS'-(-2yac^logxsina;^) 

ctxc/y cos^(x"') 

5. u = c'î' arc tang (x -f- y). 

(Pu ( 
— =j(4+xy)arctang(x + y) 

2xy 



A. M = 



x' — t/' 



d*w x' + 7x'f/^ + f/« d^u 

— 4 . 



c/x dy (x^ — y^f dy dx 



5. u = arc tang \/ ^ 

y x* + y 






6. M = 






sin (X — y) 



[i + COS^ — i/)] = 



rfxrfy sin'(x — !/)"■ ^'^ dydx 



DE CALCUL DIFFÉRENRIEL. 37 



7. ti = l/ac' -|- y* -j- arc tang - • 



cPu x' — t/' — xy l/x* -(- v' d'M 



rfof dy (x* -(- ]y*)* dy dx 

\ /* — iy 

8. tt = arc sin \/ • 



ixdy A , ,J c/wrfx 



X y 

9. tf = cos - arc cos - 

y X 

d*u 1 



— arc cos 



y I X X x\ 
-Isin - +-COS - 

x\ y y yl 



dydx 



dxdy \^ 

i /2.x. X x\ 

-j _ -sin - + — tCOS - = 

l/x* — y" Vy !/ a;» — !/• 1// 

^ 2x' 2x* ^2 '^L X J 

d^u 2t/ x* + 2y* d^u 



rfxdy x' x'l/x*+^ ^^y^x 

{{, u = X* — 3axy -j- y'. 

d'u = i2(dx»+dy'). 

12. M = V/2xt/ + y*. 

rfx*rfv ^ 

(2xy4-yV 

i5. u = xiàngy -\- y iBn^x. 

d^u 2 (cos* X + 3 sin* x) 
dx^dy cos* x 

14. f#=log[(x + y)*(y+z)]. 

d»w 2 d*M 



dx dy (x + yY dy dx 



:« EXERCICES MÉTHODIQUES 



*^y^^ (y + ^f (^zdy 

= = 



m. u 



dz dx dx dz 

xyz 



Oi*—Z^ 



d^u 
dxdy 

d^u 



z(x* 


+ z'} 


ifu 


(X'. 


~zj 


dydx 


x[x' 


+ Z-) 


(Pu 


[X-- 


-zr 


ilzdy 


y(x' 


' + Gx*z' 


'+«*) 



dydz 
d^u î/(x*4-6xV-4-ie*) d'à 



dz dx (x* — z^f dx dz 

i(j. a = log x^\ 

d^u zy'~* d^u 
dxdy X dydx 

d^u , . d^u. 

= !/ logx(i +z\ogy) = 



dy dz dz dy 

d^u y' logt/ d*w 
dz dx X dx dz 

\7, u = x\o^y -^-ylogz -{- zlogx. 

d'u 1 d^u d^u 



rf»w = 2 



dxdy^ y'^ dy^dx dydxdy 

d^u i rf'u d^u 

dydz^ z* dz^dy dzdydz 

dzdx* X* dx^dz dxdzdx 

Izdx^ xdy^ ydz^\ Idzdx^ dxdy* dy 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 39 

d"u = e"+*y ^"[adx + hdy + cdzf. 
19. « = Iog(ax + 6^ + cz). 

d-u (-l)-i.2.3...(„-l)(^î?f±^Ç^^±f^)". 

\ ax -^ by -j- CZ I 

30. u = sin ax sin hy sin cz. 

rf*tf as= sin ax sin 6^ sin cz(a*rfjr* + ^OL^hhlxHy^ -j- GQ*c^dx*dz* 

+ 6yy* + Gbydy^dz^ -f- c*rf«*) 
— cos ax cos 6t/ sin cz (a^dx* + Sc^^iz'* + b^dy*) 4a6 rfx (/t/ 
- cos ax sin 6î/ cos cz (a'^dx^ + 36Vt/' -\- c^dz^) 4ac rfx é/z 
-- sin ax cos 6^ cos cz (b'^dy* + 3a'(/x* -f- c'rfz*) 46c (/t/ dz. 



:2I. tt = 



2-.« 



x-y 



d«ei 3-2(38zn* — bz* — W) d'u 



dx'dfdz^di* (z* + ly dyHxHz'de 



=» etc. 



CHAPITRE V. 

DIFFÉRENTIATION DES ÉQUATIONS. 



Promler cas. 

Une seule des variables étant indépendante. 

Soit 

F(x..V) = (i) 

une équation renfermant les variables x et y; x indépen- 
dante. 
Une première différentiation donne 

dF dF 

-J. + -dy^O (2); 



40 EXERCICES MÉTHODIQUES 

équation d'où l'on tire facilement 

1*» la différentielle totale dy ; 

2o la dérivée — • 

dx 

Une deuxième différentiation effectuée en considérant 
^ et g- comme des fonctions de x, y et dx comme con- 
stant, fournit 

rf«F rf'F d'F c/F 

équation d'où l'on tire 

1*» la différentielle totale d^y ; 

d'y 



2° la dérivée 



dx' 



Pour trouver cette dernière dérivée, on divisera d'abord 
les deux membres de (3) par rfx*, puis on remplacera 
^ par sa valeur trouvée au moyen de (2). 

Une troisième différentiation fournirait 

i^ la différentielle totale d^y ; 

d'y 



2® la dérivée , , 

dx^ 



et ainsi de suite. 
Soient 



¥i(x,y,z) = 0. 



deux équations renfermant les variables x, y, z, dont une 
seule X est indépendante. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 41 

Par une première différentiation, on trouve 

dF, dF. rfF. 

.— dx+-j-dy+-^dz = 0, 

dx dy dz 

dx ^ dy ^ ^ dz 

et en éliminant tour à tour dz et dy entre ces équations, 
on obtient 

1» les différentielles totales dy et dz ; 

dy dz 
2<» les dérivées -;-» t-" 

dx dx 

Une deuxième différentiation effectuée en considérant 

dF, dF, dF, dF, dF^ c/F, 
dx dy dz dx dy dz 

comme des fonctions de x, j/, z et dx comme constant, 
donne 

-— rfx'-f- 2 -— — dxdy + 2 — — dx dz + ■-— dy* 

(/«F. d'Fa (i*F- d'F, 

d'F- rf»F- dF* dF. 

et en éliminant tour à tour (Pz et d^y entre ces équations, 
on trouve 

1<> les différentielles totales d*y et (P;5 ; 

d^y (Pz 
2° les dérivées t-^ et -—r • 

dx* dx* 

Pour obtenir ces derniers coefficients différentiels, on 



h% EXERCICES MÉTHODIQUES 

divisera d'abord les deux membres de chacune des équa- 
tions précédenles par dx^ et Ton remplacera ^ et ^ par 
leurs valeurs trouvées à la suite de la première différen- 
tiation. 

En général, si Ton a m équations renfermant m + * 
variables dont une seule est indépendante, même marche 
pour obtenir les différentielles totales et les dérivées des 
différents ordres. 

Deux des variables étant indépendantes. 

Soit 

F(x,.v, 5) = 0, 

une équation renfermant les variables x, y, z, dont deux 
indépendantes x et y. 
Une première différentiation donne 

(/F , (/F , dF . 

équation d'où l'on tire aisément 

1<» la différentielle totale dz ; 

2® les dérivées partielles -r-* -r" 

dx dy 

Les dérivées partielles sont les coefficients de dx et de dy 
dans la différentielle totale. 
Une deuxième différentiation effectuée en considérant 

dF dV d¥ 

dx' T * dz c<^"^™^ ^^^ fonctions de x, y, z et dx, dy comme 
constants ferait connaître par son résultat 

1« la différentielle totale d*^ ; 

^ , j, . , . ,. ^*^ ^^ (^^^ 

2<> les dérivées partielles -— » -; — r-» —-; • 

d^x dxdy dy* 
Etc. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 4;^ 

Soient 

F,(x, y, 2, ii) = 0, 

F,(ar, t/, X, tt) = 0, 

deux équations renfermant quatre variables .r, j/, z, m, dont 
deux indépendantes x et y. 
Une première différentiation fournit 

(/F| . . rfF. rfF, rfF, 

dx ^ dy ^ ^ dz ^ du 

dF, c/F, dFj , dF, 

T" ''■^ + T" ^^ + T~ '^^ + T" ^" = ^' 
ax ay dz du 

et, par élimination, on obtient facilement 

1° les différentielles totales dz et dw ; 

^ , ,, . ^ . ,, dz dz du du 

T* les dérivées partielles -r- ♦ -;- » t-» — 

do; di/ do; dy 

Les dérivées partielles sont les coefficients de dx et de dy 
dans les différentielles totales. 

Une deuxième différentiation fournirait deux équations 
d'où Ton tirerait les différentielles totales et les dérivées 
partielles du deuxième ordre, etc. 

Des deux cas précédents, on s'élève aisément aux cas où 
les équations renferment trois, quatre, etc., variables indé- 
pendantes. 

Exemples I. 

Soit réquation 

X* — 3xy + y* = (1) 

Différentiant, on a 

4x'dx — 6xt/*dx — Cx'y dy -\- iy^dy == , 

ou 

2x'dx — 3xt/Vx — 3x*</ dy + 2y'dw = . . (2^ 

D'où 

3xy* — 2x^ , X W — 2x* , 

du = dx =s — • dx 

^ V— 3a:*y y 2t/* — 3x* 

et 

dy X 3y* — 2x* 

dî""y ' 2y* — 3x* 



44 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Diiférentiant (2), en regardant dx comme constant, c 
obtient 

6x^dx^ — Zy^dx* — i^xydxdy — 3x'dy' — Zx^yd^y + 6t/'rfy'-}-2y*c 
ou, en divisant par dx*, 

OU plus simplement 
6x* - 3t/* - 12xy ^ + (6y* - 5x«) (^) V (2i/' - 5x'y) g = 

Substituant à ^ sa valeur trouvée plus haut et réduisac 
on tire de l'équation résultante 

d* V _ 6(2t/« — 7xy + 7a:Sy* — 7xy + 2a;«) 

Exemple II. 

Soient les équations 

cos X + cos i/ + cos « = a , 

^' + y' + «' =» f>' 
La différentiation donne 

sin xdx + sin ydy -j- sin zdz = , 
x*dx -}- 2/Xv + ^*^^ = ^• 
L'élimination de dz entre ces équations fournit 
(z* sin X — X* sin z) dx -(- («* sin y — y* sin z) dy = 
et celle de dy 

(x* sin y — !/' sin x) dx + (2' sin y — t/* sin z) dz = 0. 
D'où 

, x*sinz — z*sinx w*sinx — x^sin^ 

^y^lT' —' — ^^» dz = -Y-- r-' — ^^ 

z* sin y — t/* sin z z* sin t/ — y* sin z 



. . . I 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 43 

dy ac* sin z — z* sin x dz t/' sin x — x* sin y 
dx 2* sin y — y* sin z rfx z' sin y — y' sin z 

Différentiant les équations (1) en considérant dx comme 
constant, on a 

cosxrfx*+cosyrfy* + sînyrf'y-{-cos2d2'-{-sinisd'z = 0, 
2xdx« + 2y rfy» + y^d'y + 2z rfz' + z«d'z «= 0. 

Et en divisant par dx^^ 

IdyV . . d'y . IdzV , . d*9 ^ 

eosx+cosyy+siny--+coszy +sm.-=0, 

Remplaçant ~ et ^^ par leurs valeurs, chassant les déno- 
minateurs, puis posant : 

z^ sin y — y* sin 2r = A, 

X* sin z — 5?' sin X = B, 

y* sin X — x* sin y = C, 

on trouve 

(Py d^z 

A'cosx -j- B*cosy + C* ces je + A*siny -— -{- A*siu x — = 0, 

uX ax 

2A»x + 2B'y + 2C'2 + A'j/' -4 + AV — = 0. 

vvJL fJwJL 

L'élimination !<> de ^ ; 2° de ^ entre c^s équations 
donne 

A'(z' ces X — 2x sin z) + B*(:8* ces y — 2y sin z) 

d^u 

+ C'(z«cos5f — 2-2sinz)+A'-^— 0, 

CvX 

A*(2x sin y — y' ces x) + B'(2y sin y — y' ces y) 

+ e(2zsiny-y'cos;y)+A'^=0. 



46 EXERCICES MÉTHODIQUES 

D'où l'on tire 
d^y A*(2xsin2— z'cosx)+B'(2î/sinz — ^* cos v) + C*( 22 sîn -?—«*' 

iPz A'(ycosx — 2xsiny)+ B*(f/'cost/ — 2^siny)-(-C*(t/*cos« — 2« 

et, en muItipHant par rfx*, les différentielles totales, rf*/ 
et dH. 

Kxemple III. 

Soit 

La différentiation donne 

23:^/3: = eyrfjp + xc*% + e'^z .... (4) 
D'où 

e* xe* 

2z— e' ^2^: — e' ^ 
et, par suite, 

dz e^ dz xe^ 

et — = 



dx 2z — e' c/t/ 2« — e' 

Diflférentiant l'ëquation (1), en considérant dx et dy 
comme constants, on a 

^dz" + 2z dh = 2e^ rfx d^ + xe^t/i/* + e'c/z' + e'd\ , 
ou 

(2s — e') d^z = xe^d]/* -j- ^e^dxdy + (e' — 2) dz^ 

Remplaçant dz par sa valeur, 

(gy Xfc^ 

2s — e' ' 2«— e^ 
D'où l'on tire aisément 

(2s — e')** ' (2s — ey "^ 



xeî'(e' — 2)-|-(2s — e')* 
(2s — e*/ 






DE CALCUL DIFFÉKENTItL. 47 

et par conséquent 



dh _ ^^^ xeHe' - 2) + (2£ - eg^ 



s 3 



(1) 



c/x(/^ (2z C'; 

(i'^ xt^ le' — 2) + (2« — e'Y 

c/(/' (2j? — e')" 

Ksemplë l¥. 

Soient les équations 

ax + 6t/ -(- cz -f- /c/« =« /, 

Différentiant, on a 

adx -f" ^^y "I" c^^ "i" ^^" = ^ ' 

Entre ces équations éliminant du, on obtient 

(oÂ:i/ — a'x) rfx + (6A;e< — 6*</) c/i/ -|- (cA;w — c*z) rfz «= 0. 

D'où e/.^"'^-"^"rfx + ^'^~^*"rfy. 

c/z o(ax — ku) dz b(by — ku) 

dx c(ku — cz) dy c[ku — cz) 

Entre les équations (1) éliminant dz, il vient 

(a*x — acz) dx + {l>^y — bcz) dy + (^'w — ckz) dU'^^O, 

ucz — a'x bcz — />**/ 

D'où rfu = iT-—^ <'*• + .,„ -.. «'i' . 

/t M CriZ fi U CriZ 

du u{cz — ax) du b{cz — by) 
dx k(ku — cz) dy k(ku — cz) 

Différentiant les équations (1), en considérant dx et dy 
omme constants, on a 

oVx» + fcVf/* + v'dz^ + AVa* + ch dH + h^u U^u = 0. 



48 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Éliminant entre ces équations, 1° d*M, 2« d*«, on obtient 

c(ku — cz) d'z = a^dx^ + b^dy* + cVz» + lfdu\ 
k (cz — ku) rf'u = a*rfx* + b*di/ + àdz^ + kHu\ 

Substituant k dz eik du leurs valeurs trouvées, on tire 
aisément des deux équations résultantes 

d^z a' (ku — rz)* + (ax — kuf -j- (cz — axf fu 

dx* c (ku — cz)^ daf 

d^z ab (ax — ku)(by — ku)-\-(cz — ax)(cz — by) (Tu 

dxdy c (ku — czf dxdy 

d^z 6* (ku — czY + (by — kuf + (cz — 6y)' (Tu 

dy* c (ku — czf rft/^ 

4. Ax^ + Bxy + Cy' + Dx + Et/ + F = 0. 

(Equation générale des lignes du second ordre.) 

dy ^ 2Ax+ By + D 
5x~" Bx + 2Cy + E 

2. !/* + 2(x* + c^) y» 4- (x« — c^f — a* = 0. 

i/y X c' — a* — y* 
dx y c* -}~ ^* — y* 

3. (x' + y ' — 6x)* — a* (x* + y*) = 0. (Li maçon de Pasca I 

dy i a'x — (x* + .V* — ^^) (2x — 6) 
dx y 2(x* + y* — bx) — a* 

4. (a;« + y' — a»)» (x^ + y«) -= 4a^(x* + y* — ox)*. 

En représentant ^* + y* — a* par A 
et ^* + 2/* — fiw? par B, 

dy_\ 2Ax (x» + y*) + A'x — 4ci«B (2x — a) 
dx'^y 8«*B — 2A (x* + y*) — A* 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 49 

5. o:' log y — y' log x «= 0. 

^y y y*— 2.TMogt/ 

rfx X x' — 2y' log X 

6. y' — x' — ty . arc sin x = 0. 

dy 3x«l/i — x* + t/ 



(3i/* — arc sin x) V/i — x* 
7. t/sinx — xarctangy=0. 

rfy {\ -\- t/*) (arc lang y — y cos x) 
rfx (i + J*J sin X— X 



8. tang| = \/IE^. 



+ 
rfy 1 



rfx l/Ï^T^ 



9. x=a.arcsin— ^^^^^^ ^__V/2ây^^. (Cycloïde.) 



«fx V y Jx* y"* rfx^ 2/' ^ y 

10. lang (x« + y') — x« — y'. 

rfy X cos*(x* + y') — 1 
rfx y cos*(x* + y*) + 1 

a — y y 

M, X *= a . arc cos — r-^ — vU^ — (o — y)*. (Troclioïde.) 



rfy 1/6' - (g -y/ 
rfx y 

12. yx* c=s arc sin X. 



rfy X — y kF--x^ . arc sin x y 



dx xVk^ x* arc sin x ^ + J/ '«g x 



.SO EXERCICES MÉTHODIQUES 

X — a y — a 

13. arctang — ; arc (ang^^ ■=6. 

x-j-a y + « 

dy .V' + «' 
dx x^ + a* 

dy x«'+'(xy*-'-* -(- log X + i ) 
dx i — x^"*" log X 

i 5. z' + 3zx' «= flxy. 

ay — 6x« ax 

i 6. (X» + y* + r«j* = a*(x' + y* — «')• 

i a' — 2x' — 2v' — 2z* 

il. ^ j— i-+i£-— -i = l. (Cylindre elliptique.) 



m6'(x — mz) + na*(y — nz) mb^(x — mz) -f- iia*(y - 

X /2ïr \ 

i8. - -= lang I — zj . (Héliçoïde gauche.) 
En posant ---=a, 



rfz 



cos^az 



(c/x-^dy). 



«y 

1 9. (Ax* + A'y' + A"2* — i ) (Aa* + A7/ + A' V — I ) 

= (Aax + A'by + X"cz- i)\ 

En faisant Aa* + AV + A'V — 1 = K 

et Aax + A'6y + A"cz — 1 = P, 

, - A (Kx — Pa) ^ A' (Ky — P6) . 

«2 = r-^ ^ dx ^—^ du 

A"(Kz-Pc) A"(Kz~Pr) ^' 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 54 



20. r^ + ^+?J=i. (Ellipsoïde.) 



a* ' b' 



ex c y 

dz ^BŒ dx dv , 

a'z bH ^' 

^ c^aH^ + cV) 

cPif c*a:y 



2i. j == x. (Paraboloïde hyperbolique.) 

dz'^ — dy — -rfx, 

22. aa;"» +65" + cz" =/:, 

dy _ map'c'x"''^ 2"'-* — m'o'/îca;'"'-* z""* 
rfx'^ ~ nbp'c'y''-' z^'"* — n'b'pcy*'* 2"-* * 
dz_^ iitan'6^a;"'-\v"'-' — mVfi6g"'-*y"-* 
i/x ^ '^pcn'b'y"'-* z^' ' — p'c' n6y"-* z'- * * 

23. sin(ar + y) + 2 = a, 

sin (ar — y) + ^ == ^• 

diy 

-f «langxtangy, 

ax 

dz 

— = tang X tang y . sin x sin y — cos x cos y. 

24. x-|-y-|-«+ti=o, 

^' + y' + z' + u' = b, 
^' + i^' + ^' + «** = <^- 

dy (u — x) (2 — x) 

dx (M — y) (z — y) 



^<i EXERCICES MÉTHODIQUES 

et, par symétrie, 

dz ^ (1/ — x) (y •— or) 

dx (u — z){y — z) 

dv (z — x)(y — x) 

dx {z — II) (y — u) 
En faisant 

<+(i)"+(ir+(êr-. 



-+^'C^)'+m)VMë)=B. 



on trouve encore 

d*y _ A(u + z)- B 
dx* (u — t/) (z — t^} 

et, par symétrie, 

d^z A (t/ + y) — B 
rfac* [U — z) (y — z) 
d^u A(z+!/) — B 
(/x* (Z — u)(y — m) 

25. xy -\- zu^==a, 



z -{-u 



= 6. 



6y + 2 , , bx + z 
d^^ J , dx+ dy, 

o[z — m) o(z — u) 

by-j-u ^ ôx-f-w , 
du = — : dx — -— ■ dy , 

rf'z 2(6î/ + w)(6y + z) rf*a 

5?"" b\z — ti)' """"rf?' 

c/'r 6*(z — t/)*— (6x + m) ôy + 2) — (by + m) (6x + z) 
dxdy ti'{z-'Uf 

dh __ 2(5x + u) (bx + z) _ rf*M 
df b\z — Mf iï^ ' 



26. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 

log xyzu = 6. 

, z u — X, z u — y 
dz = dx • ^ dy , 



53 



X U — z 



y U'-z 



iPz 



dx* x'(u — zf 
4Pz zu 



u z — X u z — y 

du = dx dy. 

X z — u y z — u 

zu (Pu 

[(u-*)'+(«-x)'+(z-x)']=- — 



dxdy xy{u — if 
~d^ " y*(u - z)' 



[(«— x) (m— y)+(z -x) (z— y)]-= — 
[(tt-z)»+(«-y)'+{z-y)*]=- 



tPu 
dxdy 

d'u 



nJL^z — \ y — X -f- 1 
27. arc colg = arc cotg — ; ;- -j- k. 



u — z + I 



y+x — i 



28. ar + y + z = log (a + r), 

^ + y + » = *og(z +ii). 

(z + tf)(z + i? + l)(ti + t? + 1)+(;-ti)(z + t/-fi) & 

et, par symétrie, 

~(U + t? + i)(r + Z+l) — (M + Z+1)[(U + 1?)(1? + Z) — ij^dy 

(t? + g)(^+*^ + ^)f2r + ll + 1)+(t? — Z)(t;+Z + l) di; 

™(t?+Z+l)(Z + M+i) — (v + M + 1)[(«-f-z)(Z+u)— i]*~5^ 



M EXERCICES MÉTHODIQUES 

CHAPITRE VI. 

DÉVELOPPEBIENT DES FONCTIONS. 

Section I. — Théorème de Taylor. 

Soit y = F (ic) une fonction y de la variable x. 
En représentant par h un accroissement fini donné 
l'expression du théorème de Taylor est 

F(x+h)^F(x) + hF'{x) +il F"(x) +^ F"(x)-|- 
Le n*"* terme de la série est 



F"-'(x), 



i.2.3...(n — 1) 

et, si l'on s'arrête à ce terme, Terreur commise en néglig 
tous ceux qui le suivent est comprise entre la plus grs 
et la plus petite valeur de l'expression 

F"(x + éh), 

4.2.3. n ^ ^ ^ 

dans laquelle est un nombre compris entre et 1. 

Exemple. 

Soit y = log (a-\'X), 

On a F(x) = log (a -f- x), F(x -{- A) = log (a + x -{ 

Et en dérivant successivement : 

r(x) = + ^. 

a -|-x 
F" (X) = — ^ 



(o + x)- 

1.2 

F'"(x) = -4 : 

^^ ^(a + xy 

F'^ (x) = — 



(a + X)* 
etc. 



DE CALCUL DIFFERKNTIKL. 55 

Substituant les valeurs de ces quantités dans la formule 
<le Taylor, on obtient 

1 A* 1 

\o^(a + x + h)=^log(a + x) + h————- 

a -j- X 1 . 2 (a 4" *) 

. h" i.2 /** 1.2.3 

^i.2.3(a + x)' 1.2.3.4 (a + x/^ 
ou 

h I / A \ * 

m«+x+/o=iog(«+x)+-p---(-p^) 

+ l(JLV_l(JL.y + etc. 
^3\a + x/ 4\o + x/ ^ 

On aurait pu tirer les dérivées successives de la fonction, 

à partir de celle du deuxième ordre, de l'expression de la 

dérivée n*"' 

1.2.3 ...(n^i) 

^ ^ (a + x)« 

«n faisant successivement n = 2, 3, 4, etc. 

D'ailleurs, Terreur commise en s'arrétant au w*"*' terme 
de la série qui représente log (a + x + A) est comprise 
entre la plus grande et la plus petite valeur de 



-« 1 / h y 



La plus petite valeur absolue se trouve en faisant Q »i 1 ; 
la plus grande en faisant 9 =» 0. 
L'erreur est donc comprise entre 

Ces limites sont négatives si n est pair, positives si n est 
impair, et, par suite, Terreur négative ou positive dans les 
mêmes cas. 



56 



ÈXERCICtS MÉTHODIQUES 



MSjc9Êi*€ic0m. 



La dérivée de l'ordre u*'"'' (voir chapitre III, exercice 3) 



est 



— = (m log af a"". 

CljÇ 



Et, par suite, 

i + — ïog a + — (log ar + -j-^ (log af + clc|J 

L'erreur commise en s'arrêlant au ?i^'"" terme est com- 
prise entre 



h" 



i . 2 .3...II 



{m log a)" tt*' et 



h" 



1.2 3 ... /i 



(«i loge*)" a" <*+*>. 



2. y — (a + 6xr. 
De ce que (voir chapitre III, exemple II) 

F"(x) = »i(m — I)...(m -n+ l)6''(tt + 6x)'"-''. 



[a + b(x + h)]'" = (a + bxr 



r »* 






+ 



JH(m— l)(m — 2)/ bh 

m 



1 . a ' U 



Les limites de l'erreur commise en s'arrétant au n*"** 
terme sont 

m(wi — l)...(m — 11+ I) , ^ ^ . ., , ,^, 
^ î — - ^''A" [a + 6 (x + A)]'"- " 



et 



I .2...!} 



m (m — 1 ) . . . («i — /i + I ) 
! .2... /i 



6" A'»(«-j-6jr )'«-". 



3. i/ = 



a + x 



a — X 



DE CALCUL DIFFÉRENRIEL. o7 

On a trouvé, chapitre III, exemple I, 

^(1 .2.3.4... w) a 

A Taide de cette expression, on obtient facilement 

L'erreur commise en s'arrêtant au n*"" terme a pour 
limites 

^ A" ^ ^^ 

2a et ^a- -— -• 

(a — xr+* (a — X — A)"+* 

4. »/ = e" siii mx 
En se servant du résultat de l'exercice 7, chapitre III, 

N 

F«(x) = (a* 4- m*)* e-' sin (mx + n-^), 
on trouve 

C^'^^^ sin m(x + A) = c" sin mx + A (a* + mj*)^ sin (wx + ?) 
+ -j^(a* + m«/8in(mx + 2y) 

+ J23 f* + ^ )* ^'" ('''^ + ^^) + ®''^- • 

Si a == 1 et m = 1, la fonction est j/ = ^ sin x et le 
résultat précédent donne 

r « A* 

c'^*sin(x+A)==e* sin x+2*A sin (x + ?)+—-• 2sin(x+2?) 

L ^-2 

/»' iî I 

A V siu(x + 5?) -f etc. . 

^ 1.2.5 V I r/ . j 

5. y «rs c** ces mx. 

En opérant comme dans l'exercice 7, chapitre III, on 

trouverait 

d'*u ~ 

— ^ = (a* + m^f c" cos (mx -|- tif), 

ux 



58 EXERCICES MÉTHODIQUES 

£t facilement 
g«(«*A)çQs njjj. ^ A) a-= e"* cos mx + A(a* -j- m^)* cos(»u*4 

+ -r-S" (^* + ^*) ^^* (^^ + ^?) 

1 .2 

+ j^ («* + m*)«cos(mx + 3,,) + etc. 1 . 

Si m = sin i et a = cos t, 
g(«+fc)co*« eos[(x+A) sin i\ = e'"" cos(x sin t)+h eo8(x sin i 

■A cos (x sin 14- 2t) -4 -cos(xsin( - 



•]■ 



+ elc 

6. y==arctangx. 
dy 1 



dx i + X* 

En faisant a = 1 dans le résultat de l'exercice 
chapitre III, on trouve 

d-arclangx^d-M4-xr^^ „,.^^3 ^^^ 

dx» dx"-' ^ ' ^ '^ 

expression dans laquelle o = arc tang - • 
Or de cette dernière égalité, on tire 

\ 1_ 

(1 + x^)* 



^==sinS, don ; = sin"^ 



Donc, 

d"arc tao^x 
dx" 



= ( — 4)»-« i .2.3 ...(?i — 1)sinny sin'^ç 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 59 

et, par suite, 

/* . h* . 

arc tang (x + A) = arc tang a; + - sin y sin ^ sin 2f sin* f 

+ -=" sin 5f» sin* f — — sin if> sin* f + etc. 
3 4 

De ce développement on peut déduire 

^=^ + sinf +-sin2f +-sin3î) + elc.; 

et, par dérivation, 

1 

= - + cos f -|- cos 2^» + cos 3f> -|- etc. 

(Voir EuLER, Inst. cale, diff.) 
7. y =« arc cotg x. 

On pourrait trouver le développement de arc cotg (x + h) 
de la même manière que celui de arc tang {x -{- A), mais 
celui-ci peut fournir le premier. 

En effet, 

arc tang (ar -|- /è) = arc cotg {x -{-h), 

arc tang x = arc cotg ^ ■= - — y- 

En outre, 

1 

^ = arc tang - = arc cotg ap = t/, 

X 

Par substitution de ces valeurs dans le résultat de Fexer- 
cice précédent, on trouve 

h k" 

arc cotg (« + *) = !/ — 7 sin y sin y + — sm 2jy sin* y 

sm 3y sm^y -j- etc. 

3 



H. y 



EXERCICES MÉTHODIQUES 



y/T—x' 



i 



V/i-(x+Af 1/7^ 



'<+'. 



X 



+ T-; 



/*« l+2x* , A* 3x(3+2j;*) 



+ 



H-a* ' i.!2(l-x»)*"*"i.2.5 {i — xj 
h* 3(3+24x«+8flc*) , A» i5x(lB+W^ 



+ 



+ 



<. 2.3.4 (1— aY ' 1.2.3.4.5 (1— a? 

A* 43 (3 + 90x« + 1 20x* + i 6x«) 

h et 



i.2.3.4.5.6 



S\6 



(1 - x«ï 



9. Supposons que l'on ait 



y =sarcIog tangx, 

c'est-à-dire soit y un arc dont le logarithme de la tangente 
est X, 

On a X = log tang j/, et de cette égalité on tire aisément 
les dérivées successives de y par rapport à x. 

La formule de Taylor donne ensuite 

A sin 2t/ A^ siri 2y cos 2t/ A^ sîn ât/cc 
arcIogtang(x + A) = y + -— ^+ — ^+^2^ T 



1 



1.2 



A* sin 2y 

-] T— (cos 6y — sin 2y sin Ay) 

1.2.3.4 2 



+ 



sin 2iy 



1.2.3.4.5 2 



(cos 8y — 2 sin 2fysin 6y)-j- 



10. y = 



i 



o* — X* 



En faisant 2» =» 1 dans le résultat de l'exemple IV, cha- 
pitre III, on a 

W—x'l 2a(a*-x*r' [^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ J 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 61 

£t) par suite, 

2a + — ^ Ha+xy-(a^xf] 



i 



a* — X* 



a'-^ix + hy I2«(a*-x*) 



+ (^)'k«+^)'-(«-^)'j 

+ elc. 



Section II. — Théorème de Maclaurin. 

Soit encore y = F (x) une fonction explicite y de x. 

En représentant par F (0) et par F' (0), F" (0), F'" (0), etc. 
ce que deviennent la fonction et ses dérivées successives 
quand on y fait a; = 0, on obtient pour expression du 
théorème de Maclaurin 

F(a:)-=F(0)+^F'(0) + ^F"(0) + ^F'"(0)+elc. 

Si Ton s'arrête au ^i*"* terme de la série,, la somme R des 
termes qui suivent est 



x" 



1.2.3 ... n 
ou 

R= 1 F«(dx), 

6 étant une fraction comprise entre et 1. 

Pour que le développement représente la fonction propo- 
sée, il faut qu'il soit convergent et que K ait pour limite 0, 
quand n croît indéfiniment. Ce sera chose très utile de 
s'assurer s'il en est ainsi dans les exercices suivants, comme 
dans ceux de la section I, dont les résultats doivent satis- 
faire aux mêmes conditions. 



m EXERCICES MÉTHODIQLES 

Du reste, la série de Haclaurin peut aussi servir au déve- \ 

I 

loppement des fonctions implicites. 



Soit 

I 



On a 

F{x) = > d'où F(0)— 1. 

l/l — a; 

Et, en différentiant, 

F^(^)- ^ , - d'où F'(0) = i; 

F"(x) = — y^. d'où F"(0)-1^; 

F'"(x) 1^^^^,, d'où F'"(0) = î^|:^; 

2'{i—a:)* -^ 

etc. 

Substituant les valeurs de F (0), F' (0), F" (0), F'"' (0), etc. 
dans la formule de Maclaurin, on obtient 

i . , X , DX* 5a' . 35x* . 



2(4- 


s 


1 


.3 


2*(l 


5 

— x)* 


i . 


3.5 



Si la dérivée de Tordre w*"* de la fonction proposée était 
connue, en y faisant x => 0, on obtiendrait une expression 
d'où Ton pourrait tirer F' (0), F" (0), etc. 

Ainsi, dans l'exemple actuel. 



li/rzr^J 



1.3.5...(2n — 1) 



ÎH-I-I 



2«(i — x) * 
et, pour X «= 0, 

^ ^^^ 1 .3.5...(2« — i) 

F'' (0 = i : 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 63 

En faisant donc fiB^l, 2, 3, etc., dans cette dernière 
expression, on obtiendrait les valeurs de F' (0), F" (0), etc. 

Exemple II. 

Soit l'équation y — y -|- x «= 0, 

le but étant de développer y en fonction de x par la formule 
(le Haclaurin. 
En dérivant successivement, on obtient 

^Jy l^^yV . [dyVd,'u d^u d'y dy d'y 

90-^ — +60 — -^ + 60v— — +30i/-^ — 

dx UxV ^ \dxl dx' ^ ^ dx' dx'^ ^ dx dx' 

,, Id^yVd'y du [dW du d^y d'y 

630 -? _ji-i-420— — +630— -^ — 

\dxV rfx^ ^ rfx IdxV ^ c/x dx^ dx' 

etc. 



^ EXERCICES MÉTHODIQUES 

Maintenant si, dans Téquation proposée, on fait x»Oi 
on trouve 

y' — y^o, 

ou 

y(y*-1) = 0, 

et cette dernière équation est satisfaite quand y -* 0, quan^ 
î^ «s 1 et quand j/ = — 1. 

Ainsi, trois valeurs de y correspondantes à ^ » et pa:^ 
conséquent trois développements possibles dey en fonctio 
de X au moyen de la formule de Maclaurin. 

1<> En substituant le couple de valeurs i *^?' dans 1 
dérivées successives de l'équation proposée, on tire d 
équations résultantes 

F' (0) = i , F"(0) == 0, F'"(0) — 6, P'(0) — 0, 
F' (0) = 500, F''(0) = , F^"(0) = 60480, etc. , 

et l'on a d'ailleurs F (0) « 0, 

La substitution de ces valeurs dans la formule de Mac- 
laurin donne 

y = X + x' + 5aî^ + i2a;' + etc. 

2<> Le couple de valeurs ! ^ Z / fournit de la même 
manière 

1 3 48 

FlO) = i, F'(0) -, F"(0) = ~-, F'"(0)=--,etc., 

et, par suite, 

X 3x^ Sx^ 

3« Le couple 1 ^^^4 donne 
F(0)«-i, F(0) = -i, F"(0) = î, F-(0)==-~",elc 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. <i5 

D'où 

•^ 2^ 8 iC 



, m . . m(fn — i) . . 

[a -|- x)*" = a*" + Y a*"-' x + ^ ' oT-^x^ + etc. 

C'est l'expression du binôme de Newton. 
Si fl — 1 et m «= ^ , on trouve 

Si l'on avait fail m = — 1, on eût trouvé 

a + x a\ a ^ à" a^ * I 

Ces deux derniers développements peuvent s'obtenir 
directement sans difficulté. 

2. y=-a\ 



a'=i -}--.|oga + — log*a+^j-^log*a+etc. 
D'où, en faisant a «= ^, 

X . X* . x' 
«*«=< A ^-— h etc. 

et, en faisant x = 1 , 
«== ^ + ^ +^ + ^7^ + elc. - 2, 718284828... 

5. y = Log(a + x). 

Log(a4-x) = Loga + Loge[^'-_^ + ^-^ + ctcj. 



66 



EXERCICES MtlTHOblQUEvS 



Si Ton avait // == log (a + x), système népérien, ou 
obtiendrait 



log (o + x) = log a + 
et, si en outre a = i, 



X 

ï 



X' X* X* 



X a* x' X* 

log(l+*) = -^-2+-3— j + etc. 



4. t/ «= sin X. 



X 



X 



SI 



iiix'Bs 1 [- etc. 

1 i.î2.3^ 1.2.3.4 5 1.2.3.4.5.6.7^ 



En dérivant les deux membres, on obtient 



COS X 



I — 



X' 



+ 



X' 



1.2 ' 1.2.3.4 1.2.3.4.5.6 



+ etc.. 



développement que Ton trouve facilement, comme celui qui 
précède, en se servant de la dérivée de l'ordre n*"* de la 
fonction. 



5. y =s tang X. 

x' 2x' . 17x' 

tang X = X -j 1 h 

^ ^i.5^1 .3.5^1 .3.5.7.9 



6. y = séc X. 

séc X = 1 -j + 



5x 



+ 



61x' 



1.2 ' 1.2. 3. 4 ' 1.2.3.4.5.6 



+ etc. 



-f-etc. 



7. y = are sin x. 

En employant l'expression de la dérivée n*""* de la fonc- 
tion (chapitre III, exercice 13), on trouve 



arc sm x 



1 x' , 1.3 X» 1.3.5 x' 

X -I 1 1- etc. 

^2 3 ^2.4 5 ^2.4.6 7 ^ 



D'où, puisque arc cos x 



n 1 x' 

arc cos x»— x 

2 2 3 



TT 



2 — arc sin x, 

1 . 3 x' 1.35 X 
2T4^~~2.4.6' 7 



-r — etc. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 67 

8. y =3 arc tang x. 

Le résultat de Texercice 6, chapitre VI, fournit en fai- 
sant ic + 0, et par suite ? -» |. 

arc tang h^>^ h 1 (- etc. 

0/ 

et, en remplaçant h par x, 

x^ x' a;* 

arc tang x = x [--— f- etc. 

3 5 7 

Pour arriver directement à ce développement, on ferait 
usage des résultats de l'exercice 16, chapitre III. 
D'ailleurs, puisque arc colg x = | — arc tang x, 

7C X X^ X 

arc colg x = x-\ 1 , etc. 

e''-'=i J-xH h etc. 

^ ^1.2 1.2.3.4 1.2.3.4.5^ 

iO. y = — — . 
cosx 

«• , . . 2x* . 4x' . I2x* , 35x* 
C08X ^ ^1.2^1.2.3^1.2.3.4^1.2.3.4.5^ 

H. y=i/r+?. 

TT- . y^ / . 'I ^ . 3 x'-' .7 x' . 9 X* \ 

12. y = e''. 

iD, y «a — — izi=zz::=:i • 
l/o + 6x-j-cx* 



68 KXKKCICES MÉTHODIQUES 

En faisant m = — | dans la formule (^) du chapitre III, 
on obtient 



— ^—(—1)" 1.2.3. . n î— i- 






(6+! 



i .3 w(ii — 1)(w— 2)(ii — 3) (4flf— 5V 1 

1.2.3.4 (6 + 2rx/ J ' 



expression qui, pour :r «= 0, donne 



F"(0) = (— \y \ .2.3 ... n \ \ ? _- 

^^ clcj. 



1 . 5 fi(ii — M (w — 2) (il — 5) (ioc — tV 

"s* 



\ .2.5.4 



Il suffit de faire n ~ 1, 2, 3 ... dans cette formule pour 
obtenir F'(0), F"(0), F'"(0), etc., et, par suite, 



r X /> ac» 36« 

I I — — -z r -—r 



— kae 



l/a + 6a: + cx« V/^i L 1 2ci ' 1.2 (2rt)« 



etc. 






j ^jfS 1 2 1 .Z.0.4 



+ 5.3.5. (56»+36*fl—6o«+a»j 



1.2.3.4.5.6"^^^^* 
Newton. ^ 



15. y = (a» + ci*x — x»j*. 



/ 5 1 4 »Nî . ^ ^ 4 «• 4.9 X* 

(a'+aV— x*)*=aH \--t-. 



4.9.14 



i..<» 



5*a 



1.2. 3. 4 



+ etc. 



Newton. 



DK CALCl'L DIFFÉHENTIEL 69 

!6. y' — ày—\ «0. 

_ . la: la* i^3 x* 1*.5«.S x» 

i«=a±i -I dfc zp — ; ± zii etc. 

^ ^2 1 iM.4^ 2* I. -2.3.4 2« 1.12.3.4.5^ 

17. ^'—6x^—8 = 0. 

I x' X* 

^ ^ Î2 i .2.3^1 .2.5.4^ 

18. \/~sij—\ =0. 

X X** X* 

Les deux autres valeurs de y sont 

, X x' X* 

X X' X* 
dans lesquelles 

— i+v/iis ^ _i_i/ir3 



» a 



2 



19. sin #/ s= X sin («I + »/). 



X X* x^ 



y=Wîr+ - siiiciH siu2tf H 2siiitt(3— 4 sin'd) + ele. 

(iV aV tt*x* 

l+«-(2«-.) - + (5«- .). i^-(4»- .)• ,-^3^+ etc. 

Section lll. — Théorème de Lagrange, 
Si y est donnée par une équation de la forme 

et si tf es f{y)^ fei (0 étant des fonctions quelconques, u peut 



70 EXERCICES MÉTHODIQUES 

être développé suivant les puissances de x par la formule 
U"f{z) + f(z).f{z).-^. _ 

+ — d? — T:r5-^'''- • • • (• 

Si f(y) se réduit à y, f(z) =. z, f'{z) = 1 et l'on a 



Exemple 1. 

Soit réquation 

alogy + 6 — y = 0, 

et supposons qu'on ait à développer y suivant les puissant 
de a. 
L'équation proposée peut s'écrire 

et en la comparant avec l'équation de départ du théorèn 
de Lagrange, c'est-à-dire avec 

tj^z + Xfiy), 

on voit que dans l'exemple actuel 

2 = 6, x = a, f(»/) = logy, 

f{y) se réduisant d'ailleurs à y. 

Donc f (z) = log z = log 6 , 

d . bi'ïï d . (log zr 2 2 

dz dz z ^ b "" ' 

^[y(^)r d\(\ogzf 3|og^ 

dz* dz* z* * " ' 

3 loK 6 

= — f- (2 - log 6) , 

etc. 



DE CALCUL DIKFÉBENTIEL 7i 

d.\(p(z)Y 
Substituant ces valeurs de x, z, ^iz). » etc., dans 

la formule (8) on trouve 

y-.6 + -.og6 + --^+— -^(2-log6) + e,c. 



exemple II. 

Soit l'équation 

ae^ — fey -|- c = 0, 

y" devant être développé suivant les puissance de |. 
L'équation proposée peut être mise sous la forme 

c a 
et sa cx)mparaison avec Téquation type 



fournit 



c a 



On a du reste f(jy) = y". 
Donc c 

et 

f(z) == z" = M '. d'où r(z) — «z»-«. 

Il suit de là que 
etc. 



et, par dérivation, 
— — =.Me^z"-'[3^z- + 2 . 3(/« — 1) z + (« — l)(it — î 



lie 



WH 



+ 2.5(«-l)-+(n~l)(ii- 



^likif^/i^ = Me" z"-*[4V+3.4>— I) i'+3.4(M— 1) («— i 



(/z" 



+ («-<)( 



«-2, («-3)] ==„«?(;-)'-' [4' g 



etc. 



+ 3.4'(«-l)M +3.4(« — !)(« — 2)î 
+ («-»)(«-2)(n-3)l. 



£n substituant les valeurs de x, de f(z), de ^ {z) f (2), de 
, etc., dans la formule (y), on trouve 



dz 



b a 



I + ne' • - • - + ««' 



v(')"(0 






I .2 



[2Î + («-i)] 



!/"= r 



-!)(»- 



j +5.4(,_l)(„_2)î + (ii-l)(/.-S)(« — 5)1 + 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 73 

Développer y suivant les puissances ascendantes de -. 

y suivant les puissances àe-- 

3 ay— y + fr — 0, 

y suivant les paissances de a. 

y = 6M+6"-'«+2n6^-*^ 4-3»(3«-i)6''-» -f!l- _}. elc.l . 

Dans chacun des exercices précédents, la série est le 
développement de la plus petite racine de Téquation pro- 
posée. (Voir, pour tout ce qui regarde la théorie, les Égiui' 
Pions numériques de Lagrange et les Mémoires de Ber- 
lin, 1768.) 

Posant î^* = î/i , l'équation devient 

— c b 



a a 



et si l'on développe l/j/i en fonction de -, on obtient 

•^ -^ 2a y al 1.!2 2*ac i.!2.3.4 2*aV 

l.i. 3.5.5 6« 1 
elc I 

1 2.3.4.5.6 2*.aV J' 



74 EXERCICES MÉTHODIQUES 

série qui représe nte le s deux racines de l'équation pro- 
posée, le radical V — - étant pris positivement pour l'une, 
négativement pour l'autre. 

L'équation devient, quand on fait y* = y„ 

l l 

yi — pyi' + ?==0 ou yi^ — q+py^ 

et en développant ^,^ suivant les puissances ascendaiB'ftei 
de p, on trouve 

1 k\ ^ P 2.4 p' 

!/i^ = ^ = (-9)Mi+r— ^ ^^ 

L ^ (—qf 3M.2.3 [—qf 

2 . K 4 p* "I 

5*. 1 . 2 . 3 . 4 (— qr)» -» 

série qui fournit le développement des trois racines C>^^ 
l'équation proposée, (— q)^ admettant les trois valeurs 

-9'. V^ jr et \ ^ )q\ 

6. ay" — 6y -f- c = 0. 

Soit î/" = i/, ; l'équation devient 

1 c 6 i 

«!/i — '^yi" + c = ou ^4 = h-yA 

i ^ 

puis en développant j/i» en fonction de -, et posant pour 

abréger | — ^j ** =^ e, il vient 

série qui fournit les valeurs des n racines de l'équation pro- 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 7« 

posée en faisant successivement K = i, 2. 3. 4 ... n dans 
/'expression 

cos hl/— I sin V 

\ « n / ^ a 

et substituant les résultats à e. 

7. a' sin a — y -}- i == 0. 

y suivant les puissances de sin a. 

. . a sin a . ^. a*sin*a ^ ^a^sin'^a . 

y == < + -j— + 21oga . — — +3*(log a)* ^— ^+ etc. 

8. y = e-fxlogy, 

1/ en fonction de x, 

jc 2 X* 3 x' 4 X* 

3/ = 6H 1 \--- h etc. 

^ ^i^el.â^e* i.2.3^e' 1.2.3.4^ 

Développer sin [i — ~\ en fonction de a. 

I \\ é a* 

sin \\ a= a 1 etc. 

\ yl 1.2.3^1.2.5.4.5 

40. «y— y+|==0. 

Développer e". 

/ 3c* 4V 5V . \ 

c» = e 4 + c H 1 --— h etc. . 

\ ^ ^1.2^1.2.3^1.2.3.4^ / 

11. y« — 2y + l=0. 
Développement de log y. 

La plus petite des racines de Téquation proposée pouvant 
être considérée comme égale à 1, on a 

logi-0=logi + i+^. + clc. 



76 EXERCICES MÉTHODIQUES 

D'où 



12. y« — % + 6-=0. 
Développement de jf. 

On a 2f »3*, puisque 2 est la plus petite des racines d 
réquatton proposée. 

13. y' — ij + i^O. 
Développement de y*. 

„(„-l_9)(« + io)(« + n) _ 

+ rT:n +""•• 

14. aiy' — 6y-f-c = 0, 

somme des h**"" puissances négatives des racines. 

Lagrange a démontré que, y étant fournie par l'équa- 
tion y'='Z-\'Xrf (y) et — par le théorème, l'ensemble des 
termes de la série contenant les puissances négatives de z 
est la somme des n^'"" puissances négatives de l'équation. 

Si donc a et {i représentent les racines de féquation 
proposée, on trouve facilement 



^"'"^'"Ic/ l Tî"^ 1.2 6*16/ 



TÏ:^^ 6^l6J+^^^ 



■]• 



en ne prenant de la série que les termes qui renferment des 
puissances positives de ^ ou, ce qui revient au même, des 
puissances négatives de j 



DE CALCIL DIFFERENTIKL 77 

Le développement tout entier de— serait celui de la plus 
petite racine de Téquation. 

15. oy- — 6y + c =» 0. 

En représentant par £ (a"") la somme des ?i*"*'* puissances 
des racines inverses, on trouve 



n{n — 3m + ^)(w — 3m + 2) (c 



/c >»"'-' a' 1 



1 .2.3 
en ne prenant de la série que les termes qui renferment 

b 
c 



des puissances positives de - 



Si dans Téquation proposée on changeait y en - et qu'on 
cherchât la somme des n*""" puissances des racines inverses 
de l'équation transformée, cette somme serait celle des 
n*"** puissances des racines de l'équation primitive. 

1C. tt = < + <»sin w. 

Développer u et sin u en fonction de e. 

On trouve 

# 6^ 3 c^ 
u as { -f sin f . - 4- sin 2< . h - (3 sin 3/ — sin 

e* 

+ (8 sin 4l — 4 sin 2/) — -- + etc. 

1 • 2 • 3 . 4 

et 

sin ^t e 3 sin 3l — sin ( e* 

sin « = sin / H 1 : 

^21^ 4 1.2 

(»* 
+ (2 sin 4/ - sin 20 — — - + etc. 

1 .z. 5 

L'équation proposée est celle du problème de Kepler, 
célèbre en astronomie : / désigne le temps ou une quantité 
qui lui est proportionnelle; e représente l'excentricité de 
Torbite elliptique d'une planète et u l'anomalie excentrique. 



78 EXERCICES MÉTHODIQUES 

e 
17. y= ^ 

Développer i/" suivant les puissances ascendantes de e. 
En considérant z=zi. comme Tune des racin 

d'une équation du deuxième degré, dont l'autre ser 



e 



, l'équation elle-même serait 



6 

et, de là, par le procédé ordinaire, 

»-(5r['+"©'+^'(i)'+-]- 

18. Développer — suivant les puissam 

ascendantes de x. 



Posant l/i — 2xz-j-x*= 1 — xy , 

on tire de cette égalité 

\ rfy 

V/i _ 2xz + X* ^^ 

et 

La comparaison de cette dernière équation avec l'éqi 
tion type donne 

f{y)=^(y'-i)- 

D'autre part, la formule (8) fournit par dérivation 
dj d.f{z)x d^.[,{z)J ^ d?.U(z)f x' 

da" "^ dt i"^ dz* l.a"*" dz' 1.2.3"*" 

Donc 

1 X d.{z*-l) X' d'.(x'— 1) 

\/ l-8xz + x» "^i-a dz -^i.2.2' d«« ■*■' 



Soit 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 70 

CHAPITRE VII. 

CHANGEMENT DE YARIÀBLES. 
Premier c«a« 

Une seule variable indépendante. 
I dy d^y d'y \ 



une expression contenant une fonction j/ de la variable indé- 
pendante X et les dérivées successives de y par rapport à x. 
S'il s'agit de chercher ce que devient l'expression (a) 
^uand la variable indépendante est j/, on y fera 



(f*X 



/rf^y dx d'x 
\dy^l "d^dy" 



^ Ux dx dx^ fdxy' dx' fdxy ' ' 

d^ [d^J [d^J 

Si Ton veut savoir ce que devient (a) quand la variable 

indépendante est t au lieu de x, les variables x et t étant 

liées par l'équation 

9>(x, = 0, 
dans les formules 

dy dx d^y dy d^x 

dy _Tt d\y _ dJlF^ " Tt IC' 
dx dx dx* ldx\ 

di 
(2)( dx/dx\d!^y __d^£x\^^^ 

d^y 'di\dif'd^'" di df] dlAd i di* ~Ttd? 



iW 



(S) 

1 elc. 



.80 EXERCICES MÉTHODIQUES 

on remplacera -^, ^, ^, etc., par leurs valeurs tirées de 
l'équation de liaison^ puis, dans (a), on portera les expres- 
sions qui en résulteront pour ^l»^^» 5]^» etc., ainsi que la 
valeur de a; en / fournie par Téquation 9 = 0. 

Enfin, si Ton désire connaître ce que devient (a) quandy 
et X sont remplacés par u et {, les quatre variables étant 
liées par les équations 

on remplacera dans les formules (2) ^, ^, -^^ -^, etc., 
par leurs valeurs obtenues en dérivant les équations (1<^ 
liaison par rapport à /, puis, dans (a), on portera les exprès^ 
sions de ^, ^, 5^, etc., ainsi que celles de x et y en loncr 
tions de u et ^ fournies par la résolution des équations 
f I = 0, «p. = 0. 



ik 



I^îl" 






Que devient cette équation quand la variable indépen- 
dante est yl 
En faisant usage des formules de transformation (1), on a 



dxV lé.y '/dxX 



/dxy IdxV 

\dyl Uvl 



,dyl \dyJ \dyl 

ou, en changeant les signes et chassant les dénominateurs, 

d*x dx 

_ + ,_ + , = 0. 



\dt^ dtl 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 81 

Exemple II. 

Changer la variable indépendante x en ^ sachant que 

i = log X. 

De réquation de liaison on tire, en remarquant que a: =6', 

dx d*x d^x 
di^^^l^^^' 

Substituant les valeurs de ces dérivées dans les formu- 
les (2), on obtient 

dx di 

rfi' Xdi'^'dl di* 

et, en remplaçant x et les dérivées précédentes par leurs 
valeurs dans l'équation proposée, 

<f tf , dy 

Exemple III. 

Que devient cette équation quand les variables sont u 
et (, sachant que 

y = 11 — tt 

6 



82 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Les équations de liaison donnent 

dx du 

dy du 

Substituant dans la première des formules (2), on 

du 
dy dt 
dx du 

Les équations de liaison fournissent encore x-{-y 

Remplaçant ^ + î/ et ^ par les valeurs trouvées, 1 

tion primitive devient 

du 

Tt"' 

(2î/ — 6)- [. 2i/ + 6 = 0, 

^+< 

du 
ou w -- 4- 5 = 0. 

di * 



1. L'expression du rayon de courbure des courbes { 
quand x est la variable indépendante, est 



K(i)l' 



dx" 
Que devient-elle quand y est la variable indépenda 

8 

r idxv^'* 

On trouve 



[' - ©1 



rfjT* 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 83 

(S+»i)(ir-(ê)'.(4+")-- 

Que devient cette équation quand la variable indépen- 
[dante est </? 

Elle devient d'x , , d*x [dxV 



dy- 



dy' 



idyl 



dy 



ts. (|_a:)'-f + 2a(1 +x)=0. 

ax 



1 +x 
Changer x en ^ sachant que t = 

1 — X 



On trouve 



— + a/ 



0. 



4. (1 + X*) x-^, - /fi — x^y l/r+7*^ — x*i/« = 0. 
Prendre ^ pour variable indépendante, sachant que 



On obtient 



( = 1/^4- x\ 

d'v dw 

de* ' ^ de -^ 



. ,._..,(g)'_,.„_.,|g+(|)V..„. 

Prendre t pour variable indépendante, sachant que 



Xassin t. 
Le résultat est 



(§)■+( 



dy> 



+ 1 = 0. 



6. (|_.vg-Mi-x«)^^+,-^y-=0. 

Prendre t pour variable indépendante, sachant que 

e" — 1 



x = 



On trouve 






«"+1 



+ «(e'' + l)t/=0. 



84 EXERCICES MÉTHODIQUES 

i dy cP v 

Prendre t pour variable indépendante, sachant que 
X* « U. 



Le résultat est 



y + '^+t^^O. 



(FouRiER, Traité de la chaleur.) 

Que devient cette expression quand les variables sont 
r et t^ sachant que 

x = rcost, y = r8in<? 

Elle devient r 

di 



9. 



h (1)1 



Changer de variables sachant que x = r cos t, y^*r sin t. 

On obtient, pour l'expression du rayon de courbure en 

coordonnées polaires, 1 

dx" 



10. 



[• + (I)']' 



\ 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 85 

Transformer cette expression en une autre dans laquelle 
I la variable indépendante soit s^ sachant que 

' (S'-'+Ê)- 

On obtient, en faisant usage des formules (2), 

d*y dx rf'x dy 
ds^ ds dh* ds 

H, |^(x_y)l/iïZ:7+(x-t/)^-2y*l~^ 

Changer les variables y et x enu ei t^ sachant que 

X = u* + (', 

y = 2we. 
Le résultat est 

du 



'^ •»ê-'(ir+'-»- 



Changer les variables y ei x en u ei t, sachant que 

X = t\ 
y =e-. 

On trouve d*«/ du 

rf(* dt ' 

Second eaa. 

Plusieurs variables indépendantes. 

Soit l'expression 

/ dz dz d^z d*z d^z \ 

renfermant les dérivées partielles des divers ordres de la 
fonction z par rapport aux variables indépendantes x eiyei 
les variables elles-mêmes. 
Pour savoir ce que devient cette expression quand a; et y 



86 



EXERCICES MÉTHODIQUES 



sont remplacés par une autre variable ^ liée à x et y par 
l'équation 

on substituera aux dérivées partielles que (P) renferme leurs 
valeurs déterminées par les formules 



(5) 



\ 



dz _ 
dx 

dz_ 
dy 

d?^ 
etc., 



dz dt 
dt dx 

dz dt 
dt dy 

d^zldlV- dz d^t 
d?\dbcl '^ Iftd?' 



dt dt 



après toutefois que, dans celles-ci, on aura remplacé ^, ^, 
^, etc., par les expressions que Ton trouve pour ces quan- 
tités en dérivant Téquation de liaison. — La question n^est 
susceptible de solution que si, en vertu de réquation de 
liaison, l'expression finale peut être débarrassée de x et dey. 
Pour trouver ce que devient l'expression (p) quand les 
variables indépendantes x et y sont remplacées par deux 
autres variables indépendantes t et t;, liées aux premières 

par les équations 

fi{x,y, V, = 0, 

ft{x, y, V, = 0, 
dans les formules 



(4) . . 



dz 
dx 

dz 
dy 

etc., 



dz dv dz dt 

dv dx dt dx 

dz dv dz dt 

dv dy dt dy 



on remplacera ^, ^, ^, ^, etc., par leurs valeurs tirées des 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 87 

équations de liaison, puis, dans (^), on portera les expres- 
sions qui en résulteront pour ^, ^, etc., ainsi que les 
valeurs de x et y en fonction de t; et de t fournies par la 
résolution des équations 0| =«0, cpj = 0. 

Remarque. — Si les équations de liaison fournissent 
directement ou aisément x et y en fonction de v et t, on 
partira des formules 

dz dz dx dz dy 
dv dx dv dy dv 

(S) (^ dz dz dx dz dy 

dt "~ Jx dl dy dt ' 

etc. 

On y remplacera ^>-£*-^y£* etc., par leurs valeurs don- 
nées par la dérivation des équations de liaison, puis on en 
tirera les expressions de —, ^, etc. Le problème s'achèvera 
comme précédemment. 

Enfin, si l'on désire connaître ce que devient l'expres- 
sion (fi) quand x, y et la fonction z elle-même sont rem- 
placées respectivement par t, v et u, variables liées aux 
premières par les équations 

fi(«, y, ac, M, v, o==o, 

y<(z, y, X, w, V, = 0, 
f5(^, y y 3c, w, v, t) = ; 



dans les formules 



du du dv du dt 
dx dv dx dt dx 



(6) [du du dv du dt 

dy dv dy dt dy 

etc., 



88 EXERCICES MÉTHODIQUES 

on remplacera g. %, |, %, g, |. etc.. par leurs valeurs 
tirées des équations de liaison, puis, des équations résul- 
tantes, on tirera les expressions de ^, ^, ^, etc. Restera 
à substituer dans (P) les valeurs de ces dérivées et celles 
de Xy yi z en fonction de u, v, t fournies par la résolution 
des équations ©^ = 0, çt = 0, çb == 0. 

Remarque, -r- Si les équations de liaison fournissent 
directement ou aisément x^yetz en fonction de u, v^ t, on 
partira des formules 



(7) 



dz 
dv 


dz dx ^ dz dy 
dx dv dy dv 


dz 
di' 


dz dx dz dy 
~ dx dt dy dl 



etc., 



et Ton suivra une marche analogue à la précédente. 

Si une expression renfermait trois variables indépen- 
dantes, questions et solutions semblables. 

Rxemple I. 

d^z dh 

Que devient cette équation quand x et y sont remplacés 
par r, sachant que 

On a, formules (3), dans lesquelles t est remplacé par r, 

dz dz dr 
dx dr dx 

dz dz dr 
dy dr dy 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 89 

et, en dérivant l'équation de liaison, 

dr dr x 

x=^r ---> doù -— =-, 
dx dx r 

dr , dr y 

y=^r-—9 dou -— =-• 
dy dy r 

Substituant ces valeurs de ^ et de ^ dans les expres- 
sions de ^ et de ^, il vient 

dz dz X 
dx dr r 
dz dz y 

-•i^— ^SSS ^"^-^ ^B * 

dy dr r 

Dérivant de nouveau, on a 

d^z d*z dr X dz \ dz dr x 

dx* dr* dx r dr r dr dx r* 

d*z d*z dr y dz \ dz dr y 

dy* dr* dy r dr r dr dy r* 

Ou bien 

(£z 

dx 



!r_d*z X» dz/i _x*\ 
*'^d?7'^dr\r~'?l* 
d*z _^^y* dz l\ ^y*\ 
d?~d?'?'^d?\r'^l^)' 



dy 

Substituant ces valeurs dans Téquation proposée, elle 

devient 

d*z/ x* + y* \ dzl^ x* + y* \ 

dr* l rW "*" c/r \r r' / ' 

ou 

d*z i dz _^ 

dr* r dr 

On rencontre cette équation dans la recherche du mou- 
vement des fluides. 



90 EXERCICES MÉTHODIQUES 



Kxeniple II. 

dz dz 

X- y — • 

dy dx 

Que devient cette expression quand on remplace y et x 
par r et t, sachant que 

x = rcos tj 

t/ = r sin I ? 

On a, formules (5), dans lesquelles r est remplacé par r, 

dz dz dx dz dy 

dr dx dr dy dr 

dz dz dx dz dy 

dt'^dxTi dy dt 

La dérivation des équations de liaison donne d'autre part 

dx dy 

— s=rcost, -p=smf, 
dr dr 

dx dy 

—-=— rsmt, -^ = rcos^ 
dt dt 

Substituant les valeurs de ces dérivées dans les équa- 
tions précédentes, il vient 

dz dz dz 

-— = -— cos ï 4- -7- sm ty 

dr dx dy 

dz dz dz 

-— = rsmt-j r cos t. 

dt dx dy 

Éliminant tour ai tour ^ et ^ entre ces équations, on 

obtient 

dz dz dz sin t 

— - = _- ces f ; y 

dx dr dt r 

dz dz , dz cos t 

— « — sin e + -j 

dy dr dt r 



DE CALCUL DIFFÉRENTIKL. H 

Par substitution, l'expression proposée devient donc 

Cdz . dz cos A (dz dz sin t\ 
— sin < H — r sin M -— cos t » 
dr ^ dt r I \dr dt r I 

ou, après réduction, dz 

di 

Cette transformation se rencontre dans la théorie des pla- 
nètes. 

Ksemple III. 



X* \dxl ^ y* \dyl 



Que devient cette équation quand les variables z, y et x 
sont remplacées respectivement par u, v et /, sachant que 

« = X* + y\ 

Iog-« = z? 

On a, formules (6), 

du du dv du dt 

dx dv dx dt dx 
du du dv du dt 

dy dv dy dt dy 

En dérivant les équations de liaison par rapport à x 
d'abord, à y ensuite, on trouve 

du dv dt dz 

2x, — = 2x, — =2e'--. 
dx dx dx dx 

du ^ dv dt dz 

dy •^ dy dy dy 

Substituant les valeurs de ces dérivées dans les deux 
ouations précédentes, il vient 

du dz du 

X = X f- c' — — » 

dv dx dt 

du dz du 

^'^'~^dv dy H 



9S EXERCICES MÉTBODIQUES 

D'où 



dz 



4*-ê) d. y{'+'£) 



dx du dy du 

dt dt 

Portant ces valeurs de 57 et de ^ dans l'équation p 



dx dy 

posée, elle devient 



'■ .(-)■ ■»■ . 



+ -. 73771 «•-<>. 



OU 



(S) 

ou encore, puisque e* == ^t, en vertu de la troisième éq 
tion de liaison, 

Remarque. — Il y a souvent avantage à ne rempli 
les variables par leurs valeurs en fonction des nouvelles 
dans l'équation finale. 



(dzV . fdzV 

Que devient cette expression quand x et y sont rempl 
par t, sachant que 

l/ï*+7« = log ( ? 
On trouve 

- (§)■• 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 93 



d^^~df 



Que devient cette expression quand xeiy sont remplacés 
par ty sachant que 

«« — y* = 6*? 

L'expression devient i d^z 

a^^ . «. « « ^'^ . , «''^ »^^ «^^ 

Que devient cette équation quand x et j/ sont remplacés 
par ty sachant que 

On obtient d^z \ dz 

de ""ï di^ 
dz , dz 

Que devient cette expression quand xet y sont remplacés 
par t et r, sachant que 

X = r cos t , 

y csar sin (? 



Le résultat est 


dz 
'dr- 






5. '^^+'^^ = 0. 








Que devient cette équation quand x et y 


sont 


remplacés 


par ( et r, sachant que 








• 


xa= r cos(, 
y ■= r sin t ? 






On trouve d^z . 


\ d^z \ dz 






rfr- + 


r^ dt^ '^ rdr^ ' 







»4 EXERCICES MÉTHODIQUES 

, rfdzV dz dz\ . VldzV dz dz'\ 

Que devient cette équation quand a; et y sont remplacera 
par t et v, sachant que 

X — (f + »')», 

Le résultat est v' ( ^^ j — (' l-^l = 0. 



Que devient cette expression quand xeiy sont remplacés 
par t; et f, sachant que 

Elle devient dh dh 

d?'di^' 
d*u d^u d^u 

Que devient cette équation quand x, t/, z sont remplacés 
par r, sachant que 

On trouve d^u '2 du 



9. 



y — x 



\ ^dxldy \ ^dyJdx 



Que devient celte expression quand z, y et x sont rem- 
placés par u, t; et ^ sachant que 

u = log \/x* + y\ 
V es arc tangz, 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 95 



Le résultat est , / , du du\ 

(T* cos' V h -T- 

\ dv dtl 



d^u d^u d^u 
d^'^d^'^l: 



^^ xj + :n:i + :7n = ^- 



Que devient cette équation quand les variables indépen- 
dantes X, y, z sont remplacées par t, r, 'f , sachant que 

a:s=r ces f, 

y = rsin f sin f, 

;; = r sin ^ cos f ? 

Soit posé p -= r sin ^ p étant une variable auxiliaire. 

r. ly==^sino, (/î = rsin(, 

On aura \^ ^ ^ et r 

( z = /» cos f> , ( X = r cos ( , 

et, d'après le résultat de l'exercice S, 

d^u dht d^u 1 ^•'i^ ^" 

flPfi (i'w rf*M I d*u \ du 

D'autre part, en suivant le procédé ordinaire (voir 
l'exemple II), on trouve 

i du i du ^ cotg t du 
P dp 

Additionnant les équations (1), (2) et (3), il vient 






d*M d^u <Pu d^u i dhi i d^u ^^ 2 du cotg t du 
l?'^d^*'^d?'^d?'^?'d^'^77^'^'rd^ 

Substituant à p sa valeur, on trouve enfin pour ce que 
devient l'équation proposée 

a. smt-T- 
r — l — i H = 0. 

dr" ^sin'f df'^ûiM dt 



96 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Cette équation, due à Laplace, est importante en physique 
mathématique. 



CHAPITRE VIII. 

ÉLIMINATION DES CONSTANTES ET DES FONCTIONS. 

Soit réquation 

F(x,y, a) = 0), 

renfermant la constante a. 

Pour obtenir une équation différentielle qui ne contienne 
plus la constante, on dérive l'équation (1), puis on élimine 
a entre cette dérivée du premier ordre et l'équation pro- 
posée. 

Si l'équation est de la forme 

F(x,y,a,6) = (2), 

c'est-à-dire renferme deux constantes a et fr, on en cherche 
les dérivées première et deuxième, puis, entre ces dérivées 
et l'équation (2), on élimine a et b. 
Et ainsi de suite. 



Soit l'équation 

F[x,t/,r,y(u)]«:0 (5), 

(f désignant une fonction arbitraire de m, et u une fonction 
déterminée de Xj t/, z. 

Pour obtenir une équation aux dérivées partielles qui 
ne renferme plus la fonction arbitraire, on dérive l'équa- 
tion (3) par rapport k x ei h y tour à tour, puis, entre ces 
dérivées et l'équation primitive, on élimine <p (m) et <p' (u). 

Si l'équation renferme deux fonctions arbitraires de u et 



DE CALCUL DIFFÉIŒNTIEL. 97 

de v^u eiv désignant des fonctions déterminées des varia- 
bles, c'est-à-dire si l'équation est de la forme 

F[a:,y,2,f(w),v^W] = .... (4), 

on en cherche les dérivées partielles des deux premiers 
ordres, puis, entre ces dérivées et l'équation (4), on éli- 
mine (p(M), 4>(t;), 'f'(w), t|;'(y), (p"(u) et ^"{v). 
Et ainsi de suite. 

Exemple 1. 

Eliminer a et 2» de l'équation de la sphère 

(x - a)« -f- (2/ - 6)« = R' (1). 

Les dérivées première et deuxième de Téquation sont 

(x-a) -|-(y_6)^=0 .... (2). 

* + 0^-ft)g + (g)=O . . . (5). 

De (3), on tire 

1 






«t, par substitution de cette valeur de ^ — b dans (2), 

\dxl dy 

X — a = • 

ct^y dx 

Substituant dans (1) les valeurs de x — a et de y — fr, 
on trouve facilement 



['+(!)'] 



dx* 



98 EXERCICES MÉTHODIQUES 

C'est Texpression du rayon de courbure des co 
planes. 

RxcBiple II. 

Éliminer ^ de Téquation 

y — «z == ^{x — mz). 

Les dérivées partielles de Téquation, par rapport 

à y y sont 

dz I dz\ 

— n — - = f'(x — mz) \\ — ni--] f 
ax \ dxJ 

dz dz 

I — n — = — f'(x — mz) m r—» 
dy dy 

Divisant ces deux équations, membre à membi 
obtient après réductions 

dz dz 
dx dy 

C'est l'équation dififérentielle des surfaces cylindi 

Kxemple III. 

Eliminer cp et ^ de l'équation 

z^Xf(z)'j-yi>(z). 



On a 



ou bien 



dz dz dz 

- = ,(.)+x,(z)- + yf(.)-. 

dz ^ dz , dz 

-- „x) + y, (z) _+./(.)_ 

dz 

— [l-a-y'(z)-J/f(z)] — f(2). 

dz 

— [1 — Vu) — y*' W] = *{2)- 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 99 

Divisant ces deux équations, membre à membre, il vient 

dz 

dx f{z) 

dz ^(z) 

dy 



• 



Posant 44 = F(z), 



dz 

dx 

dz 

dy 

Dilfërentiant de nouveau, tour à tour par rapport à a: et à 
y^ on obtient 

dz d*z dz d*z ^ dz ldz\} 

dy dx* dx dydx dx \dyl 

dz dh dz d^z /dz\^ 

= F'iz) — • 

dydxdy dx dy* \dy' 

Multipliant respectivement ces équations par j- et ^, 
)uis soustrayant, 

IdzVd^z dz dz d*z (dzVd^z 
ydyl dx* dx dy dxdy \dx) dy* ' 
équation différentielle des surfaces gauches à plan directeur. 
Nota. — Généralement, pour abréger, on pose 

dz dz d*z d*z d*z 

-j^'^'P^ T'^^' T'i^^' l'^r"^^' Tl'^''- 
dx dy rfa* dxdy dy* 

En faisant usage de cette notation, les résultats des deux 
derniers exemples sont 

mp -{^nq^^i, 
q*r — ^pqs + p*« = 0. 

EoDeweieeê* 

1 . Éliminer a de l'équation 

m 

y = ax A • 

a 



224097R 



iOO EXERCICES MÉTHODIQUES 

On trouve 



(gr-i+"-«- 



2. Éliminer a de l'éq'uation 

X — y =06 "'. 
L'élimination fournit 

3. Eliminer a,, a^, a^ ... «„ de l'équation 

y «s <ï|j;" -f- a^x" * + «sX""* + ••• + ^n^- 
Le résultat est 

dy 1^ o'y a' rf'i/ x" 

4. Eliminer a, fr et c de l'équation 

z = ox + 6y -|- c, 

2/ étant fonction de x. 

On trouve 

a^y d^z d*z d^y 

d? d?'^dx'd?^^' 

équation de condition pour qu'une courbe à double 
bure soit plane. 

5. Éliminer a de l'équation 

{am -{- n) (x^ — ay-) =» ak*. 
On trouve 

niy i-j-) + i^^* — ^y^ ~^^'^d"^ ^^^ ™ ^' 

6. Eliminer a et & de l'équation 

y^*=a{)/' — x\ 
L'élimination donne 

^y MyY , ^V 



^y ryy , ^y 



LIBRAIRIE GAUTHIER-VILLARS, 

QUAI DES GRANDS-AUGUSTINS, 55, A PARIS. 
.•nroi franco dans toute l'Union postale contre mandat de poste ou valeur sur Paris. 



TRAITÉ 

D'ALGÈBRE SUPÉRIEURE 



PAR 



Henri WEBER, 

PROFESSEUR DE MATHÉMATIQUES A l' UNIVERSITÉ DE STRASBOURG. 



» » 



TRADUIT DE L'ALLEMAND SUR LA DEUXIEME EDITION 



Par J. GRIESSy 

Ancien Élève de l'École Normale supérieure, 
Professeur de Mathématiques au Lycée Charlemagne. 



PRINCIPES. - RACINES DES ÉQUATIONS. 
GRANDEURS ALGÉBRIQUES. - THÉORIE DE GALOIS. 



DN BEAU VOLUME GRAND lN-8 DE XII-764 PAGES; 1898 22 fr, 



Extrait de la Préface de la première édition. 

Le développement pris par rAl<2:èbre dans ces dernières années eemble 
justifier une exposition d'ensemble des diverses théories de cette Science 
et de leurs multiples applications, môme après le livre de Serret, si excel- 
lent pour l'époque où il a été publié. 

J'ai réfléchi depuis des années au sujet de cette entreprise, dont la 
grandeur et l'étendue ont exigé bien des travaux préparatoires. He n'est 
qu'après avoir parcouru plusieurs fois tout le domaine de l'Alffèbre dans 
mes Leçons d'Université, et après avoir traité certaines parties d'une façon 
plus détaillée, que je me suis décide à la rédaction de l'Ouvrage dont voici 
le premier Volume. 

Mon intention a été d'écrire un livre d'enseignement qui n'exige du 
lecteur que peu de connaissances préliminaires, tout en le faisant pénétrer 
dans l'Algèbre moderne, et le conduisant jusqu'aux parties élevées et difD- 



— 2 — 

ciles où Ton commence vraiment à éprouver un vif inlérôt pour le sujet. 
Les connaissances nécessaires, aussi bien celles d'ordre élémentaire que 
celles d'ordre supérieur, devaient résulter du développement même des 
théories, afin que l'exposition fût aussi indépendante que possible d'autres 
Traités. 

Deux théories ont acquis une importance toute particulière pour le 
progrès de l'Algèbre moderne : d'une part, la théorie des groupes, qui 
tenu de plus en plus à dominer les sujets les plus divers» et contribue à 
répandre partout l'ordre et la lumière; en second lieu, la théorie des 
nombres. Quoique l'Algèbre s'étende bien au delà de la théorie des nom- 
bres, qu'elle touche à bien d'autres domaines, par exemple à la théorie des 
fonctions, et même à la Géométrie par ses applications, c'est pourtant la 
théorie des nombres qui fournit le meilleur exemple pour toutes les consi- 
dérations algébriques ; les problèmes de cette théorie qui excitent aujour- 
d'hui un intérêt particulier sont avant tout de nature algébrique. La route 
à suivre dans mon travail m'était donc tout indiquée. 

Cette énorme matière est répartie en deux Volumes. Le premier Volume 
contient la partie élémentaire de l'Algèbre, qu'on peut désigner par l'ex- 
pression usuelle de Calcul littéral, les règles pour la détermination du 
nombre et de la valeur des racines d'une équation, enfin l'exposé de la 
théorie de Galois. 

Le second Volume, qui, je l'espère, suivra le premier à courte distance, 
contiendra la théorie générale des groupes finis, la théorie des groupes 
de substitutions linéaires et leur application à différents problèmes parti- 
culiers ; il se terminera par la théorie des Nombres algébriques : ]'ai tenté 
d'y réunir les différents points de vue sous lesquels on a considéré cette 
théorie jusqu'à présent. 

Ainsi qu'il ne pouvait en être autrement pour une science envoie de dé- 
veloppement rapide, et sur laquelle on travaille des côtés les plus divers, 
les locutions et notations de l'Algèbre sont multiples et souvent peu con- 
cordâmes. C'était une difficulté de plus pour faire un exposé bien homo- 
gène et rendre possible l'accès des divers travaux concernant le suj^t. 

Je me suis efforcé en conséquence d'adopler et de conserver une termi- 
nologie aussi rationnelle que possible, après avoir pris conseil de beaucoup 
de mes collègues. J'ose exprimer l'espoir d'avoir contribué par là à la fixa- 
tion d'un langage al.2:ébrique homogène. 

Les indications bibliographiques et historiques données dans le cours du 
Livre n'ont aucunement la prétention d'être complètes; je me suis pourtant 
efforcé de mentionner, à l'endroit convenable, les sources les plus impor- 
tantes. H. Weber. 

Extrait de la Préface de la deuxième édition. 

Le plan et la suite des idées de la première édition ont été conservés 
dans leur ensemble. Néanmoins toutes les Parties en ont été revues à plu- 
sieurs reprises; bien des choses nouvelles ont été ajoutées, en partie pour 
rectifier quelques ^erreurs ou pour augmenter la clarté de l'exposition, en 
partie pour tenir compte de travaux récents et rendre ainsi l'Ouvrage plus 
complet. H. Weber. 

Table des Matières. 

LIVRE L Les principes. — Chap. T. Fonctions rationnelles. Fonctions 
entières. Théorème de Gauss. Division. Division par une fonction linéaire. 
Fonctions fractionnaires. Divisibilité. Plus grand commun diviseur. Produit 



— 3 — 

de facteurs linéaires. Formule du binôme. Interpolation. Solution du pro- 
blème de l'interpolation par les différences i Suites arithmétiques d'ordre su- 
Êérieur. Développement de la puissance d'un polynôme. Fonctions dérivées, 
►érivée d'un produit. Fractions rationnelles. Développement d'une fonction 
fractionnaire par rapport aux puissances décroissantes de la variable. Fonc- 
tions entières de plusieurs variables; formes. Dérivées des fonctions de plu- 
sieurs variables. Théorème d'Ëuler sur les fonctions homogènes. Fonctions 
réductibles et irréductibles. — Chap. II. Déterminants, Permutations de 
n éléments. Permutations de première et de seconde espèce. Déterminants. 
Théorèmes principaux relatifs aux déterminants. Déterminants mineurs. Ex- 
tension de l'idée de déterminant mineur. Equations linéaires et homogènes. 
Elimination entre des équations linéaires. Equations linéaires non homogènes. 
Multiplication des déterminants. Déterminants formés avec les mineurs. 
Théorème de Sylvester. — Chap. III. Les racines des équations algébriques. 
L'idée de racine. Racines multiples. Continuité des fonctions entières. Chan- 
gements de signe de f{x). Racines des équations de degré impair et des 
équations binômes Résolution d'une équation binôme à l'aide des fonctions 
trigonométriques. Disparition du second terme d'une équation. Equation du 
troisième degré. Formule de Cardan. Forme donnée par Cayley à la formule 
de Cardan. Equation du quatrième degré. Démonstration du théorème fon- 
damental de 1 Algèbre. Algorithme pour le calcul des racines. Valeurs numé- 
riques des fonctions entières. Continuité des racines. — Ciiap. IV. Fonctions 
symétriques. Idée des fonctions symétriques. Fonctions symétriques fonda- 
mentales. Les sommes de puissances semblables. Démonstration du théorème 
fondamental dans le cas de deux variables. Démonstration générale du même 
théorème. Deuxième démonstration du théorème sur les fonctions symétriques. 
Discriminants. Critérium du nombre des racines distinctes. Discriminants 
des formes du troisième et du quatrième ordre. Résultants. Détermination 
des facteurs communs. Elimination. Théorème de Bezout. Elimination entre 
trois équations. Degré et poids du résultant. Théorème de Bezout. Transfor- 
mation de Tschirnhausen. Application aux équations du troisième et du 
quatrième degré. La transforniation de Tschirnhausen pour l'équation du cin- 
quième degré. — Chap. V. Transformation linéaire. Invariants, La trans- 
tormation linéaire. Formes quadratiques. Décomposition d'une forme quadra- 
t.ique en sommes de carrés. Loi d'inertie des formes quadratiques. Transfor- 
mation des formes du n»*"»« ordre. Invariants et covarianls. Transformation 
linéaire des formes binaires. Formes binaires du troisième ordre. Le système 
oomplet des invariants de la forme cubique binaire. Formes du quatrième 
degré. Résolution de l'équation du quatrième degré. Covariants. Le système 
complet des invariants de la forme du quatrième degré. — Chap. VI. La trans- 
formation de Tschirnhausen. Forme donnée par M. Hermite à la transforma- 
tion de Tschirnhausen. Propriété invariante de cette transformation. Déve- 
loppements sur le théorème de M. Hermite. Transformation de l'équation du 
troisième degré. Transformation générale. Le bezoutiant. Transformation de 
l'équation du cinquième degré. Forme normale de l'équation du cinquième 
degré. 

LIVRE IL Les racines. — Chap. VII. Réalité des racines. Généralités sur 
!a réalité des racines et sur les discriminants. Discussion des équations du 
second et du troisième degré. Discussion de l'équation du quatrième degré. 
Signification du bezoutiant au point de vue de la réalité des racines. Inertie 
des formes quadratiques. Formes quadratiques à discriminant nul. Formes 
|uadratiques à discriminant non nul. Nombre des carrés positifs et négatifs. 
Application au bezoutiant. — Chap. VIII. Théorème de Sturm, Le pro- 
blème de Sturm. Les suites de Sturm. Premier exemple : Fonctions sphé- 
riques. Deuxième exemple : Equation séculaire. Les fonctions de Sturm. 
Solution du problème de Sturm, d'après M. Hermite. Détermination de la 
forme H de M. Hermite. Discriminant de la forme H. Position du problème 
d'après M. Hurvvitz. Principes de la théorie des caractéristiques. Caractéris- 
tique d'un système de trois fonctions. Relations entre la caractéristique et 
les points d'intersection. Application des caractéristiques à la délimitation 
des racines complexes d'une équation. Détermination de la caractéristique. 
Première démonstratfon donnée par Gauss du théorème fondamental de 



FAlgèbre. Théorème de M. Ilurwitz. — Chap. IX. Limites du nombre et de 
la valeur des racines. Le théorème de Budan et Fourier. Règle de Newton. 
Théorème de Descartes. Critérium de Jacobi. Comparaison géométriqne des 
différents critères d'après M. Klein. Limite supérieure des racines. Limites 
des racines imaginaires. Théorème de Holle. Théorèmes de Laguerre sur les 
équations qui ont toutes leurs racines réelles. — Chap. X. Approximation 
des racines. Interpolation. Be^ula falsi. Méthode d'approximation de 
Newton. Méthode d'approximation de Daniel BernouIIi et méthodes con- 
nexes. Méthode d'approximation de Greffe. Résolution trigonométrique de 
l'équation du troisième degré. Méthode de Gauss pour la résolution des 
équations trinômes. Calcul des racines imaginaires d'une équation trinôme. 

— Chap. XI. Fractions continues. Transformation d'une fraction commen- 
surable en fraction continue. Développement d'un nombre irrationnel en 
fraction continue. Les réduites. Analyse indéterminée à deux inconnues. 
Convergence des réduites. Nombres équivalents. Développement des nom- 
bres équivalents en fractions continues. Irrationnelles quadratiques. Nom- 
bres réduits à discriminant négatif. Nombres réduits à aiscriminant positif. 
Développement d'une irrationnelle quadratique réelle en fraction continue 
Exemples. Equation de Pell. Détermination ae toutes les solutions de l'équa- 
tion de Pell, à l'aide de la solution positive minima. Approximation des ra- 
cines réelles d'une équation numérique parles fractions continues. Racines 
rationnelles d'équations à coefficients entiers. Equations réductibles. — 
Chap. XII. Pacines n^^"^ de V unité. Les racines /i^*»" de l'unité. Racines 
primitives. Equations aux racines primitives d'ordre n. Le discriminant de 
l'équation de division du cercle en parties égales. Racines primitives d'une 
congruence. Multiplication et division des fonctions trigonométriques. Dé- 
termination du signe. Restes quadratiques. 

LIVRE III. Les grandeurs algébriques. — Chap. XIII. Théorie de Galois. 
L'idée de corps. Adjonction. Fonctions dans un corps. Corps algébriques. 
Adjonction simultanée de plusieurs grandeurs algébriques. Corps primitifs et 
imprimitifs. Corps normal. Résolvante de Galois. Substitutions d'un corps 
normal. Composition des substitutions. Groupes de permutations. Groupe Se 
Galois. Groupes transitifs et intransitifs. Groupes primitifs et imprimitifs. 

— Chap. XIV. Application des groupes de permutations aux équations. 
Transformation de fonctions de variables indépendantes par un groupe de 
permutations. Décomposition des permutations en transpositions et en cycles. 
Diviseurs d'un groupe; parties associées. Groupes conjugués. Réduction delà 
résolvante de Galois par l'adjonction des diviseurs normaux d'un groupe. Le 
groupe de la résolvante. Réduction du groupe de Galois par l'adjonction d'ir- 
rationnelles arbitraires. Groupes imprimitifs. — Chap. XV. Equations cy- 
cliques. Equations du troisième degré. Groupe de permutations de quatre 
éléments. Résolution de l'équation du quatrième desjré. Equations abéliennes. 
Réduction des équations abéliennes aux équations cycliques. Résolvantes de 
Lagrange. Résolution des équations cycliques. Division d'un angle en parties 
égales. — Chap. XVI Division du cercle en parties égales. Irréductibilité 
de l'équation de division. Les périodes el les équations aux périodes. Méthode 
de Gauss pour le calcul des résolvantes. Réduction de l'équation de division 
à une équation binôme. Propriétés des nombres ^. Sommes de Gauss. Les 

périodes à — - — et — -. — termes. Les nombres complexes de Gauss. Le corps 

des racines cubiques de l'unité. — Chap. XVII. Résolution algébrique des 
équations. Réduction du groupe par une équation binôme. Equations métacy- 
cliques. Simplicité du groupe alternant. Equations non métarycliqucs dans le 
corps des nombres rationnels. Résolution par radicaux réels. Équations méta- 
cycliques de degré premier. Application aux équations métacycliques du 
cinquième degré. Le groupe de la résolvante. — Chap. XVIII. Racines des 
équations métacycliques. Position du problème. Théorème auxiliaire. Théo- 
rèmes relatifs aux résolvantes. Racines des équations métacycliques. Dispa- 
rition des hypothèses restrictives. Réalité. Equations métacycliques du cin- 
quième degré. 



28059 Paris. — Imprimerie GAUTI1IER-VILLARS, quai des Grands-Auguatius, 55. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIKL. 404 

7. Eliminer les fonctions logarithmique et circulaire de 

l'équation 

y B= sin (log x). 
On obtient 

8. Éliminer les quantités exponentielles de l'équation 



y = 



e' — e~* 



Multipliant haut et bas par ^ et tirant de Téquation 
résultante la valeur de e*% puis celle de ^Ix en passant aux 
logarithmes, on arrive à une équation qui, dérivée, fournit 

9. Eliminer les fonctions exponentielle et circulaire de 

l'équation 

y es ac"»« sin nx. 

L'élimination faite, on a 

10. Éliminer a, 6, c, e et la fonction circulaire de Téqua- 

tien 

y^^a^-^-be ' + c sin (x + m). 

En dérivant quatre fois successivement, on trouve 

11. Éliminer cp de Téqualion 

y — b (x — a^ 

=f 

z — c 

On obtient 

p(x ~ a) + (jf(f/ — 6) = z — c, 

équation différentielle des surfaces coniques. 



402 EXERCICES MÉTHODIQUES 

12. Éliminer (f de l'équation 

Le résultat, équation différentielle des surfaces de r 

lution, est 

py — qx = 0. 

13. Eliminer (f de Téquation 



z 
L'élimination fournit 



-(^)- 



dz , . ^ dz 



14. Eliminer cp de l'équation 



\x — mzl 



On trouve 

p[x — mz) -f- qf(y — nz) = 0, 

équation différentielle des surfaces conoïdes. 

15. Éliminer 'f de l'équation 

\ 

z = 

On trouve 

dz dz 

dy dx 

16. Éliminer cp de l'équation 

L'élimination donne 

dz dz 

yz -z- + xz ■- XV = 0. 

^ dy^ dx ^ 

17. Éliminer <p et 4» de l'équation 

z =- • 

^{x — ay) 



DE CALCUL DIFFÉRKINTIEL. i(ï^i 

On obtient 

q^ + ri-- a\p* + rz) = 0. 

18. Eliminer cp^, cp^, (pj de Téquation 

u = fi{x^ — jy*) fi (t/* — z*) ^s(z* — x*j. 
Le résultat de réiimination est 

du du du 

t/z —- + zx -7- + xy -— =s 0. 
^ dx^ dy ^ dz 

19. Eliminer cp et <j; de Féquation 

z = f (x + ay) + }{x — ay). 

On trouve 

d'z . d^z 

df-'d?-""' 

20. Eliminer cp et tp de l'équation 

Il vient 

dz dz 

C'est l'équation différentielle des fonctions homogènes 
du n*"* degré, 
îl. Éliminer cp et tj^ de l'équation 

z=^Xf(xy) + y^{xy). 
On trouve 

iy* + rx' — 2«xt/ + 7i/ + px « z. 

21 Éliminer <p et <p de l'équation 

jj = y(a^ -{- 6x) ^(ay — 6x). 

Prenant les logarithmes, il vient 

log z = log f [ay 4- 6x) + log <p (ay — bx). 

Les fonctions f et 4* étant arbitraires, leurs logarithmes 



m EXERCICES MÉTHODIQUES 

le sont aussi ; on peut donc poser, F et /* représentai 
fonctions arbitraires, 

log f («y + 6x) = F(ai/ + 6x) , 
log ^ (ay — 6x) = /"(ay — 6x). 

Jogz = F(ay -|- 6x) + f(ay — bx). 
Eliminant F et /; on obtient 

„.(r_lp.)_6«(r_i,*) = o. 

23. Éliminer cp, tp et 'y^ de l'équation 

sachant que u est une fonction Aq x^y\ Qiz donné 
réquation 

On obtient 

r/ — 6^ = 0, 

équation des surfaces développables. 



CHAPITRE XI. 

DÉTERMINATION DES FONCTIONS QUI, POUR CERTAINES VA] 
DE LA VARIABLE, DEVIENNENT INDÉTERMINÉES. 

Soit F(x) 

une fraction dont les termes sont des fonctions de x. 
Quand, pour x = x^, cette fraction devient ^ ou g^, sa 
valeur est 

c'est-à-dire le quotient des dérivées des deux fond 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 405 

après que dans ce quotient on a remplacé x par Xq. Si F' (x^) 
^^['{Xq) sont nulles ou infinies, la vraie valeur est 

si F"(j:o) et f (Xo) sont encore nulles ou infinies, cette 
valeur est 

et ainsi de suite. 

La méthode est en défaut quand, pour x = Xc^ toutes 
les dérivées de ¥{x) et def{x) deviennent nulles ou infi- 
nies. Dans ce cas d'exception, après avoir remplacé x par 
Xo'\- h dans la fraction ~^, on développe haut et bas, puis, 
dans le quotient simplifié, on fait A =» 0. Le résultat est la 
valeur cherchée. 

D'autres systèmes de fonctions se présentant sous d'au- 
tres formes indéterminées, pour certaines valeurs de la 
variable qu'elles renferment, peuvent s'écrire de manière 
que, pour x = Xq, ils soient ramenés à l'une des formes 
Q,§. La vraie valeur se détermine alors de la même ma- 
nière. 

Ainsi, soit ¥{x). f(x) un système tel que, pour x = o^o, 
F (a;) devienne infinie et f{x) nulle, ce qui donne un pro- 
duit de la forme oo X 0. On a 

F(ar) . f(x) == — = -p , 



f(x) F(x) 

et ces deux dernières formes du produit proposé deviennent 
^et^ quand x=^Xq^ Donc détermination de la vraie valeur 
comme précédemment. 

Ainsi encore, soit F {x) — f{x) une expression qui, 
pour X =^ Xo, donne oo — oo . Posant 



406 EXERCICES MI^THODIQUKS 

Fi(x) et fi{x) étant des fonctions qui deviennent nulles 
pour j: = :ro, on a 

^ ^ '^ ^ F.(x) /;(x) F,(x)/;(x) 

et l'expression finale devient ^ pour x = aro. 

Enfin, quand une expression de la forme F{x)^'^ devient 
0", 00°, 1", etc., pour certaine valeur de x, il suffit de 
prendre le logarithme de l'expression et d'en chercher la 
vraie valeur v; e'' sera celle de F {x)^'\ 

Exemple I. 

Soit la fraction 

X* — 8x' + 22x* — 24X + 9 
X* — 4x»— î2x* + I2X+9 

qui, pour x = 3, devient ^ 
I^a dérivée du numérateur sur celle du dénominateur est 

4x' — 24x* 4- V4x — -24 

4x*— 12x*— 4x +12 

ou x'— 6x'+Mx— 6 

X* — 3x* — X + 3 

et ce quotient devient encore -^ pour x = 3. 
Dérivant de nouveau haut et bas, on obtient 

3x*— I2x + ll 
3x* — 6x — 1 

quotient qui, pour x = 3, devient y C'est la vraie valeur de 
la fraction proposée pour x = 3. 

Kzomple II. 

Supposons que l'on demande la vraie valeur de 

(x — a)"" 

j-, pour x=a, 

(x*— ay 

sachant d'ailleurs que m et n sont des nombres entiers posi- 
tifs et m < n. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL 



i07 



Iljfest facile de voir que, pour x =^ a, la fraction pro- 
posée devient ^ et les rapports des dérivées des deux termes 
tous infinis. Posant donc x ^^ a -\- h dans la fraction, elle 
devient 



A" 



1 
h"' 



n -m 



[(tt + hf — à^f A" (2a + hf (2a + hf 

et, pour A =» 0, donne 0. La vraie valeur de la fraction pro- 
posée, pour X «a a, est donc nulle. 

Exemple III. 

Soit à chercher la vraie valeur de 



ii"^) '*"S^» P°"^ ^"=^ 



Pour cette valeur particulière de x^ l'expression proposée 
devient X oo ; mais en l'écrivant sous la forme 



n n 
X X 

2 2 



i 



cotgx 



tangx 







elle devient g pour la même valeur particulière. 
Le quotient des dérivées des deux termes est 

sa sin* X = i , quand x ■=* - 

1 ^ 2 



sin^x 



La vraie valeur cherchée est donc 1. 

Si l'on avait écrit l'expression sous la forme 

tangx 



X 

2 



elle fut devenue § pour x=^^. 



i06 EXERCICES MÉTHODIQUES 

et le rapport des dérivées des deux termes eût été 



cos'x \2 / 



i cos'flc 2 



(i-r 

Or, la vraie valeur de -^^^ , fraction qui, pour x ^j, 
devient aussi j: , est égale au rapport des dérivées des deux 
termes de ^^ dans lequel on aurait remplacé x par j, 
c'est-à-dire à 

sin- 
Donc la vraie valeur de 

X X 

2 2 

X = i XI =i. 

COS X COS X 



Exemple l¥« 

Vraie valeur de (1 -\- mxf pour x — 0. 

(\ -f- mxj' devient, pour x = 0, 1*. 
Mais , , . , •- log (\ + mx) 

X 

expression qui, pour x =» 0, donne ^. 

Le quotient des dérivées des deux termes de la dernière 
fraction est d'ailleurs . [" ^ et devient m pour x « 0. 

Donc la vraie valeur de log (4 -|- mx)' = m. 

Et, par suite, celle de (1 + ^^^Y = ^'^ 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. i09 



Aape**e#ee«b 



. oc'^— 5a* + 7rr — 5 

La vraie valeur est - 

4 

a;' — 3a*x — 2a' '^ 

La vraie valeur est — 

9 

i + sin a? — cos x 

5. 7— ï — : , pour X = 0. 

1 -j- sin px — cos px 

La vraie valeur est-- 

P 

sin X — cos X ir 

*• -r-^ ^; r » pour x = - • 

sin 2x — cos 2x — 1 4 

La vraie valeur est - I/2. 

2 

i -- 6x' + 5x* 1 

^- rriïTirs^.Pourx-zfc— . 

2 
La vraie valeur est — 

5 

cotg X + coséc X — i ir 

0. — —-. pour X =a - • 

cotg X — coséc X + 1 2 

La vraie valeur est 1. 

taug X — sin x 

7. r-i , pour X = 0. 

sin^ X 

La vraie valeur est-- 

2 

a Vax — x' 

8. -—^ , pour Xmma. 

a — Vax 
La vraie valeur est 3a. 



ilO EXERCICES MÉTHODIQUES 



V/a« + ox + a* — I/o* — ax -j- a* 
9. — ■ , pour X = 0. 

Va-Çx — I/o — X 

La vraie valeur est I/o! 

a**«'— X 

iO. — ,poupx = <. 

logx 

La vraie valeur est — 1 -f- log o. 

arcco8(1 — x) 
iU - , pour X = 0. 

l/2x — X* 



La vraie valeur est 1. 
xe** — e*' — X -f- 1 

La vraie valeur est — 1. 



12. 5; ; ,pourx = 0. 



^* g-* 

13. -,pourx==0. 

La vraie valeur est 2. 

cos ax — cos an 

14. ; ,pourx=3«. 

nr — X* 

a sin an 



La vraie valeur est 

'sin mx\ 
sin 
On trouve m* pour vraie valeur. 



15. 1 , pour X <= 0, m étant un nombre entier. 

linx / 



i — cos X 

^^' —i — 7r~i — :,Pourx-=0. 

X log (i -f- x) 

On obtient- pour vraie valeur. 



g— — e»'» 



17. ,pourx==a. 

(x — o)" ^ 



m'e*"" 



Au moyen de n dérivations, on parvient à pou 

vraie valeur. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 114 

i8. La somme de la série 

rr -f- 2a;* + 5a:' -| f- nx" 

est jr — (» -|- 4 ) x^^' + «x"+* 

quelle est la valeur de cette somme quand x =^it 

On obtient , somme des nombres naturels. 

or-t-a:* — (2/1 + 1 )a:«»+'-{- (2/1 — i)x''-*-- 
«9. ^^—^, ,pourx = l. 

La vraie valeur est n*. 

20. La série 

x + Ax* + 9»' H [- wV 

a pour somme 

X -I- a* — (n 4- < )• x"+' + (2n*+ 2/i — 1) a;"+«— nV"^ 

(1 — ocf ""• 

quelle est la valeur de cette somme pour x = \t 
La valeur cherchée est 

/i(M + 1)(2w + i) 
— ^^-^^^^^^^^— ^^^■^— — — » 

6 

somme des carrés des nombres naturels. 

^ a' — iax* + 7a'x — 2a' — 2a* Vlax — a^ 

2L , pour X sa a. 

a* — 2ax — a* + 2a l/2ax — x* 

En ayant recours à quatre dérivations successives, on 
trouve que la vraie valeur est — 5a. (Euler.) 

s 

(x* + o«) f X* — a»)» 
22. ^ ^ ^ ^ , pour X = a. 

(3x» — a»x) (x' — c?Y 

Remplaçant x par a -\- h (exemple II), on trouve pour 
vraie valeur 

21/2 

3a* 1/3^ 



il'2 EXERCICES MÉTHODIQUES 

î23. j ; , pour X = a. 

(a — x)'« + (a' — ac'j» 

Remplaçant x par a — A et suivant le procédé indiqué, 
on obtient pour la vraie valeur 

1 +0I/3 

24. j ;^,pourx = a. 

(a —4:)» — (a*— x'j» 

Remplaçant or par a — /?, on trouve que la vraie valeur est 

tangirx — nX 

25. — ^ ,poura==0. 

zx^ tang irx 

Posant X = + /?, développant par la formule trouvée 
(exercice 5, chapitre VI, section II), puis faisant A = 0, 



7r« 



on trouve pour vraie valeur—- 

26. z — 1 PO"'' X = i . 

1 — x»" ^ 

L'expression proposée peut s'écrire 

x*" 1 —X* 

i + XP * 1 — x" 

et, pour X = 1, le premier facteur devient | et le second, §• 
La vraie valeur de ce second facteur est ~ et par conséquent 
celle de l'expression donnée, ^• 

cos ax — cos an 

27. — —- , pourx = w. 

Cette expression peut se mettre sous la forme 

i cos ax — cos an 



m 



(n + x)*" (n — x)" 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 443 

et, pour a: = n, le premier facteur est-j^—^; le second, ^. 
Au moyen de m dérivations, on trouve que la vraie valeur 
de ce second facteur est 

a*" ces [an -f-~mjrl 

(— ir t: — - — 

^ ^ 4. 2. 3... m 

et, par suite, celle de l'expression proposée, 

28. — , pour X = 00 . 

Après avoir dérivé m fois, on trouve pour vraie valeur 

i . 2 . 5 ...m 



«*" cos 



= 0. 



î9. , pour X = Qo 

x^ 

La vraie valeur est 0. 

30. 



/ 2x\ n 

). Il 1 langx, pour x = - 



2 
Forme de Tindélermination, X oo ; vraie valeur, - • 

,, , ïtX , \ 

31. sec — log - , pour x = 1 . 

2 X 

2 

Forme de l'indétermination, oo x 0; vraie valeur, -• 

a 

32. 2' sin — , pour x == oo . 

z 

Forme de l'indétermination, oo x 0. La vraie valeur est a. 

,_ .y-r ir (a X\« 

53. K a* — X* colg - I — ; — 1 , pour x= a. 

2 \a -f- xj 

8 



il4 EXERCICES MÉTHODIQUES 

L'expression proposée donne d'abord X oo , mais on 
peut l'écrire 



TT • /a — X 



+ x 2 



lanff - \/ 

Pour X = a, la limite du premier facteur est 1 ; la valeur 
du second, -. La vraie valeur est donc aussi — . 

X 4 

34. ,pourx=1. 

X — 1 log X 

L'expression, pour x «=. 1, devient oo — oo, mais en 
réduisant au même dénominateur, ce qui donne 

X log X — X -f- ^ 
(x — 1 ) log X 

elle devient ^ , et fournit -^ pour vraie valeur. 
35. La somme de la série 



i' + x* ' 2* + x* ' 3* + x' 
est TTX — \ n 



2x* ' x(e*^'— i)' 

quelle est la valeur de cette somme pour x = 0? 

Pour X = 0, l'expression devient oo — oo . 

En opérant comme dans l'exercice précédent, on trouve 
que la vraie valeur est -g-» somme des réciproques des car- 
rés des nombres naturels. (Euler.) 

36. T , pour X = 0. 

4x 2x(e^'+l)'^ 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. H5 

C'est la somme de la série 

1 1 \ 

Pour a: = 0, l'expression devient oc — oo , mais, en opë- 
rant comme dans l'exercice 34, on trouve pour vraie valeiir 
~-, somme des réciproques des carrés des nombres impairs. 

(Euler.) 

57. y , pourx = 0. 

Forme de l'indétermination, oo°. 

On a logl~l = — nx'"\o^x = — n— ^— > 

x^ 
expression dont la vraie valeur, pour ^ = 0, est 0. 

/ I N^" 
Donc ( — 1 , pour a: = 0, est 6°= 1. 

n 

38. cos oc'*' ', pour x = - • 

Forme de l'indétermination, 0". 

En employant les logarithmes, on trouve 1 pour vraie 
valeur. 

39. tang x**"*'*, pour x «= - • 

4 

Forme de l'indétermination, 1". 

i 
Vraie valeur, - • 

e 

40., Vraies valeurs du ^, pour x = et î/ = 0, dans 

l'équation 

!/* — aY + 2a'x' — X* = 0. 

Valeurs cherchées, dz 1/2. 



146 EXERCICES MÉTHODIQUES 

41. Vraies valeurs du ^ tiré de l'équation 

(y*+ axf -= x*(à'+ 2ax — x'), quand x « et y «= O. 
Valeurs cherchées, ± 1. 



CHAPITRE X. 



MAXIMA ET MINIMA. 



Section I. — Fonctions explicites d'une seule variable 

indépendante. 

Soit 1/ «= F (x) une fonction explicite de x. 

Toute racine réelle de l'équation F (x) «= 0, à moins que 
cette racine n'annulle F"(x), est une valeur de x corres- 
pondante à un maximum ou à un minimum de y : à uu 
maximum quand, pour la valeur de x trouvée, F"(x) est <0; 
à un minimum quand, pour la même valeur, F"(x) est > 0. 

Dans le cas où F" (x) = 0, il n'y a maximum ou mini- 
mum que si, pour la valeur de x trouvée, F"'(^) =0 
et que, pour la même valeur, on n'ait pas F"(a;)=»0. 
Maximum, si l'on trouve F'^tx) < 0; minimum, si Ton 
obtient F" (x) > 0. 

Et ainsi de suite. 

Cette règle générale suppose la continuité de F {x) et de 
ses dérivées dans le voisinage de la valeur de (x) fournie par 
réquation F' (x) = 0. 

Les cas d'exception sont peu importants dans les appli- 
cations. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. i17 

Exemple. 

y ^=zx^ — ax* + 6. 

F(x)==x* — ttx* + 6. 

dérivant deux fois de suite, 

V {x) = 5x* — ^ax\ 
F"(x)=!20a'— 12ax*. 

3ines de Téquation F' (x) = ou de x^ i^x — 4a) = 

4a 

— et 0. 
5 

bstituant -^ dans l'expression de F" (j:), on trouve 

64 

25 
racine correspond donc à un minimum de y. 



a^ 



nimum 



est 7 = — - — • 
•^ 5 \ 5 / 



à la racine 0, elle annulle l'expression de F" (a;), 
dérivation fournit 

F'"(x) = 60x» — 24ox, 

F" (x) = i20x— 24a, 

voit que, pour a; = 0, F"' (x) = 0, tandis que 
= — 24a. La racine correspond donc à un maxi- 
j y. Ce maximum est y = b. 

= a;^„j2x* + 45x + 30. 

Pour X = 5, y est minimum ; 
pour X = 3, maximum. 

= x"" — 75x' + \ 620x — \ ()00. 

Pour X = 6, iy est minimum; 
pour X = — 6, maximum ; 
pour X = 5, maximum ; 
pour X = — 3 , minimum. 



ii8 EXERCICES MÉTHODIQUES 

3. y=iOx*— 12x» + i5x* — 20x' + 20. 

Pour ac = 1 , y == 13, minimum. 

Pour X = 0, ni maximum, ni minimum. 



^' y 



(\+xY 

Pour X =3 3, y est minimum. 



x« — 3x + 2 

^ X» + 3x + 2 

Pour X ==1/2, t/= 121/2 — 17, minimum. 

Pour x«= — 1/2, y = — 12\/2 — 17, maximum. 

a ^ X 

^ a*+ x« 

Dérivant, on a 

dy o* — 2ax — x* 

rfx "" (a* + x')* ' 

Pour que cette dérivée soit nulle, il faut donc que 

a* — 2ax — x* = 0, 

équation dont les racines sont 

x' =-(-a(l/2 — 1), 

x"= — a;^l/2 + l). 

Pour savoir si chacune des racines correspond à U 
maximum ou à un minimum, il suffit de dériver le nuni< 
rateur de ^, car le dénominateur, toujours positif, n'ii 
fluera pas sur le signe de la dérivée seconde. 

Or c/ . (o* — 2ax — x*) 

— î^ : « _ 2o — 2x. 

dx 

En substituant les valeurs de x' et de x" dans ce résulta 
on voit facilement que 

pour x' ==0^1/2 — 1j, y est maximum; 
pour x" «= — ai 1/2 -j- l\ minimum. 



y 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 419 



En opérant comme dans Texercice précédent, on trouve 

e 

pour X = 1 , 3/ = 2 est maximum ; 

pour x = — i,y = — 2, minimum. 



x^ — X 



^ a;* — x' + 1 

La remarque faite dans l'exercice 6 peut encore s'appli- 
ler et l'on trouve 

1 zhl/ÏÏ 1 

pour X == , y = -j maximum ; 

— 1 ±1/5 i 

pour X = 2 * y^^ — â ' ^i'ïi™"™- 

(a+x) (h + x) 
^ (a — x) (6 — X) 

Pourx = Ka6, y = — -— , minimum; 

\\/a—i/bJ 

pour x=— K ao,t/= — — — , maximum. 

}. t/ = ('x« — \^ Tx» 'l\ 

En posant x* == Zj on trouve 

pour z = 0, t/ = i , maximum ; 
z B=» 4 ^ t/ = 0, minimum. 

1. y=zxvax — X*. 

3a 31/3 , 
Pour X = — ♦ V = a\ maximum. 



8. y = ifc X \/ (Strophoide.) 

^ a — X 

1/5— 1 

Pour X = — o — , y esl maximum. 

Je 



I 



iSO EXERCICES MÉTHODIQUES 

[/(1 4- x) + 2a l/ï + |/(l + x) — 2o l/x 



iô, y = 



V{\ +ir) + 2al/^+|/(l +x) — 2al/x 



.a 



Pour X «= K y = , minimum. 






X 



logx 

Pour X = c, y = e, minimum. 



^*^. y=— 



sin*mx 



sin*x 



Les valeurs de x fournies par TëquatloQ sin il' « 
rendent y maximum et égal à nfi ; celles fournies par 
l'équation sin mx » rendent y minimum et celles données 
par l'équation m tang x = tang mx rendent y maximum. 

16. y=-. 



sin (x — a) 
Pour X == a -|- - » y = l/2 . e"**" S minimum ; 

pour x = a-| 'y = — V^. e *, maximum. 

4 

47. y = sin X cos (a — x). 

a , TT 1 -{- sin a 

Pour X = — |- 7 > y = , maximum ; 

2 4 * 2 

a n i — sin a 

pour x = » v = » mmimum. 

*^ 2 4^ 2 

\S. y=:a'+* — a' — X. 

logRa — 1)loga] 
Pour X = — , y est maximum ou niini' 

logtt 

mum selon que a est < ou > 1 . 
i9. y == tang"* X . tang" (a — x). 

Pour tang (a — 2x) « — ; — tang a, y est maximum. 

n -j-m 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 421 

20. Trouver le nombre x dont la racine a:"'"* est un 
maximum. 

On aura à chercher le maximum de y = x* ; on trouve 

facilement que pour x = e,y'==e' , maximum. 

21. Une droite et une parallèle à cette droite étant 
données, trouver sur la parallèle un point tel que les 
droites menées de ce point aux extrémités de la droite 
donnée fassent entre elles un angle maximum. 

Soient B et C les extrémités de la droite donnée (*); A le 
point cherché pris sur une parallèle à cette droite. Joignons 
le point A aux points B et C et, de A, menons sur BC la 
perpendiculaire AD. En posant BC = 6, AD =« A, BD = x, 
CD trouve que la tangente de Tangle BAC a pour expression 

bh 
A* — 6x -f- X* 

dont le maximum correspond à a: «« ^ . 

22. Les côtés égaux et Tune des bases d'un trapèze 
isocèle étant donnés, déterminer l'autre base de sorte que 
l'aire du trapèze soit maximum. 

Soient ABCD un trapèze; AB la plus grande des bases, 
DC l'autre, AD l'un des côtés égaux. Si, du point D, on 
mène DP perpendiculaire sur AB et que l'on pose 

DC = a, AD==BC = 6, AP=x, 

on trouve que l'expression de la surface du trapèze est 



(o + x) 1/6* — X* 
dont le maximum correspond à 



a Va" + 86* 

(*) Le lecteur est prié de constiiiire une figure d'après les indications données 
et d'agir de même dans les autres problèmes du recueil. 



iâ4 EXERCICES MÉTHODIQUES 

27. Trouver la plus petite ellipse que Ton puisse cir- 
conscrire à un trapèze donné. 

Soient 2a et 2a' les côtés parallèles du trapèze, ia le 
plus petit; iy et 2t/' deux diamètres conjugués de l'ellipse, 
faisant entre eux Tangle ; le premier, mené par les milieux 
des côtés 2a et 2a'. Enfin, soient c la portion du diamètre 2j/ 
comprise entre les côtés parallèles du trapèze et x la partie 
comprise entre le centre de Tellipse et le côté 2a. 

On aura 

a» = -^^ [t/ - X*) , a'* = ^ [/ - (c - X)*]. 

Et, en posant a'* — a* y' 

«e et — -=s, 

c y» 

X = 



.!/ 



2 



, 1/ c* + c*z* + 2 (4a* + !2ec) 

M ==: 

2l/z 

L'expression de la surface de l'ellipse est - sin 8 yy\ ou 
en substituant les valeurs de y et de y\ 

TTsind c* + eV + z(4a* + 2ec) 

Pour _ [2 l/a'*— a'V + a*- (a'*+ o*)] c» 
^ 3(a'* — tt'j» 

ou pour [a" — 2a* + l/a'* — a'V + a*] c 

5 (a'* — a*) 

le minimum de la surface est 

27rc sin d I a'*— 4 a'V + a*+ (a'*+ a*) l/a'*— a'V-fa*J 

_ — - ■ ■ • 

5 V/5(a" — a* |/2 l/a* - a'V + a* — (a'* -|- a") 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. i2S 

Si a! = a, le trapèze devient un parallélogramme et 
xpression de la surface devient ^. Dans ce cas, il faut 
lercher la vraie valeur : on trouve Tiac sin 6. (Bossut). 

Section II. — Fonctions implicites d'une seule variable 

indépendante. 

Soit y une fonction implicite de x déterminée par Téqua- 
)n F(x, i/) = 0. 

L'équation ^==0 fournira, simultanément avec la pro- 
)sée, les valeurs de x qui correspondent aux maxima et 
IX minima, et aussi ces maxima et ces minima eux-mêmes. 

d*F 

La substitution dans l'expression ^ de chaque couple 

j valeurs trouvées pour x et y, déterminera un maximum 
i un minimum de y, selon que le résultat de l'opération 
ra positif ou négatif. 

Cette règle, pour être complète, doit recevoir des déve- 
ppements et des restrictions analogues à ceux qui ont été 
diqués dans le cas des fonctions explicites. 

tâxemple. 

Soit F(x,y) = î/'--3x»^ + a:' — 3 = . . . (i). 

En égalant à la dérivée de F par rapport à x, on a 

— ==3x* — 6xi/=0 (2). 

X 

Or, de (2), on tire x = et y = -- 

En substituant la première de ces valeurs dans (1), on 
tient 



i% EXERCICES MÉTHODIQUES 

En substituant la seconde valeur, on trouve 

x» + 8 = 0, 

d'où X = — 2 et, par suite, t/ = — i. 

Ainsi, deux couples de valeurs satisfaisant aux équa- 
tions (1) et (2) 

x = 0, I x= — 2, 

D'ailleurs, on trouve que 

(PF 

1q^ 6x — 6t/ 2 



rfF 3!/' — 5x« t/ + X 

Substituant le premier couple de valeurs dans cette ex- 
pression, le résultat est — —, Donc, pour x=0, î/ = l/ 5 
est minimum. ^ 

Substituant le second couple, le résultat est +|. Donc, 
pour X = — 2, y = — 1 est maximum. 



\, 1/' — x'y + ^ — x^ = 0. 

Pour X = — 1 s 2/ = ' 5 maximum. 

2. y' + 2x*i/ + 4x — 5 =- 0. 

\ 
Pour X = > f/ = 2, maximum ; 

pour X ■= i , 1/ = — 1, ni maximum, ni minimum, 

3. t/* — 2mxt/ + X* — tt' «= 0. 

am a 

Pour X = — n= ' y = 9 maximum. 

l/j — m* l/i —m* 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 127 

+ y^ — a'x = 0. 

a 



*OUP X = 



1/5 



7 2 

yz=a\/ zTî maximum; 

V 51/3 



y 

1/3 V ; 



2 

)oiir X = :i» !/ = — a \ / z ^ minimum, 

3\/3 



^ + y' — 5axt/ = 0. (Folium de Descartes.) 

Pour X = ^^a, y = 4'a, maximum ; 
|)ourx==0, y = 0, minimum. 

ne peut déterminer ce dernier minimum par le pro- 
ndiqué plus haut, car de Téquation proposée on tire 
^-tEt^' dérivée qui, pour a; = et j/ = 0, devient ^ 
suite fournit ^=-^ . Mais les dérivées deuxième et 
ime de l'équation du folium sont respectivement : 

d'à MijY du 

'dx^^ \^dx Idx^^ \dxl ^ 

faisant x = 0, i/ = dans ces équations, la première 
t ^«= et, par suite, la deuxième donne ^=3^- 
pour X = 0y y = est bien un minimum. 

— 2a*x* + a'y* — 8a* = 0. 

Pour X = 0, y = +2al/2, minimum; 
pourx = 0, y = — 2a V/2, maximum ; 
pour x = + ^> y = + 3a, maximum ; 
pouvx = -\-a^ y = — 3a, minimum; 
pour X = — rt, î/ = -f-3a, maximum; 
pour x = — a, y = — 5a, minimum. 



dS8 EXERCICES MÉTHODIQUES 

7. y* — Aa^xy + x* = 0. 

Pour ac =» o l5^, y = a l?^^, maximum ; 
poiirx== — al?^3, y = — 1/27, minimum. 

8. y — 4x1/ + x* + 2 = 0. 

Pour X =» 4" ^ > y = + ^ » "* maximum, ni miniroom; 
pour X «s — l»y = — 1, id. i(i. 

On procédera selon la remarque faite dans l'exercice 5. 

9. cos {y — x) — 2 sin y — cos x = 0. 

Pour X = - » y = — > maximum. 
6 3 

i 0. y' 4" wixy + a* -|- 6x + wx* =« 0. 



26/1 + m 1/6*/* + (m* — 4/i) o*n 
Pour X = ! — 



— » 



n(m'* — 4/1) 
on trouve 



— bm — 2 l/6*/î + (m* — An)a^n 
y a=s *— '. , maximum; 

m* — An 



26/1 — m \/bht + (/n* — 4/i) a*/» 

et pour X = 

n (m' — An) 

on obtient 



— 6m + 2 l/6*/i + (w* — An) à'n _,_, 
Si m = , 



y = ; , minimum. 

nr — An 



6 1 ,/- 

pour x = , on obtient i/ = H k 6*ii— 4a*n\ maximi 

*^ 2/1 -^ ^2/1 

1 ./ 

et y = Vb*n—Aà*n% rainimi 

2/i 

Si w = 0, X = 30 et y = , ni maximum, ni minimi 

Si /n*=4w. pourx = — - — , y = — , minimi 

bm* -^ 26/n 

(Euler. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 129 



Section III. — Fonctions de plusieurs variables 

indépendantes. 

Soii z une fonction explicite de x et de y. 
Les racines réelles des équations 

dz dz 

dx * dy 

seront les valeurs de x et de t/ correspondant aux maxima 
et aux minima de z si, pour chaque couple de ces valeurs, 
rinégalitc suivante est satisfaite : 

I d^z y (Pz^ d^ 

[dxdyl "^d^df ^*^^ 

ce qui exige que ^^ ^^ 5^ soient de même signe. Du reste, 
maximum, si ces deux dérivées sont négatives; minimum, 
si elles sont positives. 

Si les valeurs de x et de j/, fournies par les équations 
:7^«=0 et 4^ = 0, rendaient nulles les trois dérivées de 

aœ ay ' 

deuxième ordre, il n'y aurait ni maximum, ni minimum ; 
à moins que ces valeurs n'annulent aussi les dérivées du 
troisième ordre, sans annuler celles du quatrième qui 
devraient avoir le même signe, etc. 

Soit u une fonction explicite de x^ de y et de z. 

Les racines réelles des équations 

du du du 

dx ^ dy ' dz 

seront les valeurs de x^ y, z correspondant aux maxima et 
aux minima de m, si, pour chaque groupe de ces valeurs, 
la condition suivante est satisfaite : 



d!*u d^u d*u Y 



y rd'ud^u f d^u yUd^ud^u I d^u \M 
/ ^ \l?df\d^j)]ld?^^ 



i ds^ dxdy dxdzi 

9 



430 EXERCICbS MÉTHODIQUES 

d'il d*u . d^u «Al A • ■> 

ce qui exige que jj,»;^ el-^ soient de même signe. Du 
reste, maximum, si ces trois dérivées sont négatives; mini- 
mum, si elles sont positives. 

Si les valeurs de x, y, z fournies par les équations ^ » 0, 
^ = el :;^ = annulaient les six dérivées du deuxième 

ay us 

ordre, etc. Comme plus haut. 

Soit z une fonction implicite de x et y, déterminée par 
réquation 

Les équations ^ = et ^ = fourniront, simultané- 
ment avec la proposée, les valeurs de x et y qui correspon- 
dent aux maxima et aux minima de z, et aussi ces maxima 
et ces minima eux-mêmes. 

La substitution de chaque groupe de valeurs trouvées 
pour X, y et z dans les expressions 



rf*F d*F 


d*F 


dx* dxdy 


"^dF 



dz dz dz 

détermine un maximum ou un minimum de 2 si l'inégalité 

jd^F y d*F fi*F 



dxdy 

\-drl 



< îî^.^* (5] 



dF dF 
dz dz 



est satisfaite, ce qui exige que 

d*F d*F 

dx* dy* 

dF ^ lÏF 

dz dz 

soient de même signe. D'ailleurs, maximum, si ces deux 
expressions sont positives ; minimum, si elles sont négatives. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. iSi 

Règles analogues pour les fonctions implicites de plus de 
deux variables indépendantes. 

Les règles précédentes supposent la continuité des fonc- 
tions et de leurs dérivées dans le voisinage des valeurs des 
variables correspondant aux maxima et aux minima. D'ail- 
leurs, dans la pratique, il n'est guère besoin de considérer 
les fonctions de plus de trois variables indépendantes. 

Rxemplo I. 

Soit z = x' + t/* — dxy + 27. 

On a rfa ^ , ^ dz . ^ 

— = Sac'* — 9t/ et -— = 5v — 9x. 
dx ^ ^t/ 

En égalant à ces dérivées, les équations résultantes 
sont satisfaites par les couples de valeurs 

! et < 

On a aussi 

dh __ rf*z d*z 

dx* ' dxdy ' dy* 

La substitution du premier couple de valeurs donne 

d'z _ d'z ^ d'z 

dx* ' dxdy ' dy* 

et il est évident que, pour ces résultats, l'inégalité (1) n'est 
point satisfaite. Donc, pour x = et î/ = 0, z == 27 n'est ni 
un maximum, ni un minimum. 
La substitution du deuxième couple de valeurs fournit 

d*z _ d*z d*£ __ 

dx* ' dxdy ' dy* 

et il est aisé de voir que, pour ces résultats, l'inégalité (1) 
est satisfaite. Du reste, j^ et ^ étant positives, ;? «== est 
minimum pour x = 5 et j/ == 5. 



i3â EXERCICES MÉTHODIQUES 



Exemple ll« 

Soit w -= ary V(a — x— y — z). 

On a ^" * ,. . 

— = xyz\''2a — 2x — 3y — ^z), 
dy 

du 

— = xyV(3a — DX — 5y — 4ar). 

En égalant à ces trois dérivées et ne tenant pas compte 

des solutions a: = 0, 1/ = 0, 2 = 0, pour lesquelles w = 

n'est évidemment ni un maximum, ni un minimum, on 

trouve 

a 2a 5a 

1^1 7 

D'ailleurs, on obtient immédiatement 

Posant xyz^ = v et 2a — 2x — 3t/ — 2z = w), 
on a c/w „ c/*a rfu? rft? 

ou plutôt, puisque w est nul pour les valeurs de x, j/, 2 : 

d^u dtv 
dy* dy 

ou d^u ^ - 

De la même manière, on trouve facilement que 

-— = — ixt/'z*. = — vV, -7—- = — 2at/^% -7-1- = — 01 

c/^* -^ ' dxdy -^ f/î/t/z ^ dzdx 

Substituant les valeurs des six dérivées de deuxième 



DE CALCUL DIFFÉRENTIKL. i33 

ordre dans l'inégalité (2) et divisant les deux membres par 
x}jV\ on trouve 

x{Az — 3t/)* < y (6x — y) (Sz — 9x) 

et il est facile de s'assurer que, pour a; = ^,î/— «yet;s = Y, 
cette inégalité est satisfaite. 

Du reste, puisque les dérivées ^, 575 et ^^ sont négatives, 
u = 108 (^) est maximum. 

Il y a souvent avantage, comme dans cet exemple, à 
vérifier l'inégalité (2) après y avoir substitué les valeurs 
générales des dérivées du deuxième ordre ; les calculs sont 
plus simples. 

Exemple III. 

Soit F (x, y, z) = z^ + xyz — xy* — at' = 0. 

En égalant à les dérivées de F par rapport à a: et à y, on a 

_=y.-y.-5x^»0, 

dF 

dy ^ 

Les trois équations précédentes sont satisfaites (en ne 
tenant pas compte des solutions x = 0, y « 0, ;s = 0) par 
les groupes de valeurs 

x = — 6, [ x = — 6, 

z = 12l/3, ( z =—121/3. 
D'autre part, 

d^ ri*F C^F 

dx* 6x dxdy z — 2t/ dy* 2x 



rfF 2z + xy dF "^z-^-xy dF ^2z + xy 

dz dz dz 



134 EXERCICES MËTHODIO^ES 

La substitution, dans ces expressions, du premier groupe 
de valeurs, donne 

#rF d^F d*F 



dx* y^ dxdy dy* I 

TÏf"""" ^' d¥ ^^' rff ""j/l* 

dz dz dz 

Pour ces résultats, rinégalité (5) est visiblement satis- 
faite, et puisque 

d*F d*F 



dx* dy* 

— et -^ 
</F d? 

dz dz 

sont négatives, 2 = 12 1/5 est minimum pour x = — 6 et 

La substitution du second groupe de valeurs fournit 
d*F ie¥ d*F 

dx* . , ^^— (ixrfi/ c/t/" 1 

rfF ^^ ' _dF_ ' _^ ^1/3 

L'inégalité (5) est donc encore satisfaite et, puisque 

rf*F d*F 

dx* di? 

— et -^ 
rfF dF 

dz dz 

sont positives, z = — 12 1^3 est maximum pour x = — 6 
et ^ = —61/3. 

4 . ^ = X* — xy + y* — ày. 

Pour x=1 ety = 2,z» — 5 est minimum. 
2. -y = x* + y* + 2xy ^8x + 8y. 

Pourx«= i ety=— 1,z=. — 12esi minimum. 



HE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 135 

5. z = 2,* — 8»/'+ I8i/* — 8i/ + x' — 3x* — 3x. 
WPi= 1 -|-l/2 et i/ = 2 dz 1/3, z = — G — 4l/ï, double minimum; 
MF X = 1 — l/T et y = î2 , z = 3 -[- '4 ^^i maximum ; 
ourx= I — V/2 et y = 2 =fc Vd, ni maximum, ni minimum de ^; 
iourx= I -|-l/5 et î/= 2, ni maximum, ni minimum de z. 

4. z = X* -(- îy* — ax*y — axy' + c*x' + c*iy*. 
Pour a: «= y = 0, z = est un minimum. 



3ti + l/ya*— Sic* 27 ^, 9 ,, c* 
Pour x = V = , 2 = a* H arc 



a ' 



{9a* — 32c*)" est minimum. 

3a_l/i)tt*-3ic* 27 ^ , 9 , , c* 

Pour X = î/ =• ï 2 = «H " c 

*^ 8 ' 256 ^16 2 

a ' 

-I (9a* — 32cV 1^ csl ni maximum, ni minimum. 

^ 256 ^ 

Pour trouver les autres valeurs de x ei y qui pourraient 
correspondre à des maxima ou à des minima de z, il fau- 
drait résoudre une équation littérale du sixième degré. 

(Euler.) 

5. 2* = ax* + 26x1/ + cy* — ^* — /y- (Équation générale 

des surfaces courbes du second ordre.) 

ce — hf af — 6e 

—- et t/= — 77"» ^ sera minimum 

2(ac — 6*) -^ 2(ac— 6«) 

si a et c sont positifs et 6^* < ac ; maximum, si a et c sont 
négatifs et 6* < ac; ni maximum, ni minimum, si a et c 
sont de signes différents ou si 6* est > ac. (Lagrange. ) 

6. z = x«»/(x* + 2f/' — a)«. 

Pour X» V/ -- et M = \/ — , z est maximum, 
y 17 -' ▼ 17 



Pour X = 



436 EXERCICES MÉTHODIQUES 

7. Z = '' 



(X — a) (y — 6) 

Généralement, quand log;s est maximum ou minimum, 
% l'est aussi. 
Posant log % = ;s', on a 

-î' = 3 log X + 5 log t/ — log (x — a) — log (y — 6) 
D'où dz 5 1 f/z'__5^ 1 



rfx X X — a rf]/ y y — b 
Égalant à ces dérivées, il vient 

2x — 5a =0, 
2y — 36 = 0. 

D'où 3a 56 

Î2 ^ 2 

D'autre part, d}z 3 1 

i« "~" ~~* 7IÏ "i~ 



dx* X* (x — af 

—— 
dxdy 

d^z' 1 

= — —< + 



«'y* y* (y—bf 

En substituant dans ces dérivées de second ordre les 
valeurs de x et t/, on trouve 

d^z _ 8 d^z' _ flP;z' _ 8 

dx* 5o* dxdy ' d^* 36* 

D'après ces résultats, il est facile de voir que pour x = -^ 
et y = y, z' = \og Ijabj , et, par suite, ^ = ( 4- abj est 
minimum. 

Le procédé suivi dans cet exercice est souvent employé 
quand la fonction est un produit ou renferme des radicaux. 



8. z = xf/ l/a*6*— aV— by. 

^ b a a^V 
Pourx=±— — et y = db— —»«=;: ; double maximum. 

1/3 1/5 5\/5 



DE CALCUL DIFFÉRENTIKL. 137 

9. z = s'in X -{- sin y + sin (x + .v). 

Pour X = y = 60% z = est un maximum. 

0. M = xyz (a* — x' — j/* — z'). 

a 2a* 

Pour X ^= y = z = — -* " = » u" maximum ; 

1/5 251/5 

a 2a» 
pour X = «/ = z = » w = , un minimum. 

1/5 251/5 

M . M = ax' — 6xy -(- x-? -|- ?/«. 
Pour x = i/ = z = 0, i(==0 n'est ni maximum, ni minimum. 

2*. abxyz 



11 M 



(rt + x)(x + ^)(// + z)(^ + c) 



u = ab I— -\ . un maximum. 

la* -I- C4 / 



En procédant comme dans l'exercice 7 et posant dans le 
cours du calcul f^j =-, on trouve que, pour x = an, 
y = ail*, z = a7i', 

+ 
1 3. (x» + !/' + «') =» x> + î/«xar + z*xy. 

Pour x = y^=^a. 1,6... 

zcs=a . 0, 85 ..., un minimum. 

14. Trouver dans Tintérieur d'un triangle un point tel 
(|ue la somme des carrés de ses distances aux trois som- 
mets soit minimum. 

Soient A, B, C les sommets du triangle proposé; a, b^ 
c les côtés opposés ; le point cherché. 

En prenant le sommet A pour origine, la direction de c 
pour axe des abscisses ; représentant par x, y les coordon- 



i38 ËXEKGICtiiS MÉTHODIQUES 

nées rectangulaires du point et par u la fonction qu'il faut 
rendre un minimum, on trouve que 

Il = x^H- i/+ (c — x)*+ y^ + (h cos A — a;)*+ (6sin A-.y)- 

et que, pour x =» ^j±JL9.21A et v = ^-^ , u est minimum. 
D'ailleurs, pour ces valeurs de x et y, les distances du 
point cherché aux sommets du triangle sont 



3 ' 3 ' — 5 

Le point est le centre de gravité du triangle. 

15. De tous les triangles que Ton peut inscrire dans un 
triangle donné, quel est celui dont le périmètre est le plus 
petit? 

Soient A, B, C les sommets du triangle proposé; a, 6, ^ 
les côtés opposés; D situé sur c, E situé sur a, F situ^ 
sur bj les sommets du triangle cherché. Soient, en outre^ 
BD = X, Œ = y, AF = ;s et u le périmètre du triangle 
DEF. On a 

u = [x* + (a — yf — 2x(a — y) cos B]* 
+ [y' + (b- zf - î2f/(6 — z) cos C]î 
+ [-5* + (c — x)* — 2z (c - x) cos A]ï. 

En égalant à les dérivées de u par rapport à a;, à y et 
à ;5, on trouve 

X — (o — t/) cos B (c — x) — z cos A 



I 



[x» + (a — t/)' — 2x(o — y] cos B]* [z- + (c — x)*— :2s(c — x) cos 

et deux autres équations que Ton peut écrire immédiate- 
ment. Or si, des points E et F, on mène les perpendicu- 
laires EP et FQ sur AB, il est facile de voir que l'équation 
précédente n'est autre que 

DP DQ 

— « — ^ ou cos BDE « cos ADF. 

DE DF 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 139 

Donc les angles BDE et ADF sont égaux. On prouverait 
de même que les angles BED et CEF, CEE et AFD sont 
respectivement égaux. 

Donc on obtient le triangle cherché en joignant entre 
eux les pieds des perpendiculaires menées des sommets du 
triangle donné sur les côtés opposés. 

Au lieu de résoudre les équations de condition du maxi- 
mum ou du minimum deu : 

du du du 

dx dy dz 

on cherche souvent, quand elles sont compliquées, à les 
interpréter, comme dans cet exercice, de manière à en tirer 
d'autres conditions que celles des valeurs dex, y, Zy etc. 

16. On donne deux droites qui se coupent et deux points 
situés dans Tangle qu'elles forment. Trouver sur les droites 
deux points tels que la somme de leurs distances entre eux 
et aux points donnés soit minimum. 

Soient A le point de rencontre des deux droites données 

AX et AY ; D et E les deux points donnés ; G pris sur AX, 

F pris sur AY les deux points cherchés. Après avoir mené 

de E sur AX la perpendiculaire EP et, de D sur AY, la 

perpendiculaire DQ, soient tirées les droites GE, GF et FD. 

Posons 

AP = a, AQ = 6, EP = p, HQ = 9, AG=:x, AF-«y. 

En représentant par u la somme des droites GE, GF et 
FD, on trouve que 

««[p«-|.(a-x)»]« + [x«+i/«-2xi/cosA]*'+[7»-f-(6-y)»]i- 

et, en égalant à les dérivées de u par rapport à x et à y, 

a — X X — y cos A 

-7 = '■ r 

[p* + (a — x)*]* [x* + y* — 2xy ces A]* 

6 — y y — X cos A 

W + (^ - y)'¥ [^' + !/* - 2xy cos A]« 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 441 

Si, de 0, on mène la perpendiculaire OP sur AB et que 

l'on pose 

on trouve qu'en représentant paru la somme des droitesOA, 
OB et OC, on a 

tt=(x«+y*)«+ [(c- xY+y*]'+ [(x-b CCS A)-+ (y -b suiAf] i 
et, en égalant à les dérivées de u par rapport à ^ et à j/, 

X c — X b cos A — X 

i'^'+y')^ [{c — x)*+ yj* [(x — 6 cos A/+ {y —b siii A)*]« 
.y y 5sinA — y 

1 "T 



(x'+y^f [(c - x)*+ y^Y [(X — 6 cos A)*+ (y - 6 sin A)*]* 

Or, si Ton désigne par 6 et 9' les angles AOP et BOP, il 
est facile de voir que les équations précédentes fournissent 

6 cos A — X 
sm B — sin »' = 



cos e -}■ ^^^ ^' 



[(X — 6 cos A)* + (y — 6 sin A)*p 
h sin A — y 



[(x — 6 cos A)* + (y — b sin A)*]' 
Elevant au carré et ajoutant, on trouve 

cos(e + e') = — -. 

O'où e + e' = AOB=i20^ 

On prouverait de même que AOC et BOC valent cha- 
cun 120^ 

En représentant par t, v et tv les droites OA, OB et OC, 
on trouve 



i4S EXERCICES MÉTHODIQUES 

équations qui donnent, en représentant / + r + w par s, 

8 a'^ + c^ — W 

t? = — , 

3^ 5s 

»-> os 

Ce problème est célèbre dans l'histoire des niathémati— 
ques et M. J. Bertrand en a donné une solution très pra-* 
tique dans le Journal de Uoiwilley tome VIII. 

Section IV. — Fonctions dont les variables sont liées 

par des équations. 

Soit w™s/*(x, t/, Â, v, w ...) 

une fonction de m -f- w variables lides par les n équations 

Lc«0, M = 0, N = (I). 

Pour déterminer les valeurs des variables qui peuvent 
correspondre aux maxima et aux minima de m, on égale à 
la différentielle totale de u et Ton différentie les équa- 
tions (1) par rapport à toutes les variables qu'elles contien- 
nent. Des n + 1 équations ainsi obtenues, on élimine, 
souvent avec avantage par la méthode des multiplicateurs, 
les différentielles des 7i variables dépendantes et, dans 
l'équation finale, on égale à chacun des coefiicicnts des 
différentielles qui restent. Ce procodé fournit m équations 
qui, jointes aux n équations (1), fournissent les valeurs 
cherchées. 

Pour chaque système de ces valeurs, on reconnaît qu'il 
y a maximum ou minimum au moyen des dérivées par- 
tielles du second ordre de u et des inégalités connues. La 

(♦) S = - (a« +b*-^ ci) 4- 2 [/'à m«, 

expression dans laquelle m* représente la surface du triangle. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 443 

nature de la question exempte parfois de ce calcul souvent 
laborieux. 

Exemple 1. 

Soit à chercher le maximum et le minimum de la foncr 

tien 

u =: a 8\n^ X -{•• b s\n* ij , 

x eiy étant lies par l'équation 

y-^^ = l 0). 

Égalant à la différentielle totale de u et différentiant (1), 

0¥i a 

a sin 2xdx -f- ^ sin 2yrfy = 0, 

dy — dx = 0. 

Éliminant dy et égalant à le coefficient de dx dans 
l'ëqualion résultante, on trouve 

asin2x + 6sin2y = 0. .... (2), 

et le système des équations (1) et ^2) doit fournir les valeurs 
des variables correspondant au maximum et au minimum. 
Or, de (1), on tire 

ot, par suite, 

sin 2y = sin f 2x -{- - j = cos 2x. 

Substituant cette valeur do sin 2i/ dans (2), on obtient 

b 

tang 2x = 

a 

D'où 

sin' X = » sm' y = 



et 



ii=i[a + 6d={o« + 6vJ. 



Le signe supérieur donne pour u un maximum et le 
signe inférieur un minimum. 



'JQ 



iU EXERCICES MÉTHODIQUES 

Kxomple II. 

Par un point donné, mener un plan tel qu'il forme avec 
les plans coordonnés un tétraèdre minimum. 

Soient l'origine des coordonnées rectangulaires; A, B 
et C les points où le plan cherché rencontre les axes OX, 
OY et OZ; a, b, c, les coordonnées du point donné. 

Posant OA = ic, OB = y et OC = z, on trouve que la 
fonction dont il faut trouver le minimum est F^ 

les variables étant liées par l'équation 

-+-+-=i in 

X y z 
La fonction proposée donne 

log w = log X + log y + log « — log 6. 

Égalant à la différentielle totale de cette expression ^^ 
différentiant (1), on a 

dx , du dz 

- + - +- =0, 
X y z 

adx bdu cHz 

«* t/* JS' 

Entre ces deux équations, il faut éliminer dz et é^^'^^ 
à 0, dans l'équation finale, les coefficients de dy et d£? ^'• 
On y parvient élégamment par la méthode du multiplica^^i^ 
indéterminé. 

Multipliant donc la première de ces équations par le fac- 
teur indéterminé \ soustrayant de l'équation résultante la 
seconde équation, membre à membre, puis égalant à tes 
coefficients dedx, dyet dz, on trouve facilement 

abc 
^ x'^ y~ z 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. M5 

abc 

D'où 3A = - -j 1- - =^^ I, en vertu de l'équation (1). 

X y z 

i 

Donc ^ ■* r » 

3 

et, par suite, 

9abc 
x = 3a, y = 36, z^=oc et w= 

On reconnaît aisément que cette valeur de u ne peut être 
qu'un minimum. 

Kxemplo III. 

Décomposer le nombre n en trois parties telles que la 
somme de leurs carrés soit maximum et que, multipliées 
respectivement par les nombres a, b et c, la somme algé- 
brique des produits soit nulle. 

Soient x, t/, z les parties. 

On aura à chercher le maximum de 

les variables étant liées par les équations 

x+y+z^n, 
ax + by-\-cz = 0, * ' ' ' ^ '' 

Égalant à la dérivée totale de u et différentiant les 
^^quations (1), on a 

xdx -{- ydy -|- zdz = (2), 

rfx -j- rfy + dz «= (3), 

adx + bdy + cdz = (4). 

Entre ces équations, il faut éliminer dz et dy, puis, dans 
l'équation finale, égaler à le coefficient de dx. On y 
parvient élégamment comme suit : 

Multipliant (5) par — X et (4) par (jl (X et a étant des 
^Multiplicateurs indéterminés), puis additionnant, on trouve 

a^ + x = A, 6A* + y = ^j c^-|-z = A. . (5). 

10 



146 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Ue ces équations, jointes aux équations (1), il faut tirer 
les valeurs de x^ y, z, X et [x. 
Additionnant les équations (8), on a 

(a -}- 6 + c) fi + n =» 5a- 

Les additionnant de nouveau après les avoir multipliées 
respectivement par a, b et c, on trouve 

(a* + 6* + c*j f. = (a + 6 + c) X. 

Posant a -f t + c == 5| et a* -j- 6* + c' =» 5„ les deux d^- 
nières équations s'écrivent 

s,p -|- n e= 5a, 

Substituant ces valeurs de [x et de X dans les équations l^y - 

on trouve 

n 

X = («, — a»i), 

OSi — s] 

n . . 



n 



Le maximum demandé est donc 
n' 

(5«, — s]y 

Exemple IV. 

Partager un nombre donné a en n parties telles que leur 

produit soit un maximum. 

Soient x, y, z,v,tv ..», les n parties, on aura à chercher 

le maximum de 

u s=s xyzvw . . . , 

les variables étant liées par l'équation 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 147 

Egalant à la différentielle logarithmique de u et diffë- 
renliant (1), on a 

dx , dy dz dv dw , 

- + ^ + -+-+—+...=0, 
X y z V w 

rfx -j- dy -j- c/ji -j- rfi; + rf^ + • • • = 0. 

Multipliant la première équation par le multplicateur 
indéterminé — \ additionnant l'équation résultante avec 
la seconde équation et égalant à les coefficients de dx, dy, 
dz,dv,dw ... , on trouve 



• • t 



D'où wA = o et X = - 

n 



Donc 



a /o\" 

x = y = z = v = u?.,. — - et M = (- 

n \nl 



Ce problème permet d'en résoudre nombre d'autres très 
facilement. 

• a* 6* 

x' y* 
les variables étant liées par l'équation x -f- 1/ = c. 

X s 

Pour X = c — et y =c -^ , on trouve 

1 / * !\» 
M = — I a* -|- 6'j , un minimum. 

2. u = 5x + Dî/, 

X et î/ étant liés par l'équation 4sinx — 3cos j/ = 0. 

On trouve 

/5\* 3 

w = 5arcsin(-I -f- 3 arccos- = 5,155 ..., un maximum. 

5. M = (mx -f- n) {ny -[* ''0» 

X et 1/ étant liés par l'équation a"*' X fr*^ = c. 



448 EXERCICES MÉTHODIQUES 

En faisant usage des logarithmes et de la méthode du 
multiplicateur indéterminé, on trouve que 

log (ci''6'"c) . log(a''6"'c) 

pour mx + #1 =» : et ny + wi = ; — , 

^ ^ :2loga ^^ 2Iog6 

[log (o"6'"c)T 

u «= — ■ — -- , un mnxmium. 

4 log a logo 

4. ,/ = {x + a)Cy + 6)(z + c), 

x,y eiz étant liés par Téquation a'^b^c' = k. 

En opérant comme dans l'exercice précédent, on trou^r^ c 
aisément les valeurs de a* -j- a, t/ + ''i ^ + c et de 

(log fca-6Vj* 

u = — — , un maximum. 

27 log a log 6 loge 

réquation x + my^ -j- nz' = a liant les variables. 
Par la méthode du multiplicateur indéterminé, on trouv- ^^ 

facilement 

a' 
u = , un maximum. 

27/wn ' 

%, ti = COS X COS y COS JZ, 

réquation de liaison des variables étant x -(- j/ + 2 = tc. 

En égalant à la différentielle logarithmique de la fonc — ' 
tion et employant le multiplicateur indéterminé, 

tang X = tang y *=■ tang z. 
D'où 

x = y t=^ z = ~ cl M = -, un maximum. 

7. M = (a'— 1)(6i'— 1)(c*— 1), 

X, y, z étant liés par l'équation a'b^c' = fc. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. i40 

Faisant usage des difFérenlielles logarithmiques et du 
multiplicateur indéterminé, 

m = IA;' — ij , un maximum. 

I 

l'équation de liaison étant a'b^c' = A. 

Opérant comme dans les exemples précédents, on obtient 
pour maximum de la fonction proposée 



(a_,)(6-1)(c-1) 

9. u=x^yh'^t\ 

les variables Xy y^zett étant liées par l'équation 

* + 2y + 3z + 4( = a. 

On trouve pour maximum de la fonction, en posant 

ot-{-p-|-y-|-8 = n: 

10. L'un des angles obliques d'un triangle sphérique 
rectangle est donné : déterminer les côtés qui comprennent 
cet angle, de sorte que leur différence soit la plus grande 
possible. 

Soient a l'angle donné, cp et 9 les côtés qui le compren- 
nent, (p représentant l'hypothénuse. 
Il faudra chercher le maximum de 

9 et 6 étant liés par l'équation 

tangd =cosalangf. 
On trouvera que pour 

tang f a= (sec a)* et tang 6 == (cos a)', 
u est maximum. 



i$0 EXERCICES MÉTHODIUl'ES 

11. De tous les parallélipipèdes rectangles dont la somme 
des arêtes est la même, quel est celui dont le volume est le 
plus grand ? 

Soient x, t/, z trois arêtes contiguës, a leur somme. 
On aura à chercher le maximum de 

u = xyz, 

x.y^z étant liés par l'équation x-\-y-{'Z^='a. 
C'est le problème présenté comme exemple IV. 

a a' 

Pour x==v = ^==-f " = :r-» "" maximum. 
^ 3 27 

12. De tous les cylindres droits, à base elliptique, qt^ 
l'on peut inscrire dans une sphère donnée, quel est cel ^ 
dont le volume est maximum T 

Soient x et y les demi-axes de l'ellipse de base; % ^^ 
hauteur du cylindre ; a le rayon de la sphère, 
il faudra chercher le maximum de 

les variables étant liées par l'équation a:*-f-y* + ;s'= a*. 

En faisant usage des logarithmes et du multiplicateu:^ 
indéterminé, on trouve que pour 

a 



1/3 



na^ 



u = est le maximum cherché. 

31/3 

L'ellipse de base doit dont être un cercle. 

13. Plus courte distance d'un point à un plan. 
Soient a, fr, c les coordonnées du point ; 

Ax + By -|- Cr + D = Téqualion du plan . (i) - 

On aura à chercher le minimum de 

X, y, et z étant liés par l'équation (1). 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL, 151 

Egalant à la différentielle totale de u el différentiant (1), 
on a 

(x — a)dx -{-(y — b) dy -f" (^ — c) rf« — 0, 

Arfx + Bdy + Cdz « 0. 

En faisant usage du multiplicateur indéterminé, on trouve 

X — a y — 6 z — c 
A "" B ^'~C 

D*où, par les propriétés connues des rapports égaux, 



(x^aY+(y—b)*+{z^c)' ^^ \/{x^nf+{y^b)*+iz^cY 
A{a:'-a)+ B(y-6)+C(z— c) V/a' + B' + C'* 

ou M* U 

— (Aa + B6 + Cc + D)^'*=V/Ai+B«+'^' 
D'où Aa + B6 + Ce + D 

« 

14. Maximum et minimum de la distance d'un point 
donné à une sphère donnée. 

Soient a, b^ c les coordonnées du point donné; x, y, z les 
<iOordonnées courantes des points de la sphère; a, p, y les 
coordonnées de son centre ; R son rayon. 

On aura à chercher le maximum et le minimum de 

u = i/(x- af+ (y - 6)»+ (z - c)«, 
l'équation de la sphère 

(x-«f + (iy-p)« + (^-rf-R». . . (I) 

liant les variables. 

La règle fournit les équations différentielles 

(x — a)rfx + (y — 6)rfy-{-(z— c)(/z==0. . (2), 
(x — a)rfx + (y — p)(/i/ + (z— r)rf« = 0. . (3). 

Soustrayant ces deux équations, on trouve que l'une 
d'elles (2), peut être remplacée par 

(a — «)rfx + (6 — |3)(/y + (c — r)£/z = 0. . (4). 



/ 



im EXERCICES NÉTHODIQUtS 

Multipliant (4) par le facteur indéterminé X, retranchant 
(3) et égalant à les coefficients des différentielles, on 
trouve 

a— a h — p c^Y l/(a — «f-f-(6— .S/+(c-r)* 

D*oii, en représentant par D la distance du point donné 
au centre de la sphère, laquelle est 

R 

X — a = ziz — (a — a), 

R 

D'où, aisément, les valeurs de a; — a, de j^ - fc et de 2— c; 
puis, par substitution, 

M = Ddb R. 

Le signe supérieur correspond au maximum, le signe 
inférieur au minimum. 

13. La surface {x^ + if + z^f = aV + ty -|- (?z^ (1) es^ 
coupée par le plan lx-\'my-\-nz=^ 0. Trouver le maximu ^^ 
et le minimum de la distance du centre de la surface à 
point du périmètre de la section. 

En représentant par r la distance dont il s'agit, il faud 
déterminer le maximum et le minimum de 

les variables x, j/, z étant liées par les deux équations de 

surface et du plan. En opérant comme dans l'exemple II 

on trouvera pour déterminer le maximum et le minimu 

de r l'équation 

/* m* /** 
1 1 =0. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 453 

(1) est la surface cCélasticité et l'équation précédente sert 
à trouver les vitesses de l'onde propagée dans un milieu 
cristallisé. (Fresnel et Herschell.) 

16. Un paraboloïde elliptique est coupé par un plan per- 
pendiculaire à l'axe. Trouver le plus grand parallélipipède 
rectangle que l'on puisse inscrire dans la portion de para- 
boloïde déterminée par le plan sécant. 

Soient a la distance du plan au sommet du paraboloïde; 
X, y, z les coordonnées de l'un des points communs au 
paraboloïde et au parallélipipède. 

Il faudra chercher le maximum de 

u ■= 4(a — x) yz (volume du parallélipipède), 
x,\i,z étant liés par l'équation du paraboloïde 

On trouvera que, pour 

..t. ,_(.|)= .. ._("^)', 

ie maximum est 

Si le paraboloïde était de révolution, on aurait u = a*/>. 

17. Trouver l'aire de la section faite dans un hyperbo- 
loïde à une nappe par un plan qui passe au centre. 

La section est une ellipse dont les axes sont les valeurs 
maximum et minimum du rayon vecteur 

r = Vx" + y^ + z\ 

les variables x^y eXz étant liées 

X* y* z* 

!• par -^ + t;: : = 1 » équation de l'hyperboloîde ; 

o* 6* c* 

2* par Ix -^-my -)- nz — > 0, équation du plan sécant. 



i54 ËXERGiCËS MÉTHODIQUES 

En opérant comme dans Texemple III» on trouve pour 
déterminer le maximum et le minimum de r l'équation 

— , = 

.« "^ ^8 AS ^« I -a 



r* — a* ' r» — 6* r* + i^ 

Ordonnant par rapport aux puissances décroissantes de r' 
et divisant par le coefBcient de (r*)*, on trouve que le 
dernier terme, produit des deux racines, est 

Donc Taire cherchée est 

nabc 



18. Trouver la surface de l'ellipse dont l'équation est 

A(x~«)* + 2B(«-«)(y-^) + C(y-p)»+i=0(i), 

a et ^ désignant les coordonnées du centre. 

Les axes de l'ellipse cherchée sont les valeurs maximum 
et minimum du rayon vecteur dont le carré est 

r*==(x-a)«-{-(.y-P)»+2(x-a)(y-p)cose, 

6 étant l'angle des axes et x^ y étant liés par l'équation de 
la courbe. 

Égalant à la différentielle totale de r, différentiant (1) 
et faisant usage du multiplicateur indéterminé \ on trouve 
que les coefficients de dx et de dy, égalés à 0, donnent 

A[(a: - «) + (y - p) cos »] + A (X - a) + B (y — p) = , 
4(!/-P) + (^-«)cosd] + C(y — p)-f-B(x-a)c=0. 

Multipliant la première de ces équations par x — a, la 
seconde par y — p et additionnant, on trouve 

!• 
xr»— ! =0, d*où A = --- 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. Ibo 

Substituant cette valeur de X dans les deux équations, on 
peut écrire les résultats comme suit : 

(^cosâ + B)(x-«) + (l + c)(t^-|3) = 0. 

Pour éliminer x — a et j/ — p, il suffit de remarquer 
que les seconds membres de ces équations étant nuls, le 
dénominateur commun de x — a et t/ — |3 doit être nul 
aussi, ce qui fournit 

(p + A)(l + c)-(icos6-t-B)-0. 

D'où 

(AC — B») r* 4- (A -f- C — 2B cos f ) r* + sin» fl = 0. 

Après avoir divisé par AC — B*, on voit que le dernier 

terme de cette équation, produit des racines, est ^^ _ ^^ 

et que, par conséquent, Taire cherchée est ^^^ 
^ '^ ^ \/AC - B« 

19. Trouver le volume de l'ellipsoïde dont l'équation est 

ax* + ay + a"z^ + "ùbyz + Wxz + 26"xy = c . (1 ). 

Les axes principaux de l'ellipsoïde sont les valeurs 
maximum et minimum du rayon vecteur 

r = l/x*+iy* + z* (2), 

les variables étant liées par l'équation (1). 

En égalant à la différentielle de (2), dilférentiant (1) et 
faisant usage du multiplicateur indéterminé X, les coeffi- 
cients de dx, dy^ dz égalés à donnent 

Ax + ax +6'« + 6"y=:0, 

^y +(^y +bz -f 6"x = 0, . . . . (3). 

kz-^a^'z + by +6'x =0. 



166 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Multipliant ces équations respectivement par x, y, % et 
additionnant, on trouve 



c 



Substituant cette valeur de X dans les équations (3), W 
vient 

b'x + 6y— f~a")z = 0. 

Pour éliminer x, y, z, même remarque que dans Vexetr- 
cice précédent, ce qui fournit 

(i_„) («_„.) (^_..) _.(«_„) _..(«_..} 



6"* (4 — a") — 266'6" = 0. 



Ordonnant par rapport aux puissances décroissantes de 
et observant que le dernier terme est le produit des racines^ 
et par conséquent celui des carrés des axes principaux, ou 
trouve pour le volume cherché 



c* 



^ (aa'a" — ab^ — a'6'* — a"6"» + î266'6")« 

20. Trouver la plus petite ellipse que l'on puisse cir- 
conscrire à un triangle donné. 

Soient OXY le triangle donné ; OX = a, OY = fc et 
l'angle YOX = 9. En prenant pour origine, OX et OY 
pour axes des x et des t/, et représentant par a et ^ les 
coordonnées du centre de l'ellipse cherchée, l'équation de 
cette courbe peut s'écrire 

A(x_a)*+2B(x-«)(t/-p) + C(y-p)«+1-0. (i). 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. iST 

En exprimant que la courbe doit passer par les points 
O, X et Y, on obtient trois équations qui fournissent pour 
les coefficients A, B et C : 

2|3 — 6 



A = — 



B = 



a(a6 4-pa — ab) 
(2of — a)(2p — 6) 
2ap(a6 + |So — «6) 

2a — a 
P(a6 + pa — ci6) 

L'aire de l'ellipse (1) est 

irsin 6 



*\s 



; (voir l'exercice 18), 



(AC — A») 

expression qui sera un minimum si AC — B' est un maxi- 
mum. Substituant les valeurs de A, B, C dans AC — B' et 
cherchant quelles sont les valeurs de a et de ^ qui corres- 
pondent au maximum de la quantité résultante» on trouve 

a h 

«==_ et 0=:-- 

5 ^3 

Par suite, 



* 2a6 6* 



L'aire cherchée est donc 

Sir 



ab sin B, 



31/3 

(EuLER, Solution de Bérard.) 



458 EXERCICES MÉTHODIQUES 



CHAPITRE XI. 

IV 

TANGENTES ET NORMALES DES COURBES PLANES. 

En désignant par x' et y' les coordonnées courantes 'i 
par X Qiy celles du point de contact de la tangente ; par & 41 
S„, T et N, la sous-tangente, la sous-normale, la tangea ^^ 
et la normale, on a 

A. En coordonnées rectilignes rectangulaires. 

a. L'équation de la courbe étant de la fovmey^^f{x^^ 

dy 
(i) y' — y *= T" (**' — ^)» équation de la tangente; 

i 

(2) t/' — y s=s — —- (x' — x), équation de la normale; 

dy 

dx 

S. = | . . .(3); S„ = yg. ,m 

dx 



''-y /^+7^»-^«)' ^-v*+(ir («)•' 



s/'^m 



et^ p désignant la perpendiculaire menée de l'origine sur 

la tangente, 

dv 
y — x — 
*^ dx 

P = , (7). 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 459 

l. L'équation de la courbe étant de la forme F (a;, y) = 0. 

dF il F 

(y' — y) h (^' "~ ^) 7~ ■■ 0> équation de la tangente; 

dV dF 

(y' — v) T" — (^ — ^) -7- =^ ^> équation de la normale; 
dx dy 

dF dF 



S,= -2/|.{iO); 
dx 



n 



dx 
dy 



= !/ 



rfF\ 
dy 



V \tJ 



(12); N = y 



p = 



rfF 




jî (">' 



. . . (14). 



B. En coordonnées polaires. 

■ et r représentant l'angle polaire et le rayon vecteur, 
'angle de la tangente et du rayon vecteur, 



dr 

s,. = ^. . (15); 



/ ^ 

n/ (S 



S,==-. . . (16); 



(i7);N=v/r*+(^)* (18); 



lang/u = -- . . . (19); p = 
di 



N/^+Ê)' 



• (20). 



460 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Rxemple I. 

Trouver les éléments principaux de Tellipse dont Téqua 
tion est 

-s+s— ■>■ 

En dérivant, on trouve 

c/F _ 2ar dF % 
dx a* f/y fc* ' 

HV /VIT 

et, en remplaçant ^ 6t -^ par leurs valeurs, on tire succeî 
sivement : 

!• De l'équation (8), 

ou xx' yy' _ 

a 

pour équation de la tangente. 
2» De l'équation (9), 

ou (y' — y) X (x' — a?) y 

pour équation de la normale. 
3« De l'équation (10), 

2y 

6* o* — X* 



a 



2x X 

8 



4* De l'équation (11), 

2x 



.s fts 



S«=-!/^ = -,-.- 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 

5« De l'équation (42), 



461 



T== 



b 



V \a* 



-V^+f 



6<» De l'équation (13), 



f2ar\ 



N-=y 



s/' 



a* 

< + — 



/ 



V a* ^6* 



7" De l'équation (14), 



2x , 2v 



i 



P = 



\/(ïr+(i)" \/fTi 



Ces éléments peuvent servir à en calculer d'autres. 

Ainsi, en faisant tour à tour y'— et a;'«=» dans 
l'équation de la tangente, on trouve que les distances de 
l'origine aux points où la tangente coupe les axes des x et 
des y sont 

X =— et V ■= — • 

y 



X 



Il en résulte que la surface du triangle compris entre la 
tangente et les axes est ^^, et que la portion de tangente 
. interceptée par les axes est 



V 






De l'expression de p, on tire 



V 






H 



i«i EXERCICES MÉTHODIQUES 

et, par suite, la portion de tangente trouvée peut s'écrire 
^ et la longueur de la tangente, ^• 
La soustraction donne 

pxy px pxy py 

Le produit des portions de tangente comprises entre \c 
point de contact et les axes est donc 

a*y 6*x a*6* 
px py^ p* 

On calculerait facilement encore que la distance du foj^®^ 
à la tangente a pour expression 

a*6* , , > 

^ - . , c étant égal h Va* — 6% 

et que l'abscisse et l'ordonnée du point où cette perpenc^*" 
culaire rencontre la tangente sont respectivement 

o*(c + x) u*u 

^ ' ^ et ^ 



II 

in 



V 



a* -^cx ^* + ^^ 

La distance du centre de l'ellipse à ce point est, p6t^ 

conséquent, 

' a\c + xf «"V~ ^, 

(a* + cxf (a» + cxf 

comme on le trouve en géométrie analytique. 

Exemple II. 

Calculer les éléments principaux de la spirale logarith' 
mique dont l'équation est 

d* L'équation (15) donne, puisque ^«Twae*"', 

S„ = mae"^' = mr. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 163 

Il en résulte que le lieu des extrémités de la sous- 
normale est une spirale semblable à la proposée. 
2' L'équation (16) fournit 

r* r f 

S, = — = - = - ae"'. 

mr m m 

Le lieu des extrémités de la sous-tangente est donc encore 
une spirale semblable à la proposée. 
3* D'après l'équation (17), 



= r\/ 



r* r 



fwV m 



4^ En faisant usage de l'équation (18), on trouve 

N -= V/r* + fwV* = r l/l + m\ 

5« On obtient, équation (19), 

r \ 
tang/uea — = — . 

mr m 

L'angle de la tangente et du rayon vecteur est donc 
constant. 

6« Enfin, en employant l'équation (20), on obtient 

r* r 

1. La somme des distances de l'origine aux points où la 
tangente rencontre les axes est constante dans la courbe 

On trouve, en effet, que la somme cherchée est a. 
â. La tangente à la courbe 



a 

est constante. 



x+l/a« — V* , a + l/a* — y 
= log '- 



464 EXEKCICËS MÉTHODIQUES 

En ejffet, on obtient T=a. 

«3. Dans la courbe dont Téquation est 



x' — a*, 



la somme de la tangente et de la sous-tangente est propo^ 
tionnelle au rectangle des coordonnées du point de contact. 

xy 
La somme dont il s'agit est — 

a 

4. Dans la spirale hyperbolique dont Tëquation est 

a 
t 
le lieu de Textrémité de la sous-tangente est un cercle. 
On trouve S, = — a. 

5. La courbe qui a pour équation 

46y = 4a6x — (a* + 1)x* 

fait avec Taxe des abscisses deux angles supplémentaires 

l'un de l'autre. 

x = Q et a; e= -^ï^ sont les abscisses des points oii ^^ 

courbe rencontre l'axe en question et, pour ces valeurs 

de x^ on trouve 

dti dit 

-^ = a et -/ = — a. 

dx dx 

6. L'aire du triangle compris entre la tangente à l'I^Ï' 
perbole xy = fc* et les axes-asymptotes est constante. 

L'expression de cette aire est 2fc*. 

7. Le centre d'une ellipse coïncide avec le sommet d'u^® 
parabole et le grand axe de la première courbe est perp^^' 
diculaire à l'axe de la seconde. Pour que l'ellipse coup^ *^ 
parabole à angles droits, quelle doit être son excentrici*-^ 

Soient -- + ^ = i et x^ = 2»y 

les équations de l'ellipse et de la parabole. 



s 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. ia 

Les coefficients angulaires des tangentes aux courbes, 
aux points communs, sont respectivement 

dy 6*x dy x 

dx a*y dx p 

et la condition de perpendicularité des tangentes fournit 

aisément pour l'excentricité e cherchée ^ 

, ypy 

X 

8. Dans la spirale dont l'équation est _ . 

r"s=a'* sin n/, 

Tangle des deux tangentes menées aux extrémités d'une 
corde passant par le pôle est constant. 

En effet, on trouve |x = nf et, en désignant par |jl' l'angle 
correspondant à f + tu, ji' = n (t -j- tc). 

La différence de ces deux angles, ou l'angle des tangentes 
dont il s'agit, est donc mz. 

9. Dans l'hypocycloïde 

s s 1 

x^ + y' c= o^ 

prouver que la portion de tangente interceptée par les axes 
est constante et chercher l'expression de la perpendiculaire 
menée de l'origine sur la tangente. 
La portion de tangente est a 

et 1 

10. Dans la cardioïde 

r= 0(l €08 /), 

Tangle du rayon vecteur et de la tangente est la moitié de 
celui que le rayon fait avec l'axe polaire, et les cordes 
passant par le pôle sont de longueur constante. 

On trouve 1 



466 EXERCICES MÉTHODIQUES 

D'autre part, en désignant par r* le rayon vecteur de 
même direction que r, mais de sens opposé, on a 

r' -s a[l — cos {t + ir)] »= a(i -j- cos I). 
Donc, r-^r'^^a. ' 

11. Distance du pôle à la tangente et angle de celle-ci 
avec le rayon vecteur dans la courbe dont l'équation est 

r = a(séc t — tang t). 

On trouve 

^ar 2ar* 

tang ^ B= T» P = — * 

« M-»^ I/o' + 6o*r» + r* 



12. Eléments principaux de la courbe logarithmique 
dont l'équation est 

X 



On trouve 
y'— y x' — x 



y a 

y'—y ^ x' — x 

« y 

,1 



, pour équation de la tangente; 



, pour équation de la normale ; 



S. = a; S„ = ?^; T =V/?+7; N=?l/?+7; 



P = 



a a 

y(a — x) 



wv+7 



13. Eléments principaux de la cissoïde de Dioclès 



y ^ 



a — X 

x«(5a — 2x) 
y' — y = r~(*' — ^) ®*^ réquation de la tangente 

2(0 — x)« 

3 

y' — y s= (x' — x), i'équnlion de la normale; 

x« (3o — 2x) 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 167 



__ ^x{a — x) ^ ^ x*(ôa — 2x) 
'^ 3a — 2x ' "~ 2(a-x)* ' 



_, ax • /4a — 3x ^^ ax , . 

T=z — V ; N«-- -l/x(4a— 3x); 

oa — 2x ▼ a — x 2(a — x)* ^ 



X 



l/4a — 5x 
44. Eléments principaux de la cycloïde 



x =^ a . arc cos — V^^ay — y*. 

On obtient 



a — y 
a 



/2a— y,_, 



y ^y=^y — K — x), pour équation de la tangente j 



'' — y = — V/ — ^ — (x' — x), pour équation de la normale; 

y ... 



p = 



2a -y 
yVy — x\^^a — y 



18. Eléments principaux de la chaînette 



On obtient 

y' — y x' — X 



l/y*— a* « 

y' — y x' — T 



, pour équation de la tangente; 



l/p^=^ 



, pour équation de la normale; 



r 



168 EXERCICES MÉTHODIQUES 

S.-".(.;-.-ï), S,_-^; 

N=?-; T ^' •■ p = o — -l/y^ITÔ'. 

Quand a; — 0, p = a. 

* 

16. Eléments principaux de la circonférence dont un des 
points est pris pour pôle. 

La circonférence a pour équation r'^a cos ^ a désignant 
le diamètre du cercle. 



S. = — l/a* — r*, S,= 



ar 



l/^ 



r r* 



l/a*— r* « 

17. Eléments principaux de la lemniscate 

^«s=o*cos2^ 



En représentant l/a* — r* par R, on obtient : 

R r^ aV 

"~~7' ' r' ""T' 

N =~, tangA«= — -, p = -- 
r R a* 

# 

18. Eléments principaux de la spirale elliptique 

l/a« — 6* 



l/o«— 6*(==a. 



arc cos 



r 

En représentant par R la quantité l/r* — (a* — 6') , or^ 
trouve 



r _ _ ar ._ r 1^6* -j- r' 



;,--R, S,==-, T = 



a ' • R' R 

ar 



r y a 

N=-K6'-|-r*, tangf* = -, p = 



a R \x/.«_i-|.« 



l/6«+ 



DE CALCUL DIFFÉRKINTIEL. 169 



CHAPITRE XII. 

ASYMPTOTES. 

Soit y=sf{x) réquation d'une courbe rapportée à des 
coordonnées rectilignes. 

Si l'on peut développer f{x) suivant les puissances des- 
cendantes de X de sorte que 

X X 

alors les termes qui contiennent x en dénominateur sont 
nuls pour x = 00 et l'équation de l'asymptote est 

y = ««*"' + «i»-!^""* H f- «i^p + «0 , 

c'est-à-dire une courbe de degré quelconque. 

Le cas le plus important dans les applications est celui 
où l'asymptote est une ligne droite, où l'équation précé- 
dente se réduit à 

Dans ce cas, on peut encore, au moyen de l'équation de 
la courbe, déterminer les coefficients a, et Ou de l'asymp- 
tote, sachant d'après la théorie que, pour x = oo , 

y 
Oi ^=3 limite de *-» 

X 

tto = limite de (y — ajx). 

Enfin, en considérant l'asymptote rectiligne comme 
limite des tangentes, ou peut, après avoir obtenu l'équation 
de la tangente à la courbe, déterminer ce que deviennent 
I^abscisse et l'ordonnée de cette droite à l'origine quand 

X «> 00 ; éléments suffisants pour fixer la position de 

l^asymptote et parvenir à son équation. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. i7i 

Comme applications des moyens que Ton emploie pour 
trouver les asymptotes rectilignes des courbes, on démontre 
dans les cours les propositions suivantes : 

1. Quand Téquation d'une courbe peut être mise sous 
la forme 

^^ (â "'■ "'"'^ (x) "'"'"''^ (x) "*■ '^*^' ^ ^' (^>w>p,elc.) 
les valeurs limites de -, c'est-à-dire celles de at, sont les 

M* 

racines réelles de l'équation (p(ai) =» 0, et l'on a 

Que si if (ai)= et cp' (ai) -= 0, les valeurs de Oo sont four 
nies par l'équation 



2. Quand l'équation d'une courbe de degré m est rame- 
à la forme 

y(x) y" + ^(x) 1/"-* -}- x(a:) y""* + etc. = 0, (ii<m) 

les racines réelles de l'équation (p(x) »- déterminent tou- 
îours, si elles n'annulent point ^(x), les asymptotes paral- 
lèles à l'axe des y. 

3. Étant donnée l'équation des courbes polaires 

f (0 r- + * (0 r--* + %(0 f— ' + etc. « 0, 

Téquation 9(a) =» détermine, par ses racines réelles, les 
directions des asymptotes et l'on a 

lira. r(< = a) = — -. 

? (a) 



/ 



in EXERCICES MÉTHODIQUES 



EzeHiple I. 

Soit proposé de trouver les asymptotes de la courbe dont 

l'équation est 

X* — y{x — a) ==» 0. 



Cette équation peut s'écrire 



a;» 



X — a 

et Ton voit que J? = a donne y = oo , Donc la courbe a 

d'abord une asymptote rectiligne parallèle à l'axe des y c^ 

dont l'équation est 

x = a. 

En effectuant la division de x^ par x — a, on obtient 

X X 

c'est-à-dire y développé suivant les puissances descendant- ^ 
de X. 
Donc la courbe proposée a une asymptote paraboliq 

dont l'équation est 

y = ac* + ax -{- o* 
ou 

Kzemple II. 

Chercher les asymptotes des courbes du deuxième degr^« 
renfermées dans l'équation générale 

A^' + Bxy + Cx» + Dy + Ex + F « 0. 

En réunissant dans un seul les termes du deuxième 
degré et dans un seul ceux du premier, l'équation peut 
s'écrire 

,.(Ag+B^ + G) + .(D^ + E)+F = 0. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL 173 

valeurs de ai sont donc les racines réelles de l'équa- 



— Bdrl/B*— 4AC 

:lans Tellipse, B*--4AC est négatif, ce qui donne 

eurs de Oi imaginaires. L'ellipse n'a donc point 

ptoles. 

ensuite 

Da, -fE 

2Aa, + B 
conséquent, pour équation des asymptotes, 

t/ =3 a.x 9 

^ 2A(i4-fB 

n dans laquelle il faudrait remplacer ûi par ses 

la parabole, B* — 4AC = et les valeurs de ai se 
nt à une seule, ai = — ^, Or, pour cette valeur 
?i dernier terme de Téqualion de l'asymptote devient 
Donc l'hyperbole est la seule courbe du deuxième 
ui ait des asymptotes. 

Rxeniplo III. 

on d'une courbe dont il faille chercher les asymp- 
lation de la tangente à la courbe est 

y -y= — 5^ — (^ —')' 



i74 EXERCICES MÉTHODIQUES 

En posant x' = 0, on trouve pour ordonnée à l'origine 
de cette droite 

2ax* + 5x' 3 (y' — ^) — îax* 

^'-^--^^ — ^^ • 

et, en faisant î/'= 0, on obtient pour abscisse à l'origine 

3v* 2ax* — 3(t/*— X») 



X == X — 



2ax + 3x* 2ax + 3x^ 



Les expressions précédentes, à cause de t/* — x* c= dit*» 
valeur tirée de l'équation de la courbe, deviennent 

a X* , ax* a 



r' = et x' = 



3 t/'^ 2ax + 3x* 2a ^ 

Or, pour X = 00 , on voit que 

tt ^ a 

et que d'ailleurs, y étant égal à oo quand x-=oo, la frac^ 
tion ~ a pour limite 1, d'où limite g • ^ = |. 

L'ordonnée à l'origine de l'asymptote est donc |, l'ab»-^ 
cisse à l'origine — - 1 et, par suite, l'équation de l'asymptote 

_-)--=i ou y = x + -. 
a a ù 



droite faisant un angle de 45*> avec l'axe des x. 

Exemple IV. 

L'équation d'une courbe étant 

f/*— x* + 2ax'y = 0, 
déterminer les asymptotes. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 175 

Posant / „ , y , y \ 

y = xz,\ ci OU z = - et lim. - = lim. z , 

réquation devient 

xV — X* -f- 2flrx*;r = ou X2* — x + 2az==0. 
D'où 2a2 2a«* 



X ^rz j et, par suite, y = 



1—2* ' • -^ 1—2* 

expressions qui font voir que les valeurs de x et de t/ 
deviennent infinies quand ;s = ± 1. On a donc d'abord 

y 
lim. - = tti = zfc I . 

X 

D'autre part, l'ëquation de la tangente à la courbe pro- 
posée est 

2x' — 2axy 

ce qui donne, quand x' = 0, 

2 (y* — X*) -f- 3aa:*v aa*y 



y = 



^^ + ox* 2y» + flx* 

en vertu de l'équation de la courbe. 

En remplaçant y par x%^ on a donc pour expression de 
l'ordonnée à l'origine de la tangente 



, ax^z az 

^ "" 2x V + «x* "" I' 

2«» + - 

X 

et, pour celle de l'asymptote correspondante à x = oo , et, 

par conséquent, à ;s = zfc 1, 

a 

L'équation des asymptotes est par conséquent 

a 



y«==tx 



2 

Le procédé particulier employé dans cet exemple peut 
souvent être suivi. 



/ 



476 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Rscmple T. 

Supposons qu'il s'agisse de voir si la courbe représentée 
par réquation 

a des asymptotes parallèles à Taxe des y. 
Ordonnée par rapport h y, celte équation est 

(x* - i)y + (2a:* +\)y^ — x' — \^0 

et les racines réelles zt 1 de Féquation 

X*— I =0 

n'annulent point 2a;' -j- 1. 

Donc la courbe proposée a deux asymptotes parallèles à 
l'axe des y, renfermées dans l'équation double x = db 1- 

Exemple 1^1. 

L'équation de l'hyperbole rapportée à un de ses foyers ost 



6 



a 



r = , c étant égal à l^a* -f- b*. 

a — c cos ( 

En l'écrivant 

(a — c cos t)r — fc* = 0, 
l'équation 

a — c cos a = 

détermine les angles des asymptotes avec l'axe polaire. 

On a donc pour ces angles 

a 
cos a = - • 
c 

D'autre part, 

lim. r(t — a) = : » 

c sin a 

et, en remplaçant sin a par sa valeur -, 

lim. r(( — a) = 6, 

distance des asymptotes à deux droites parallèles menées 
par le foyer. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 177 



MSaDeê'cieeê» 



1 . (a- - X-) y^ = (a^ + x^) x\ 

Deux asymptotes parallèles à l'axe des y : 

X = dz a, 

2. flx^ -|- ar'^iy — a^' = 0. 
Asymptote parallèle à Taxe des x : 

t/ = — a. 
5. (a -(- 6 + x) y = c(6 + x). 

Une asymptote parallèle à Taxe des y : 

x = — a — 6, 
et une autre à Taxe des x : 

4 (x -j- a) y* = ar -|- 2a. 

Une asymptote parallèle à l'axe des y : 

X = — Qf 

et deux autres parallèles à l'axe des x : 

L'équation de l'asymptote est 

y = — a;, 
droite qui fait avec l'axe des x un angle égal à -y 
C5 sin X 

^ X 

L'axe des x est asymptote à cette courbe et celle-ci passe 
ï^Uernativement d'un côté et de l'autre de son asymptote, 
lusqu'à ce qu'elle lui devienne tangente à l'infini. 

i. t/=»sm-- 

^ X 

L'axe des x est asymptote. 

12 



478 EXERCICES ^MÉTHODIQUES 

8. (a: + 1)y-='(x — i)x. 

En procédant comme dans l'exemple II, on trouve pou 
équation d'une asymptote : 

y = X — 2. 
Asymptote parallèle à Taxe des y; x = — 1. 

9. (x — 2) y = (X — 1) (x — 3). 

Equation d'une asymptote : 

y — X + 2 = 0. (Exemple II.) 
Asymptote parallèle à Taxe des y ; a; = + 2. 

10. y« = cos^ 



X 



Deux asymptotes parallèles à Taxe des x ; y = ± 1. 

x'^ — 3ax-+ a' 
' ^"^x^ — 36x +26^ 
Deux asymptotes parallèles à l'axe des y : 

X = 26 et X = 6. 
Une troisième asymptote : 

y = x — 3(a — 6). 
On la trouve par développement. (Exemple I.) 

12. —4—,^ ^-^ ^ • (Conchoïde.) 
y* -f- X* m* 

Asymptote parallèle à l'axe des x ; y = b. 

1 3. xy* — y = ax' -f- 6x' + ^^^^^ + ^» 

L'axe des y est asymptote et, en procédant comme da 
l'exemple II, on trouve les équations de deux autres asyn 
totes : 

2l/â 

V == — X Va 

21/^ 



14. i/ = 



DE CALCUL niFFÉRKNTIEL. iTi) 



X — a 



Par développement de i/*, comme dans l'exemple I, puis 
extraction de la racine carrée du résultat, on trouve que 

y = dz (x H- a) 

est l'équation de deux asymptotes se coupant à angles 
droits. 

Autre asymptote, x = o. 

15. i/* — 2xy — X * + 2axt/* — Sax' = 0. 

Le procédé suivi dans l'exemple II fournit aisément : 

a 51/2 — 4 



e^==4,x|/l+l/2+-. ^ 

^ i/7+vï 

i/7TT7i rt 31/2—4 

^ i/r+vi 

pour équations de deux asymptotes. 

16. (x*— 1)y=(x'' + i)x. 

Deux asymptotes parallèles à l'axe des y : 

X = db 1 , 

et une autre, y = x, que l'on trouve facilement en opérant 
comme dans l'exemple II. 

17. i/^ — ax* + a^=.0. 

V = — X + - 

est l'équation de l'asymptote. (Exemple IV.) 

18. y^ — 3axy -{- x' == 0. (Folium de Descartes.) 

En opérant encore comme dans l'exemple IV, on trouve 
pour équation de l'asymptote 

]/ = — X — a. 



180 EXERCICES MÉTHODIQUES 

1 9. OX* — 6t/* + àxy = 0. 

Même procédé que dans les deux exemptes précédeni 
donne 



y - (3*^ 



pour équation de l'asymptote. 
20. aj/' — 6a;' + c^xy = 0. 

Le même procédé fournit pour équation de l'asympti 



^^^ V 3a'6V 



a sin^ t 

21 . r = (Equation polaire de la cissoïde.) 

cos t 

On trouve (exemple VI) 



TT 



a = dz -> ^=s ± a; 
2 

équation de deux asymptotes. 

22. x' — xy + a' = 0. 
Asymptote parabolique : 

y = x\ 

23. X* — y* + a*xy = 0. 

En posant y* =zy^^ l'équation fournit 

yi = a* + ^ • û^yiS 

et, en développant t/i* par le théorème de Lagrange, 
trouve pour asymptote hyperbolique 

V = XH » 

^ ^4x 

et pour asymptote rectiligne, 

t/ = x. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 481 

Deux asymptotes hyperboliques : 






CHAPITRE XIII. 

POINTS SINGULIERS DES COURBES PLANES. 

I. — Points d'inflexion. 

Soit y = f{x) ou F(a;, j/) = l'équation d'une courbe 
plane. 

Les coordonnées des points d'inflexion sont les couples 
de valeurs réelles de x et y satisfaisant à la fois à l'équation 
de la courbe et à l'une des suivantes : 

!• si, pour deux points de la courbe situés de part et d'autre, 

niais à des distances inflniment petites, de celui qui est 

déterminé par chaque couple de valeurs» ^ a des signes 

différents; 2° si, pour ces mêmes valeurs, ^ n'est pas nul. 

Quand la première condition n'est pas remplie, il n'y a 

pas de point d'inflexion ; quand ^ = 0, les points d'in- 

Bexion sont déterminés par l'équation de la courbe et l'une 

des suivantes : 

d'y _ d'y __ 

rfx* * dx' 
Et ainsi de suite. 



182 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Lorsque Téquation de la courbe est donnée en coordon- 
nées polaires, les points d'inflexion sont fournis, et par 
l'équation de la courbe, et par 

]) représentant la perpendiculaire menée du pôle sur la 
tangente. 

11 n'y a inflexion que si ~ change de signe en passant 
par 0. 

Se rappeler que p = 



f^ 



P+01 



Kiemple. 

Déterminer les points d'inflexion de la courbe 

è étant > Oet a = 0. 

De réquation proposée, on tire 

dy 2a + 36x 

d^-y _b(ia + Ux) 

^' ^a + 6x)« 
d'y 36* (2a + bx) 

«^ S(a + bxy- 

Les points d'inflexion, s'il en existe, seront donc déter 
minés par les équations 

4a + 36x= 0, 
y- == ax^ + 6x^ 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL 483 

l)*où les couples de valeurs 

Àa ^ûiy 

4a Àa , y 

X = et v==+-- V— 3a . . . (2). 

Quand a > 0, les valeurs de y sont imaginaires et la 
courbe n'a pas de points dMnttexion. 

Quand a = 0, les deux couples de valeurs précédentes 
se réduisent à x = 0, ^ = ; mais ce n'est pas là un point 

d'inflexion, parce que ^ qui, dans ce cas, est — i, devient 

imaginaire pour des valeurs de x plus petites que 0. 

Mais quand a est < 0, les valeurs de y sont réelles et 
1** le ^ change de signe pour des valeurs de x un peu 
plus petites et un peu plus grandes que — ^r 2° le ^ 
n'est pas nul pour cette valeur de x. 

Donc la courbe a, dans ce cas, deux points d'inflexion 
dont les coordonnées sont les couples de valeurs (1) et (2). 

1 . y =a ces mx. (m positif.) 

Cette courbe a une infinité de points d'inflexion situés 
sur l'axe des x et dont les abscisses sont 

n Stt Stt (2«-{-1)fr 

2m 2m 2m 2m 

w étant un nombre entier quelconque, positif ou négatif. 

2. Déterminer la distance entre deux points d'inflexion 
consécutifs des courbes y = sin?nx et j/ = tangpx. (m etp 
positifs.) 

La distance cherchée est 

/i i 

nn [ 

\m Pi 

H étant un nombre entier quelconque, positif ou négatif. 



484 EXERCICES MÉTHODIQUES 



ax 



5. y = e 
Un point d'inflexion : 



1 * 

2a 



^=^' y=-i' 



4. Si Ao:^ + B^* + (ir + D = (1) n'a que des racines 
réelles, la courbe dont l'équation est y = Aa;'+ Ba:'*+ Ca:+D 
a un point d'inflexion dont l'abscisse est le tiers de la somme 
des racines de (1). 

En effet, si l'on désigne par a, b, c les racines réelles 
de (1), la courbe peut être représentée par l'équation 

y = (x — a) {x — 6) (x — c), 

et l'on trouve facilement que cette courbe a un point 
d'inflexion dont l'abscisse est 

a4-b-\- c 
x = 

5. a^ — axy — b*y = 0. (Trident de Newton.) 
Point d'inflexion à l'origine. 

6. x/ + ttx* + 6' = 0. 

Si a et 6 sont de même signe, la courbe a deux point- 
d'inflexion dont les abscisses sont 



X 



6\/|(3+VÏ^. 



Si a et t sont de signes contraires, deux points d'inflexion 
dont les abscisses sont 



x=zh6\/^(D-l/Ï2). 



(Cramer.) 
7. a"t/ = x"+*. 

Point d'inflexion à l'origine; double, si w = 2; triple, si 
w =r 3 ; etc. 






DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. d85 

8. y = (ax + b){ax^bl (? < i 

Deux points d'inflexion : 

6 

a ^ 



a p-^-q p + q\ p + g^ 



a' 



9. r'=-- 

On a 

^r r^ 2aV dp 2a*(4a*— r*) 
I Tr= — r-rcl, par suite, » = el--= -^» 

En posant •^= et joignant à cette équation celle de la 
courbe, on trouve qu,'au point r = 2»a et f =i, il y a 
inflexion. 

i O, 1* = a* ces 2f. (Lemniscate de Bernoulli.) 



dr [/a^—r*^ r' dp 3r* 

D'où l'on trouve que l'origine est point d'inflexion des 
d.eux branches de la courbe. 

il. y^= a — 6 cos (, 

. . (Equations de la trochoïde.) 

X »= a( — 6 sin (. 

rf*V 6 (a cos t — 6) 

On a —^= -: . 

dx* (a — 6 cos tf 

D'où, en égalant à cette dérivée seconde, 

b . a^ — 6* 

cos ( s= - et, par suite, y = 

a a 

pour les coordonnées du point d'inflexion. 



lh« EXERCICES MÉTHODIQUES 

II. — Points multiples. 

Soient F(x,t/) = [\) 

réqualion algébrique et rationnelle d'une courbe et 

^-==0, — =0 (2) 

dx dy 

ses dérivées premières par rapport à x et à i/. 

Les coordonnées des points multiples sont les valeurs 
de a: et t/ satisfaisant à la fois aux équations (1) et (2). 

Les valeurs de ^ pour chaque point double, si toutefois 
on n'a pas ^ = 0, ^ = 0. |^ = 0, sont fournies par 
la dérivée deuxième de Téquation de la courbe, dérivée qui, 
à cause de la seconde des équations (2), se réduit à 

dy^ \dxl dydx dx dx^ 

Pour un point triple, si toutefois on n'a pas^ = 0, 

5^ = 0. S^ = 0. ^' = 0. 1«« valeurs de % soJ four- 
nies par la dérivée troisième de (1) dans laquelle on aura 

Et ainsi de suite. 

Quand l'équation de la courbe est explicite et renferme 
des radicaux à double signe, on détermine les points multi- 
ples en cherchant les valeurs de ^ qui font disparaître un 
des radicaux sans le faire disparaître de ^ . L'équation de la 
courbe fournil ensuite les valeurs correspondantes de y. 
On peut aussi rendre rationnelle l'équation de la courbe et 
suivre la règle indiquée plus haut. 

La multiplicité présente différents cas : 

!• Si les valeurs de ^ sont réelles et différentes, le 
point multiple trouvé est un point multiple proprement dit. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 187 

2<> Si les valeurs ^ sont réelles et égales, et qu'en faisant 
varier x ou y des deux côtés du point considéré, les 
ordonnées ou les abscisses de la courbe soient réelles d'un 
côté, imaginaires de l'autre, le point multiple est un point 
de rebroussement. Le rebroussement est de premier genre 
quand, au point que l'on considère, le ^ a des signes 
différents pour deux branches de courbe ; du second genre 
s'il a le même signe. 

3° Si les valeurs de ^ sont imaginaires, le point mul- 
tiple est dit isolé ou conjugué. 



K&oniplo I. 

Soit la courbe représentée par l'équation 

F = y* + X* — 2(1 1/^ + Uxhj == 0. 
La dérivée première de l'équation est 

(2t/' — oay* + bx') -l-\-^x^ + %xy = 0. 

dx 

En égalant à les dérivées premières de F par rapport 
à :r et î/, on a donc 

x(x* + 6t/) = 0, 

2^' — Zay^ + 6x* = 0. 

Ces équations étant satisfaites, ainsi que celle de la 
courbe, par les valeurs réelles ic = 0, t/ = 0, ce point est 
multiple. 

Mais on a 

rf*F 

= 4(3x^ + 61/), 



dx' 

d*F 

dxdy 



ï= 46x, 



rf*F 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. i89 

double qui sera de rebroussement si, en ce point, les deux 
l)ranches de courbe ont une tangente commune. Or, on a 

dx a- 2^ ^ 

et l'on voit que, pour x = a,y=:b, les valeurs de ^ sont 
toutes deux dy 26 

dx a 

Donc le point double est de rebroussement. On a encore 

d*y 26 5 3 

— ^ =- — it (x — a)*, 

dx" a" 2 2^ ^ ' 

et, pour toute valeur de x un peu plus grande que a, les 
deux valeurs de ^ sont positives. Donc le rebroussement 
est du second genre. 

Exemple III. 

Soit encore la courbe dont Téquation est 

¥ = ay^ — x^ + bx^^O. 
La dérivée première de cette équation est 

2oy -^ — Sx* + 26x = 0. 
dx 

En égalant à les dérivées premières de F, on a donc 

x (3a: — 26) « 0. 

Ces équations, ainsi que celle de la courbe, étant satis- 
faites, pour les valeurs réelles a? = 0, t/ = 0, ce point est 
multiple, et, comme les dérivées secondes de F ne sont 
point nulles pour les valeurs trouvées, la dérivée seconde 
de l'équation de la courbe fournira les valeurs de ||. Cette 
dérivée est 



"iïf-'^ +"-'■' 



i% EXERCICES MÉTHODIQUES 

d'où dy 



ÎÎ2_±% Ax — b 



et, pour X = 0, des valeurs de ^ imaginaires. Donc l'ori- 
gine est un point isolé ou conjugué. 

(Cramer.) 



1 . (a- + y*i^ + ^a^i/ — x^) = 0. (Lemniscate.) 

L'origine est un point double et les tangentes en ce point 
sont bissectrices des axes. 

2. y'^ «= ax^. (Développée de la parabole.) 

Point de rebrousseinent du premier genre à l'origine. 
La tangente commune est l'axe des abscisses. 

5. ^* = aa;^ -j- 6x1 (a et fr positifs.) 

Point double à l'origine. Coefficients angulaires des 
tangentes en ce point : ~ = zfc \/a. Donc, tangentes éga- 
lement inclinées sur Taxe des abscisses. 

4. y(a — X) — r» = 0. (Cissoïde.) 

Point de rebroussement du premier genre à l'origine. La 
tangente commune est l'axe des abscisses. 

5. x^ — 3axi/ ^ î/5= 0. (Folium de Descartes.) 

Point double à l'origine. Axes tangents aux deux branches 
de courbe. 

G. (i/ — xV = Jc(x — a)^ 

Point de rebroussement du premier genre : x = a, y=a'. 
Le coefficient angulaire de la tangente commune est 

dx 



DE CALCUL 1>IFF1<!KENTIKL. 191 

Point isolé à Porigine. 

8. x^ — 3aV- + ^if — Zay- + a' = 0. 
Point double : x = 0, y = a. 

. ày ? 

En ce point, -^ = zb û*. 

dx 

9. aY' — 2o*x'y + o'x' — x' = 0. 

L'origine est un point de rebroussement du premier 
genre ; Taxe des abscisses, la tangente commune. 



10. y = ifc (x — a) l^x — 6. (a < 6). 
Point isolé : x = a , y =» 0. 

i i . y = ± (x* — a* l/x 

X 

Point double : x = a, y = — î2a*. 

ax ^ ^ 

\ 

12. X* — ax*y + axy- -| — a*y* = 0. 

Rebroussement du second genre à l'origine. L'axe des 
abscisses est la tangente commune. 

-13. y* + x = x(x— 1)*. 

L'origine est un point isolé. 

1 4. X* - 2ax' l/i + 2tt V — axf — ay = 0. 

dy /— 

L'origine est un point double ; -^ = zfc k 2. 

dx 

15. y*=6x' — ax*. 
Point isolé à l'origine. 



4912 EXERCICES 3IÉTH0DIUl'ES 

iC. La cycloïde a une infinité de points de rebrouî 
ment du premier genre dont les coordonnées sont 

^ = 0, x = 2/i(ï7r; 

n étant un nombre entier, positif ou négatif. 



s s i t 



1 7. aV + 6V = c^ (Développée de l'ellipse.) 
Quatre points de rebroussement du premier genre : 

c* dy 

c* dy 

x = + -, y = 0; / = 0. 
a ax 

x = , t/ — 0; / = 0. 

a ax 

18. xy" + x*î/ -f- X* — y* + 3x + 3i/ = 0. 

Deux points doubles : 

x = 3, ;y= —3; -^=±1. 

ax 

ax 

19. X* — 2at/' — 3a*j/* — 2a*x* + a* = 0. 
Trois points doubles : 

x = a, t/ = 0; -^=zb(- 

ax \3; 

(Cramer 



dx 


■.^V 


dx 


•v 


dy 

dx 


= ±l/2. 



DE CALCLL DIFFÉRENTIEL. 493 

^oint triple à l'origine : 

îï^ = + i, î^= — i,. ^ = 0. 
dx ^ dx ' dx ' 

y'-\-x' — î2oV — 2ay + a' = 0. 

}uatre points doubles : 



0, 



•' (/x 

1/* — axy^ + X* = 0. 

■^oint triple à l'origine. — Deux branches de courbe, 
Ht pour tangente commune l'axe des x, forment un 
Ht de rebroussement du premier genre. L'axe des y est 
gent à la troisième branche. 

(x* -j- yy — AaVy^ = 0. (Rosace à quatre branches.) 

L'origine est un point quadruple. — La courbe se 
npose de quatre folioles à chacune desquelles les axes 
> X et des y sont tangents. 

t/*+x*— 26x't/=0. 

L'origine est un point triple. — Deux des branches de la 
irbe, ayant l'axe des y pour tangente commune, forment 
point de rebroussement du premier genre ; la troisième 
inche a pour tangente l'axe des x. 

, 3c' — ay*+ ^bx^y + b^xy^ = 0. 

Point triple à l'origine.— Deux des branches de la courbe, 
ant l'axe des x pour tangente commune, forment un 

13 



1»4 EXERCICES MÉTHODIQUES 

l>oint de rebroussement du second genre; la troisiè 
branche a pour tangente Taxe des y. 

26. x' + 2aVy — h^ = 0. 

Point triple à Torigine. — Deux branches de la cour] 
ayant l'axe des x pour tangente commune, forment 
point de rebroussement du second genre ; la troisièi 
branche s'infléchit au point triple et sa tangente est au 
Taxe des -r. 

27. x»=ax' + 6x*y + fx*/ + i/x/ + cy . . . . ( 
En posant y = lu*, Féquation devient 

Cette dernière équation représente une courbe du qi 
trième ordre coupant Taxe des ordonnées en autant 
points que l'équation 

a de racines réelles. La courbe (2) construite, il est fa( 
de construire (1). Si les quatre racines de (3) sont réel 
et inégales, l'origine est un point quadruple. — Cherc 
quelle est la nature de ce point si les racines sont égal 
imaginaires, deux réelles et deux imaginaires, etc. 

(Cramer. 

28. a • = aa» + 6x*^ + cxy + dxY +exy* + fyK 

Point quintuple à Forigine. — Solution semblable à c 
du numéro précédent. 

m. — Points d'arrèi et points saillants. 

Soit ^ = F (x) réquation explicite d'une courbe. 

On détermine les coordonnées d'un point d'arrêt 
cherchant, parmi une suite de valeurs de x donnant 
valeurs de y réelles, quelle est celle à partir de laqu 
y devient brusquement imaginaire ; Téquation de la cou 
fournit la valeur correspondante de y. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 495 

Pour déterminer Tabscisse d'u n point saillant, on cherche, 
parmi une suite de valeurs de .f, celle pour laquelle F' (x) 
change brusquement de valeur. L'équation de la courbe 
fournit ensuite Tordonnée du point. 

Exemple 1. 

Soit la courbe dont IVquation est 

I 



!/ = 



log .r 

Pour des valeurs positives de x de plus en plus petites, 
les valeurs de y sont réelles ; mais à partir de x = 0^ y 
devient brusquement imaginaire. D'ailleurs, quand x==0, 
î/ = 0. L'origine est donc un point d'arrêt. 

Rxeniple II. 

Soit la courbe représentée par l'équation 

I 

y = X are tang - 

X 

I X 

On a F'(x) = arc tang - 



X I + X* 

La limite des valeurs positives et décroissantes de x est 



F'(x) = -. 

Celle des valeurs négatives et croissantes de x est 

F7x)=— -. 

D'ailleurs, quand x == 0, // = 0. Donc l'origine est un 
point saillant. 

i 

I. y = '''- 

Point d'arrêt à l'origine. 



mi EXERCICES MÉTHODIQUES 

X 

2. t/= -' 

Point saillant à Torigine. 

3. y = -,• 

Point d'arrêt : x = 0, i/ = 1. 

4. y = X log X. 

L'origine est un point d'arrêt. 

5. .v + l=a ', (a>J). 

X = 0, 1/ = — 1 sont les coordonnées d'un point d'ar 

6. ly — X arc lang -I — ar* cos^x = 0. 
Point saillant à l'origine. 



CHAPITRE XIV. 

COURBURE DES COURBES PLANES. 

Section ï. — Rayons de courbure. 

L'expression du rayon p de courbure des courbes pi 
est 
l'^ En coordonnées recti lignes, 



P = 



hm 



X et y étant les coordonnées courantes et x la va 
indépendante; 



DE CALCUL DIFFÉBENIIKL. 197 

coordonnées polaires, 






. . . . (2), 



int le rayon vecteur, t l'angle polaire pris comme 

indépendante. 

^présente la perpendiculaire menée du pôle sur la 

, on a 

dr 

p — r ■- — (")• 

dp 

Exemple I. 

quation de la chaînette 

dy \ I t -'-\ d^u y 

dx ^\ I dx" a* 

ituant dans l'expression (1) ces valeurs de ^ et de 
obtient 






[ 



1+- e--e " 



f 



s 



a 



Kxemple ■■• 



la spirale hyperbolique dont l'équation est 



a 
r = -» 



r.w 


liXtHClCES MÉTHODIQUtb 




on a 


(ir 

dt 


a 


: » 

a 






d*r 
rf/* 


2a 


2r' 

0' 




La substitution des ^ 


râleurs de 


ces dérivées dans X 


ex^ 


sion (i) fournit 




s 






P 


(" 




III. 





La spirale logarithmique a pour équation 

IVoù dr I 

dp m 
En vertu de réimpression (3), on a donc 



r 



I . jry — K (^H yperbole rapportée à ses asymptotes 

% 



Si «i«<t^' *•* 









DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 4^ 



a 

X 



y =-l/aar — X». 



3 
4ki 



^^ 2oV(5a — ix) 



alog 



_L £. — \/a^ «. y*. (Tractrice. ) 



(I 






c/iy 1/6* — (a — t/)* (Équation différentielle de la 
dx V trochoïde.) 



3 



«(« — y) — t* 

Si a = fc, p = 2 V^ay\ rayon de courbure de la cycloide. 

1 1 

wx' -}- «y' = qf. 

îw/iqf \ / 

l^our trouver le rayon de courbure de Thypocycloïde 

^nt l'équation est 

111 

X» 4- t/' = 0% 

suffit de faire dans (1) 

m «=s 1 , n = 1 , q ^a!'. 

On trouve ^ = 3(oxy)'. 

^'équation de la développée de Tellipse est 

11 11 > 

^n faisant m = a', n =- b\ 5 = c*, dans Texpression (1), 
^l'ouve pour le rayon de courbure de cette développée • 



4 3 



'%[l>^.^ + ay 



oW 



200 EXERCICES MÉTHODIQUES 

La développée de l'hyperbole a pour équation 

a V — 6y = (a» + 6Y 

En faisant m = a^n = — fc* et g = (a* -|- fr*)', on trouve 
pour le rayon de courbure de cette développée 



H^y) 



3 f i ï * * \ * 



' 1 

7. r = a sin 2(. (Rosace à quatre branches.) 

5 

_ (4a* - 3r')* 

8. r = a + 6 cos (. (Limaçon de Pascal . ) 

s 

__ (o* - 2ar - 6T 

'^ "~ 2a* ~ 3ar — 26* 

9. r = a [l + 1/2 (i --cos(j]. (Linaaçon bi-foliacé.) 

s 

_ -I (or * + 2ar + 5a')* 

^ ~ 2 "3r* + 3ar + 6a* ' 

(Equation des courbes du deuxième 

i 0. r = degré, ;? représentant le paramètre 

i — ecosi et e l'excentricité.) 

3 

/ c*/-* sin* A* 

Si l'on désigne par a le complément de l'angle du rayon 

vecteur et de la tangente, on a 

er sin /. 
lang a == 

P 
D'où l'expression très simple du rayon de courbure : 

_^ P 

COS^a 

(•) Je ue crois pas que cette courbe soit connue. Sa construction et sa forme 
ont beaucoup d'analogie avec la construction et la forme du limaçon de Patcal. 
Elle présente deux folioles Je proposerai de l'appeler le limaçon bi-foliacé. 

E. B. 



p = 



DK CALCUL DIFFÉRKiNTlKL. 201 

hr (Equation des spirales de Côtes, p dési- 



/n* 4- r*^* gnant la perpendiculaire menée du 
pôle sur la tangente.) 



rià' + ry 
p^ = — ^ • (Epicycloïde.) 



c* — a' 



c« — a* 



Section 11. — Développées. 

Soient x et y les coordonnées courantes d'une courbe 
^portée à des axes rectangulaires, a et P les coordonnées 
centre de courbure, on a 

^\dxl dxj 

^'-^^^ -z 7-» 

art/ ax 

dx' 

'+(1 
»-^ — 5— 

dx' 

pour obtenir Téquation de la développée de la courbe, 
suffit d'éliminer x et y entre les équations précédentes et 
lie de la courbe. Quand l'élimination est laborieuse ou 
ipossible, on se contente de chercher Téquation différen- 
ille de la développée en remplaçant x et y par leurs 
leurs en fonction de a et de ^ dans l'expression 

doL dy 

dx 

{') Voir un autre moyen de trouver les développées, exercice 14 des lignes 
veloppes. 



im EXERCICES MÉTHODIQUES 

Si p et r sont les coordonnées courantes d'une courbe 
rapportée à des coordonnées polaires, p' et r' celles de la 
développée, p le rayon de courbure, on a 

dr 

dp 

p" = r* — p\ 

et, pour obtenir Téquation de la développée, il suâSt 
d*éliminer r, p et p entre les trois équations précédentes et 
ci*Ue de la courbe. 

Suit à chercher la développée de la parabole y* = 2pa:. 
0«etle 4LV|ualion fournit 

^ = ? el ^= — ?-* 
dx y dx* y* 

Ou » donc 

doit ■ — m 

' = ^- 



t 






;W AtH^sv^^ >*V i> .V^ i«Vk*vX 



DE CALCUL DIFFÉRENTIKL. !203 

Exemple II. 

L'équation différentielle de la chaînette est 

dy \/y^ — a« ^ d^y y 

— = — ; d ou — — -=^ — • 

dx a dx* a* 



On a donc 



'+©" '+'-^ 



2/ — P = ^5 — = = — yî 



rfx* a 



s 



d'où p 

La relation 



^ = 2* 



da dy 

dx 

fournit, en remplaçant ^ par sa valeur, 

dp a 

da l/j/* — a* 

et, en substituant à i/ sa valeur, 



équation différentielle de la développée de la chaînette. 



Exemple lll. 



Soit à chercher la développée de la spirale r = ai*. 
L'équation de cette courbe peut se mettre sous la forme 



P= - 

1^1 + log a 



"lOA EXERGIGBS MÉTH0DIQIK8 

D'où dr , y-—- 

/) = r — ==rl/^l +Ioga, 

f * r* loff a 

p'* = r* — f;* = r* - ^ 



r'* = r« + /)' — 2/»p = r* + j *(l + log a) 



r 



— 2r l/i + log a • =a r* log a. 

l/i + logo 

Par suite, ■— = ; : r* log a = -— 

r'* i+loga ^ 1+loga 

- » _ ^' (Équation de la développée. — Spirale 

[/{ _L. jog o semblable à la proposée.) 

i. XI/ = 1. (Hyperbole dont la puissance est Tunité.) 
L'équation de la développée est 

2. 5i/* = x'. (Parabole semi-cubique.) 

8i ^* = 1 6(2 dr V I — Ga)* r± l/|— 6a — 1 

est l'équation de la développée. 

3. ï^+|^«:|. (Ellipse.) 



Développée 



{aTif + (6p)^ = (a* — 6*f . 



En changeant ben b v—-\, on trouve que la développée 
de l'hyperbole est 

(a«)^_(6p)-^«=(a*+6V, 

et, en taisant ^ = a dans cette dernière équation, on obtient 
pour développée de l'hyperbole équilaière 



* 1 

.3 oS 



a=^ — p* = (2ay 



DE CALCl'L OIFFÉRENTIEL. ioo 



i t t 

i-. a' + y'-=a'. (Hypocycloïde.) 
Développée : (a + ^f + (« — pj^ ■= 2a*. 



3. -^ = \/-î! — ^ étant réquation différentielle de la 
ax ▼ y 

cycloïde, chercher celle de la développée de cette courbe. 

Dn trouvera 

dp P 

6. Chercher Téquation différentielle de la développée de 
la Iractrice, celle de cette courbe étant 

dy y 

dx l/^TZ^ 

On trouve pour l'équation cherchée 

c/a a 

7. y==ae". (Logarithmique.) 
L'équation différentielle de la développée est 

8. p^=r^' — a\ 

La développée est un cercle. 

9. ;>* = -i- -!. (Epicycloïde.) 

c — a 

La développée est 



"(-7:) 



p'* = — ^ ;; — , autre epicycloïde. 



i(/^> KXKKCICES MÉTHODIQIES 

CHAPITRE XV. 

SURFACES. 

Soient z = / (a;, y) l'équation de la surface ; x\ y\ %' I ll-J^c s 
coordonnées courantes \ x^y^z celles du point de contacz^ et 
du plan tangent. Les éléments principaux de la surface s -^^e 
déterminent au moyen des expressions suivantes, dan-^cns 
lesquelles 

dz dz 

dx dy ' 

Plan tangent, 

z'-z==p(x'-x) + q{y'^y) . . . (iC > 

Xormale. 

x' — X y' — y z' — z 



- . . . (2)<: -)• 

Cosinus directeurs de la normale. — En représentanr M^^ 
par a, p, y les angles de la normale avec les axes ou le^ ^^^ 
angles d'inclinaison du plan tangent sur les plans coordon — -^^' 
nés et posant k = l/l +p* + 5*, on a 

COR a cosfi cosy i ^ \ 

'~V — 7 * ^^ 

Distance de rorigine au plan tangent. — D représentant* -^^ 
cette distance, on a 

^= — ^ — W-— ^• 

Hayons de courbure piHncipaux. — En désignant par p le 
rayon de courbure et posant 

à^z d*z dFz 

(/a* dxdy dy* 

les rayons de courbure principaux sont les racines de 
ré(|ualion 

{r( - N*) r- ^ Lll +'y*) ' -2p7« + (« +P')Q /^+/r*=0 . (5). 



DE CAIXIL DIFKÉRENTIKL. :207 

Lignes de courbure, — L'équation différenlielle de la 
projection des lignes de courbure sur le plan des xy est 

[(I +7V~P9/](~)' + [(1 +7*)r-(l +p^0^ 

— (i +/;*)« +pqfr = (6). 

Ombilics, — Ils sont fournis par les équations 

r .s t 

combinées avec celle de la surface. 

Si l'équation de la surface est de la forme 

F(x,t/,z) = 0, 

Itïs éléments principaux se déterminent plus facilement au 
xxioyen des expressions suivantes : 

Plan tangent, 

^ c/F , , dF , dF 

(-'— )^ + 0/-^);^ + (^'-^)^ = 0. (8). 



.\o7^male. 

x' — X y' — y z' — z 



dF dF 


dF 


dx dy 


dz 


Cosinus directeurs de la normale. 




cosa 008 p rosr 


1 



(9). 



dF dF dF zfcR 

dx dy dz 

n désignant par R l'expression 



(10), 



VI 



dxl ^ \dyl ^ \dzl 



Distance de l'origine au plan tangent. 



dF dF dF 

dx ^ -^ dy * dz 
D = ^ . . . .(11. 



!208 EXER<:iCES MÉTHODIQUES 

Hayons de courbure principaux. — Ils sont déterm inè 
par réquation 

"•h")(»-7)+-(«-ï)(.-î) + w.(.-!)C.- 

-- 2u'VW lu — -j — 2u'UW (v — -j —gw'UV [w — - 

— U*m''— V*i?'«— W*M?'*-f-2VWi;'M;'+2UWiiV+2UVMV=0ffS 
dans laquelle 

rfF ,^ (/F , . c/F _ ef*F d»F d'F 

ajT ay rf^ rfa* rfy* rf;^* 

^'F , (PF rf*F 



dydz dxdz dxdy 

Points singuliers. — Les coordonnées de ces poiîî^s 
doivent satisfaire aux équations simultanées 

;^ = 0, ^0, -p-=0 . . . 13) 

ox ay ffz 

et à celle de la surface. 

En désignant par (w), (r), (w;), (w'), (v')» C"'') ce qi^® 
deviennent u, v, iv, ti\ v\ tv' pour les coordonnées du poîï^^ 
singulier, Téquation du lieu de toutes les lignes tangent^^ 
en ce point est 

{u)x^+(v)y^+{w)z'+^u')yz+^{v')xz + ^w')xy^O (I ^)' 

Remarque. — Si Féqualion de la surface consiste da^^ 
une fonction homogène du n*"* degré' en Xy t/, 2, égal^ ^ 
une constante c, Téquation du plan tangent est 

, (/F rfF rfF , ^, 

dx ^ ^ dy ^ dz 

et la distance de Torigine au plan tangent, J 

ne 
D = — . . . . (16). 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 209 



Exemple. 



>> 4 9 

a- , xf '* 



;oit F=-- + — -|--- — 1=0. (Equation de l'ellipsoïde.) 
a t 

)n a rfF ^ 2x rfF 2y rfF 2« 
«lac o* rfi/ t* rf^ c* ' 

en remplaçant ces dérivées par leurs valeurs, on tire 
îcessivement : 
i° De l'équation (15), 

2x , 2y 2z 

o" 6- c* 

xx' VV' ^^' 

« 6 c 

ir réquation du plan tangent. 
-•* Des équations (9), 

x' — X î/' — y z' — z 



2x 2i/ 2z 

^ F 7 

a*(x'-x) 6' (y— y) c^z'-z) 



X y 

^r les équations de la normale. 
►* Des équations (10), 

cos a cos p cos y 



2a: 2.y 




22 


a* 6* 




r 


cos a cos P 




cosr 


X y 




j; 


a' b' 










1 



ur déterminer les cosinus directeurs de la normale ou 
i angles du plan tangent avec les plans coordonnés. 

14 



iiO EXERCICES MtTBODiyiES 

4« De réqualion (16), 

D« 



V 



- + — H 



D = 1 



>/ 



f- - H — 



pour la distance de Torigine au plan tangent. 
f>o De l'équation (12), 

a* U*~~Dp/ \?^Wpl "^ 6* le* Dp/U* Dpi 

^ c* \6* DpJ W Dpi ' 

à cause de 11-=--. V = -|. W = --. D = ~; 

a* 6* r R 

dou w=--, 1=-. tu«-, R=-; 

a* 6* r D 

Cette (équation qui fournil les rayons de courbure prin- 
cipaux devient, en divisant par 



«•6*c*D«a* 



(D^-a*)(Dr.-6^(Dp-0, 



- -4 ^^ 1 = 0; 



a^Dp^Q*) • 6* (Dp — 6*) • c*(Dp — c») 
ou encon^ 

Sous cette forme, on voit, par le dernier terme, que si D 
n>nsorve la «u'me \^leur, le produit des rayons principau>' 



i 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 



âli 



^° De l'équation (6), en tirant d'abord de Téqualion de 

la siix-face 



p — ^ 



c^ ^ c^y — y') 



(fxy 






c*(o* — «•) 



Sl.9.3 



oVz 



^^^s, en substituant dans (6) ces valeurs, ainsi quecelle de;5*: 
*'--c' IdyV Va^ — e 6* — c* 1 rfv 



^— xy =0, 



Poar rëquation différentielle de la projection des lignes de 
' tîoiirbure sur le plan des xy. 

7® Des équations (7), en y substituant les valeurs de p, 
çr, r, 5, / : 









a» ^ c*(6« — y») ^ 6* c*(a*— a*)' 

pour les équations des ombilics. 

Ces équations sont satisfaites par les valeurs 

t^ = 0, x = zba\/ -^ , z = àzc\/ -5 . , 

coordonnées des quatre ombilics. 



En écrivant l'équation du plan tangent sous la forme 

x' y' z' 

^ + r« + ?^^' 

X y z 

on voit que les coordonnées des points où ce plan rencontre 

les axes sont 

a* 6« c* 

x' y' z 



'iii EXERCICES MÉTHODIQUES 

Le volume de la pyramide comprise entre le plan tangent 
et les plans coordonnés est donc 

2 X y 3 jz %xyz 

L'aire de la portion de plan tangent limitée par les pians 
(coordonnés est égale à ce volume divisé par le tiers delà 
distance de l'origine au plan tangent, soit 

û*6V 1 \ 



____ a^6Vy/a:' y^ z' 



I^our déterminer le lieu des projections du centre de 
Tellipsoïde sur ses plans tangents, il suffit d'éliminer x, y, :^ 
entre les équations du plan tangent et de la perpendiculaire 
abaissée de Torigine sur ce plan. Or, les équations de cette 
dernit^re ligne sont 

a^x h* y' âz* 



d\>ù 





X y z 


ixx hy' 


cz _ l/fl V + 6*jy'* + c*z' 


a h 


z i 
c 



Multipliant respectivement les termes de l'équation du 
plan tangent (var ivs quatre quantités égales, on obtient 
|Hnir le lieu cherché 

s' + y* u. r'^ == \/o*x'' + 6y^ + cV% 
(^) nation de la surfiuv d élasticité. 



{ . IMan uujixMU au ix^noîde 

x\- — «y — rV = 0. 

l '<\;uAî or. .:t* vv plan c-^t 



i 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 213 

^^^^^:and « = r, y = 0, et l'équation du plan est z' = r, 
^^ Plan tangent à la surface dont l'équation est 

{ • y 

az = arc sin — ^zzzz: 

^n trouve pour équation de ce plan 

2«« «v — xy') + [z' — z) (x* + ï/-) a^ «= 0. 

3. Plan tangent à la surface d'élasticité 

aV + 6*^^ + cV = (x^ + y' + zj 

et distance du centre à ce plan. 

En posant r* «= a:' + 1/* -f- z^, l'équation du plan tangent 
est 

(2r* — a*) XX' + (2H — 6^) yy' + (2r^ — c*) zz' = r*. 

La distance du centre à ce plan est 

(X* + .y^ + zy 



V/ûV + 6*^^ + c'z' 



4. Point où la normale à la surface de révolution 

z =» cp(^* -f- j/*) rencontre l'axe des z, 

dx 
L'ordonnée de ce point est z' = z 4- x -— • 

az 

5. Tous les plans tangents à la surface ;s=a?(p(|] passent 
par un même point. 

L'équation de tout plan tangent est 

•■-'=î<«'-')+(^^)'-(i)- 

et l'on voit que pareil plan passe par l'origine. 

z = ^<p(|) est en effet l'équation des surfaces coniques 
dont l'origine est le sommet. 



âH EXERCICES MÉTHODIQUES 

6. Ordonnée du point où le plan tangent à la surface 
dont l'équation est 

rencontre Taxe des z. 

L'ordonnée du point cherché est 

z'^(m+i)Vx' + y* + z*; 

elle est donc proportionnelle à la distance du point de 
contact à l'origine. 

7. L'équation d'une surface étant z {x* + j^*) = a', cher- 
cher Taire de la portion de plan tangent limitée par les 
plans coordonnés. 

L'aire cherchée a pour expression 

¥xy?Tt^ 
dans laquelle r* ■« ic* + y*. 

8. Volume de la pyramide comprise entre les plans 
coordonnés et le plan tangent au cono-cunetis de Wallis. 

ay — xy — cV = 0. 

On trouve pour expression du volume cherché : 

xy 



xsin 



6c'*z(ar* — a*) 
9. Angles du plan tangent à l'héliçoïde déveioppable 

"4X a J+^^^^LX a J* 

avec les plans coordonnés. 
En posant "Inz (x* + y* — a")« 



h a 

on trouve 

A(asin9 — x) 



«, 



ces a 



l/(x'+y^-«*)(*' + 4irV) 



cos p 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 415 

h(a COS e — y) 

l/(x* + !/* — a*) (A* + iir V) 
2air 



cosr = 



l//.* + 47rV 

lan tangent fait donc avec le plan des xy un angle 

it. 

i^lan tangent à l'héliçoïde gauche 

X cos nz — 1/ sin /iz «a , 

nce de l'origine à ce plan. — Rayons de courbure 
aux de la surface. 

^présentant x* -j- </* par r^ on obtient : 
équation du plan tangent, 

xy' — x\y + nr^z' — z) = 0. 

la distance de Torigine à ce plan, 

nrz 



l/i + n*z* 
l'équation des rayons de courbure principaux, 
wy — (i + riV)* = 0. 

^ieu des projections de l'origine sur les plans tan- 
la surface dont l'équation est 

xyz = a' ; 

de courbure principaux, ombilic et lignes de cour- 

5 cette surface. 

eu est a?* + «/* + ;s* = 3o*, sphère dont le rayon est 

lalion des rayons de courbure principaux, 

P* + 2(x' + t/*-{-0^+— =0. 
îoordonnées de l'ombilic, x = (/ = ;2 = a. 



^216 EXERCICES MÉTHODIQUES 

L'équation différentielle de la projection des lignes de 
courbure sur le plan des xy, 

x\xy - a') (^)' + ^x'rif- - ^') ^ - y'(*V - «') = ^' 
12. Eléments principaux du paraboloïde elliptique 

^^ — z=0. 

Le plan tangent est 

xx' . vv' 

a 

Les équations de la normale 

a(x' — x) b(y' — y) z — z 

X y — i 

Les cosinus directeurs de la normale sont fournis ?^^ 
les équations 

ces a cos j3 cos y i 

a 6 V a* ^6*^ 

La distance de Torigine au plan tangent est 

z 



I) = 



V 






L'équation des rayons de courbure principaux, 

, z o5z* 
,o*-(a + 6 + 2z)-p + — = 0. 

Les coordonnées des deux ombilics sont, en supposant 
a> b, 



x = 0, .v = dzl/6(a — 6), z = 



a — 6 



2 

et, pour a < fr, 



y = 0, x= ±l^''a(6 — o), « = 



6 — a 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. -217 

L'équation différentielle de la projection des lignes de 
ourbure sur le plan des xy est 

axy f -^ j + [6x* — ay^ + a6(a — b)] ^ — bxy = 0. 

13. Point singulier de la surface dont Téquation est 

(x« + y* -t- z^f = a'x' + by — c'z\ 

On trouve, en posant x* + y^ -f" ^* = ^*» 
2x (2r* — a*) , V = 2y (2r* — 6') , W = 2« (2r* -f- c* j , 

2 (2r^ — a*) + 8x*, v == 2 (2r* — 6*) + 8 »/^ w = 2 (Sr** + c*) + z*, 
^t/^, v' = 8x2, ti;' = Sxy. 

Les équations U = 0, V=»0, W = sont satisfaites pour 
= 0, j/ == 0, ;8 = 0, et ces valeurs satisfont aussi à l'équa- 
on de la surface. 

L'origine est un point singulier et Téquation du lieu de 

>utes les tangentes à la surface en ce point est fournie par 

équation (14) en substituant à U, V, W, u, v, iv, u\ v\ w' 

i que deviennent ces dérivées pour x = 0, y = 0, et 2 = 0. 

^ïi trouve 

aV + 6y — cV=0, 

quation d'un cône dont le sommet est Torigine. 

14. Point singulier de la surface dont l'équation est 

z(x' + y' + z') + ax'+by' = 0. 

L'origine est un point singulier et l'équation du lieu des 
gnes tangentes en ce point est 

ax* + 6y' = 0, 

quation qui ne peut représenter que l'axe des z. 



âl8 EXERCICES MÉTHODIQUES 

13. Points singuliers de la surface des ondes czzâont 
réquation est 

— 6«(o* + c») y* - c«(a* + 6') z^ + o*6V — 0. 
Quatre points singuliers dont les coordonnées sont 



L'équation du lieu de toutes les tangentes en ces points 
est 

X* a* — c^ ^ z* a* + c* xz 



(Hamilton.) 



CHAPITRE XVI. 

COURBES GAUCHES. 

Les équations de la courbe étant 

ses principaux éléments se déterminent au moyen des 

expressions suivantes dans esquelles x\ y\ z' désignent les 

coordonnées courantes et x, y, z celles du point de contact 

de la tangente : 

Tangente. 

x' — X y' — y z' — z 

dz dz 



DE GALCIL DIFFÉRENTIEL. â19 

Dérivée d'un arc de courbe. — En représentant Tare 
P«i.r 5, on a 



î-vmM 



+ i . . . . (2). 



Ck)sinus directeurs de la tangente. — En désignant par a, 
H9 Y les angles de la tangente avec les axes, 

dx dy dz 

COS a sa -7- 1 cos ô = --- ^ cos y s=» -— . . . (3). 

ds ds ds 

Plan normal. 

Plan osculateur. 
s . .à^y . , ^JP . , . V [dyd^x dx(Pu\ 



Normale principale. 

x' — X y' — y z' — z 

d*x d*y (Pz 

H? 1? 1? 



. . . (6). 



Cosi7ius directeurs de la normale principale. — \ u, v 
étant les angles que cette normale fait avec les axes et R 
représentant l'expression 



-\/(sr+(êr+(S)'. 

on a d^x d^y d^z 

rf«* rf»* c/«* 

cos A = — » eos fi=s — » cos y = — . . (7). 
H R R ^ ' 

Angle de courbure. — w représentant cet angle, 

a=-Rrf» (8). 



-220 EXERCICES MÉTHODIQIES 

Rayon de courbure, — p étant ce rayon, 

1 



R ^'>- 



• •«.<••• 



Le rayon de courbure coïncidant avec la normale pr^iiî- 
cipale, ses cosinus directeurs sont fournis par les équa- 
tions (7). 

Centre de courbure. — X, Y et Z représentant les coor- 
données de ce centre, on a 

ds' 



^-^ + p'-77. 



d^u . 

Y = y + P^-^,' ) (10). 

Lieu géométrique des centres de courbure, — Les équa- 
tions de ce lieu se trouvent en éliminant x, y, z entre les 
trois précédentes et celles de la courbe. 

Axe polaire, — Les équations de cet axe sont 



x' — X t/' — Y z' — Z 



<Py 


«Pjc 


dy d'x dx d'y 


ds* 


dz^ 


dz dz* dz dz* 



, . . (il), 



équations dans lesquelles il faudrait substituer à X, Y, Z 
les valeurs fournies par les équations (10). 

Surface polaire, — L'équation de cette surface s'obtient 
en éliminant x, j/, z entre les équations de l'axe et celles de 
la courbe. 

Arête de rebroussement, — Les équations de cette ligne 
se trouvent en cherchant les courbes enveloppes (voir cha- 
pitre XV1[) des projections des axes polaires. Si l'on connaît 
la surface polaire, il n'est besoin que de chercher l'équation 
d'une des courbes enveloppes. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. ±21 

Développée, — L'équation de la surface polaire est l'une 
<les équations de la développée. On trouve l'autre en élimi- 
nant Xj y, z entre les équations de la courbe et les suivantes : 

dl d^~~ i * 

dï H 

E, 71 et Ç représentant les coordonnées du point de contact 
de la tangente à la développée. 

Atujle de torsion. — e représentant cet angle, 

P* (d^yd^x d^xf^y]^ 
e = ]d^Ad?d?~d?d?l'^'' • • ^*^^* 

\Jzl 

Exemple. 

Les équations de l'hélice cylindrique sont 

X == r sin — et w = r cos — ; d'où x* + ^ = r* ; 
ar ar 

r représentant le rayon du cylindre et a la tangente trigo- 
nométrique de Tangle constant v que forme la courbe avec 
les génératrices. 



Dérivant, on a 




dx y 


dy X 


dz ar 


dz ar' 


rf*X X 

dz^ a'r' 


dz' aV*' 


d^x y 
dz^ ah"" ' 


d^y X 
dz' aV 



En substituant les valeurs de ces dérivées dans les for- 
mules rappelées plus haut, on détermine facilement les 
éléments principaux de la courbe. 



^sa EXERCICES MÉTHODIUIES 

!• Tangente. — Des équations (1) on tire 

x' — X y' — y z' — z 

ar ar 

20 Dérivée d'un arc de courbe. — La formule (2) donne 



dz V a*r'^a*r*^ V a» sint 

3** Cosinus directeurs de la tangente. — On a 

dx y_ 

dx dz ar V ^ V 

„^ -— __^^^___ -— i s_- i (.05 i; 

rf» ^ ^ /T+v »• l/T+7' »• 

d2 



v^ 





dy 


ds' 


dz 

~Ts 




di 


dz 
ds' 


~Ts 



X 

ar X \ X 

« cosv, 

r 



d8_ Uj^a^ ^ 1/4 + «' 

dz V "-TT- 



1 1 



— \/i±f! — 

dz V fl» sinr 

Donc, d'après les expressions (3), 



sin v. 



cos a-Bs-cos V, cosô = cos v , cos y = sln v. 

r r 

D'où l'on voit que la tangente fait avec l'axe des z un 
angle constant. 
4« Plan normal. — L'équation (4) fournit 

(x'-x)£;-(y'-y)^ + (z'-e) = 
ou l'y — ary + {2' — z) ar — 1 0. 



I»E CALCCL DiFFËRELNTIEL. ât 

5<> Plan osculateur. — En employant fëquation ^$\ on 

t x^ouve 

OU , r . 

xy — xy (z — s) = 0. 

u 

G<> Normale principale. — A cause de -:^=a -4-> 



El, 


par suite 


k 


X 








d*jc 


dz* 




flV 




o: 




(/a* 


(S' 

tPy 




1+a» 
a' 




r'(i+«»; 




<^ 


dz* 


-- 


aV 


— 


y 


y 


rf»* 


1+0* 


r»(l + a») 


— ClIS €'• 

r 


(Pis: 


Vojr/ 




a 








"d^' 


= 0. 












Substituant 


ces valeurs dans les équations (G) 


, on trouve 






x' 


X 


v' 


.y «' 2 








X 


KOS'l? 


^' 


BOS*» 





ou x'y — art/' = cl z'^^z. 

D'où Ton voit que la normale principale est parallèle h 
l9i base du cylindre et rencontre toujours son axe. 
7^ Cosinus directeurs de la normale principale. — On n 

«-\ /(sr+(gr^ (sr 

▼ f* r* r 



â2i EXERCICES MÉTHODIQUES 

Donc, à cause des formules (7), 



cos A = — 



X 

-- cos' V 



cos* V r 



y 9 

'— cosr V 

r y 

cos M = z — = — - » 

cos V r 



cos y =0. 

La normale principale est donc toujours perpendiculai 
à l'axe du cylindre, comme on l'avait déjà trouvé. 
8® Angle de courbure. — La formule (8) donne 

cos*i; 

a = as. 

r 

La courbure est donc constante. 

9*^ Rayon de courbure. — La formule (9) fournit 

r 

cos* y 

10" Centre de courbure. — En employant la formule(1 

on obtient 

r* X 

X = ar cos^y = — x lang* w = — a^x, 

cos* V r* 

r* y 

y =y T .cos'u = — 1/ lang^u = — a-»/, 

coî>*i; r* 

11** Lieu géométrique des centres de courbure. — 
éliminant a;, y y z entre les équations du centre de courb 
et celles de la courbe, on trouve très aisément pour 
équations du lieu cherché 

Z Z 

X = — aV sin — et Y = — a^r cos — ; 

ar ar 

équation d'une autre hélice cylindrique, de même axe < 
la première, le rayon du cylindre étant aV. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. â-25 

12o Axe polaire. — Les équations (11) fournissent 

x' — X y' — Y z'—'L 

J^ -L _L 

L'égalité des deux premières de ces quantités, après que 
l'on y a remplacé X et Y par leurs valeurs, fournit pour 
l'une des équations de l'axe polaire 

tit l'on peut prendre pour autre équation de l'axe celle du 

)lan normal 

îtfy — xy = — [z' — z) ar. 

13® Surface polaire. — Pour éliminer x, y, z entre les 
deux équations de l'axe et celles de la courbe, il suflSt d'éle- 
ver au carré les deux membres de chacune des équations 
précédentes et d'ajouter, ce qui donne 

a\z' — zf = x'^ + y* — oV. 

De cette expression tirant la valeur de z, la portant dans 
les équations de l'hélice, puis substituant les valeurs de x 
rit de y qui en résultent dans l'équation xx' -{-yy' =^ — aV, 
Dn obtient pour équation de la surface polaire 



x' sm ^-^ 

+ y cos ( ^ 1 + aV = 0. 

14® Arête de rebroussement. — On a trouvé pour la 
projection de l'axe polaire sur le plan des xy, 

xx' + yy' = — ah'*. 

Cette ligne dont l'équation peut s'écrire sous la forme 

z " 

X* sin [- v' ^-'os — = — aV 

ar ' *^ ar 

15 



!^iC bXKRCICtS MÉTHODIQUES 

a pour courbe enveloppe 

x' -|- y'* = aV*. (Voir, chapitre suivant, hmof^ 

de trouver celle courbe.) 

C'est Tune des équations de l'arête de rebroussemc^^ 
L'autre est Tëquation de la surface polaire, que l'on p^*^^ 
écrire à cause de Téqualion précédente, 

z' z' 

x' sin [- y' cos — = — aV. 

ar ar 

Ces deux équations de Taréte peuvent facilement s'obt 

nir sous la forme 

^' • «' 

x' = — arr sin — et y' =» — a r cos — 

ar ar 

D'où l'on voit que les équations de l'arête se confondem * 
avec les équations de l'hélice trouvée comme lieu géom^ - 
trique des centres de courbure. 

15*> Angle de torsion. — La formule (12) donne 

sin 2t7 



!2r 



ds. 



Remarque. — Quelle que soit la forme des équations de 
la courbe gauche, on tire de celles-ci les valeurs de^* 

df' dî^' ^^^•» ^^» P^^ substitution de ces valeurs dans les 
formules générales, on détermine les éléments de la courbe. 



\. Déterminer les éléments principaux de l'hélice cylin- 
drique dont les équations sont 

z z 

X = — a r sin — » y = — aV cos — 

ar ar 

Ce sont les équations de la ligne des centres de courbure 
de rhélice prise comme exemple. Nous laissons aux élèves 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 227 

^ft résoudre cette question et de comparer les résultats à 
iftux qui ont été obtenus. 

%. Tangente, plan normal et plan osculateur de la courbe 
gsiuche formée par l'intersection de deux cylindres droits 
dont les axes se coupent rectangulairement. 
Les équations de la courbe étant 

a:* + z*=tt* et t/*4-2*c=//, 
[ on trouve : 

Pour les équations de la tangente, 

xx' -f- zz' = o*, 
yy' + zz' = 6». 

Pour équation du plan normal, 

X y z 

Pour équation du plan osculateur, 

6Vjc' - aYy' + (a* — 6*j z^z' = a'6*{a* — 6*). 

3. Tangente et plan normal de la courbe formée par l'in- 
tersection d'une sphère et d'un ellipsoïde concentriques. 

(Ellipse sphérique.) 
Les équations de la courbe sont 

a=* + y» + z'=r« et '^^ + l + 'l=i. 

a c 

Dérivant chacune de ces équations, on obtient 

dx dy 

X dx y dy z 

Résolvant ces équations dérivées par rapport à ^ et ^, 
on trouve 

dx a*(6« — c*) z (ly ___ //fc* — a*) z 

dz ^ c*(a*— 6*jx ^^ dz" (^{a' — b^jy ' 



ââ8 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Par substitution de ces valeurs, on obtient pour les équa- 
tions de la tangente, 

x(j'— x) ^ y(y—y) ^ z{z' — z) 

a«(6« _ c«) "" 6*(c* — a*) ^ (^(a*— h*) ' 
et, pour équation du plan normal, 

X y z 

4. Tangente et plan normal de la courbe formée pa 
l'intersection de deux cônes droits dont les axps se coupent 
rectangulairement. 

En prenant pour origine le point de rencontre des axes 
des cônes et les directions de ces droites comme jixes des xet 
des y y si l'on représente par A, h' les distances des sommets 
des cônes à l'origine et par m, m' les coefficients angulaires 
des génératrices, on obtient pour équations de la courbe 

A — X =3 m V^y' + z*, 
h'— y « m'l/x« + z*. 
Les équations de la tangente sont 

x' — X y' — y 



m*z[{m'* +i)y — h''] m'h[{m* + 1 ) x — A] 

z — z 



(h — x) {h' — y) — w*m'*xy ' 
celle du plan normal, 

w»2(x'— x)[(m'*+i)y — A'] + m'«jr(t/'— t/)[(m*+i)x — A] 

+ (2' — z) [(h - x) (A' — y) — m*m'*xy] = 0. 

5. Dans la courbe qui résulte de l'intersection des deux 
cylindres paraboliques 

x'=2az et t/* = 26£, 
on trouve 

x'— X y' — y z' — z 

~^ h ^ T" 

X y 

pour équations de la tangente; 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. î229 

a , b 

X y 

pour équation du plan normal ; 

bx 
y' = — x' 
ay 

pour équation du plan osculateur. 
On trouve encore 

8 

(a + 6 + 22)* 

/"= -i — 

(a + 6)« 

et „ 2xz ,^ ^yz 

a-^-b a + 6 

6. Dans la courbe qui résulte de l'intersection des deux 
cylindres, Tun circulaire, l'autre parabolique : 

X* -j- z* = o* et y* = bzj 

on obtient pour équations de la tangente 

XX* + «^' = 0*1 

b * y 

Les coordonnées des points où le plan normal rencontre 

les axes sont 

l>x , b 

X ^. y=y et z=-. 

Le plan osculateur rencontre les axes aux points dont 

les coordonnées sont 

z'{a' + z*) 

X = X z > 

x' 



y' = Tzr-_lz>' + ^'} - ^'l 



b 
Aa\ijz 

z(2a' + X*) 



230 EXERCICES MÉTHODIQUES 

L'expression du rayon de courbure est 

3 

(4oy + b^x^f 



2ab l/4oy (4z« + t/») + 6V(4z* + x*) 

7. Dans la courbe qui résulte de l'intersection de la 
sphère et du cylindre dont les équations sont 

x«_(-^«-j_2« = r* et {x — 6)* + y* = a*, 

on obtient pour équations de la tangente 

«'-^ y (y' — y) ^' — ^ 



La longueur de la portion de tangente comprise entre le 
point de contact et le plan des xy est 

h 

Pour équation du plan osculateur, on trouve 



{x'—x) 6[aV— 6y Va^ - y*]— (y'- ,y)6y-|-(5 — z)aV=0. 
Au point de la courbe dont les coordonnées sont 

iy = 0, x=.6 — a et z = [/r* — (6 — o)*, 
ce plan devient 

bx' + z' Vr" - (6 — af = r" ^ah-^c?, 

c'est-à-dire parallèle à l'axe des y, 
8. L'hélice conique a pour équations 



a* 



^* + / = ^,(a-^)', 

a représentant le rayon de la base du cône; h, la hauteur 
du cône;î;, l'inclinaison constante des tangentes sur la base. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. ^231 

En représentant par k la quantité 



V 



-cotg*v — 1, 
ar 



)n a dx ky — x dy kx -^-y 

dz a — z dz a — z 

D'oii, facilement, les dérivées d'ordre supérieur par rap- 
3ort à ;5 et celle de l'arc de courbure 

ds \ 



dz sin V 
Les équations de la normale principale sont 

ky — X 
y' — y = T — \ — (x' — x) et z' = z. 
kx + y 

Le rayon de courbure a pour expression 

k sin 2v 
Les coordonnées du centre de courbure sont 

y 
X = — X tang'v, 

K COS' V 
X 

Y = - 2/tang*i;, 

k cos* V 

Z = z. 

Pour angle de torsion on obtient 

k sin^v 



ds. 



a 



Nota. — Nous n'avons déterminé que certains éléments 
des courbes qui font le sujet des exercices précédents; nous 
Bngageons les élèves à calculer les autres et à interpréter les 
résultats de l'analyse. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. '■IXi 

^^t b comme fonction de a, les équations (3) et (4) par 
apport à fl, puis, entre les résultats obtenus, on élimine ^ 
On obtient ainsi une nouvelle équation entre a et b, puis, 
entre cette équation et les équations (3) et (4), on élimine a 

6t b. On emploie avec avantage dans ce calcul la méthode 

du multiplicateur indéterminé. 
Règles analogues pour déterminer l'enveloppe d'une 

courbe dont l'équation renferme trois paramètres variables 

liés par deux équations, etc. 

Remarque. — Etant donnée l'équation (3), on peut se 
proposer de chercher la relation qui doit exister entre a 
et b pour qu'en remplaçant, dans l'équation proposée, l'un 
des paramètres par sa valeur en fonction de l'autre, Tenve- 
veloppe soit une courbe donnée 

A^..V) = (5). 

Pour obtenir cette relation, il suffit de tirer de chacune 
des équations (3) et (5) la valeur de ^, de les égaler, puis 
d'éliminer x et y entre l'équation résultante et les équa- 
tions (3) et (5). 



Les procédés sont les mêmes que les précédents pour 
obtenir l'enveloppe d'une surface donnée. 

Ainsi F(x, ^, jz, a)=»0 (6) 

étant l'équation d'une surface qui renferme le paramètre 
variable a, on obtient l'équation de l'enveloppe en élimi- 
nant a entre (6) et la dérivée 

rfF 



284 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Quand l'équation de la surface est de la forme 

F(x, y,z,a, 6) = 0, 

sachant que y (a , 6) = 0, 

il y a lieu d'opter entre deux procédés, etc. 

Remarque, — Si entre les équations (6) , C^) et ^ = 
on élimine a, on obtient les équations de l'arête de rebrous- 
sement. 

Enveloppe des droites déterminées par l'équation 

a étant le paramètre variable. 

On a _ p ,,, 

F = y — ax— — =0 (i), 

:2a 

^= _ X + Po (2). 

da 2a* 

De l'équation (2), on tire 






et, en substituant cette valeur de a dans (1), on obtient, 
après réductions, pour équation de l'enveloppe, la parabole 



RxeMi^le II. 



Enveloppe de tous les ellipsoïdes de révolution repré- 
sentés par l'équation 

X* V* -r r* 
o 6 

les axes étant liés par la relation 

«•+6^=.C* . l^V 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. . 235 

Dérivant (1) et (S) par rapport à a, en considérant b 
comme fonction de a, il vient 

h ^— L = (3), 

dh 
« + ^^==0 W- 

Multipliant (3) par le multiplicateur indéterminé X et 
retranchant (4), membre à membre, on a 

X* r v' + ^* .1 '^fr 

A-— a+ X'^^V ^\ T- = 0. 

a» ^ L '> J ^a 

D'où 

A-- = a et A^— i — =»6. 

Multipliant respectivement ces deux équations par a et b, 
additionnant, puis tenant compte des équations (1) et (2), 
on trouve A = fc*. 

Donc ,,x' ,*y* + ^* 

A:» _. = a et A-* ^^--^^ — = b. 
a' 6* 



D'où a» = =b )tx et 6* = d= A l/t/« + z\ 
Substituant ces valeurs dans l'équation (2), il vient 

±x±: l/t/* + z* = A; 
pour équation des enveloppes. 

Exemple III. 

Quelle relation doit-il exister entre les paramètres a et ft 

de la ligne de droite 

X y 

- + 7=1 (I) 

a b 
pour que l'enveloppe soit le cercle 

x'+»/«=r» (2)t 



236 EXERCICES MÉTHODIQUES 

De (4), on tire 



de (2), 



dx 

dl 
dx 

dy 



a 

X 

y 



Egalant ces valeurs de ~, on a 



dx 

X h 

y « 



(5). 



bi 

a 



Or (3) donne ^ == -f et, par substitution de cette valeur 



de X dans (1), on trouve 

y 



et, par suite, 



X = 



a^ + 6* 



Substituant ces valeurs de x et de t/ dans (2), on trouve 
pour la relation cherchée 



La. ^ —1 



MSat^w^ic99m 



1. Enveloppe des paraboles représentées par l'équatioi^ 



= ax — x% 



hh 
a étant un paramètre variable. 

On trouve pour équation de l'enveloppe cette autre para- 
bole 

x« = 4/»(A-y). 

La parabole proposée est celle qui est décrite dans le 
vide par un point matériel pesant, a représentant le coeffi- 
cient angulaire de la direction de la vitesse initiale avec 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL 237 

l'axe des x et les ordonnées étant prises en sens contraire 
de la pesanteur. 

2. Enveloppe des ellipses représentées par l'équation 

a étan t le paramètre variable. 
L'équation de l'enveloppe est 

1 ï 1 

3. Enveloppe des cercles représentés par l'équation 

les paramètres a et !» étant liés par la relation b* -» 4ma. 
On trouve pour équation de l'enveloppe 

y*c=^m{x + m). 

4. Enveloppe des droites représentées par l'équation 

a à 

les paramètres a etb étant liés par la relation 

a b 

-+-=1. 

m n 
L'enveloppe a pour équation 

^ m ▼ n 

5. Enveloppe des ellipses représentées par l'équation 

a 0* 

a et b, paramètres variables, étant tels que 

ar 6« 
m nr 



"2:^8 EXERCICES MÉTHODIQUES 

On obtient pour équation des lignes enveloppes 

m n 
Quatre lignes droites. 

6. Enveloppe d'une droite de longueur constante qui se 
meut en s'appuyant sur deux axes rectangulaires. 

En représentant par / la longueur de la droite et par a, b 

les distances de l'origine aux points où elle rencontre les 

axes, la question se ramène à chercher l'enveloppe de la 

droite 

X y 

a 
a et b, paramètres variables, étant liés par l'équation 

L'enveloppe est représentée par l'équation 

s « « 

x' + y' = l\ 

7. Enveloppe des cordes joignant les extrémités des 
diamètres conjugués de l'ellipse 

.r' et y' étant les coordonnées de lextrémité de l'un des 
diamètres, -^ y* ei — - x' sont celles de l'extrémité de l'autre 
et la corde a pour équation 

ar'(y--x: — y {ar + ^)y + a6 = 0. 

La question est donc ramenée à chercher l'enveloppe de 
toutes les cordes représentées par Téquation précédente, 
y et y'y paramètres variables, étant liés par la relation 

or - f/ ' 
t « 1" • 



i40 EKERGlGIilS MÉTHODIQUES 

Si par le point (o, b) on mène deux tangentes à l'ellipse, 
la corde des points de contact est 

ax hfj 
m* /*' 

On doit donc chercher l'enveloppe de toutes les cordes 
l'eprésentées par cette dernière équation, a et b étant liés 
par la relation 

Aa* + ^Bab + W + 2Dfl + 2E6 + 4 = 0. 
On obtient pour équation de l'enveloppe 

^C-E«)f!-2(B-I)E)-^,+(A — D«)^ + 5(CD-BE)^, 
m* fH*nr rr m 

+ S(AE— BD)^-f AC — B« = 0. 

La question que Ton vient de traiter est un cas parti- 
culier du problème général des polaires réciproques. (Pon- 
OELET, Annales de Gergonne, vol. VIll.) 

iO. Le centre d'un cercle variable se meut sur l'axe des x. 
Quelle relation faut-il établir entre l'abscisse du centre et 
le rayon pour que lenveioppe soit une droite passant par 
Torigine? 

Si>ient (x — «)* + y* = 6*, 

rèquation du wrcle et ivlle de la droite. 
On tnvu>^ |K>ur h rvlaiiou cherchée 



i 






II. Mt^iwo pK>hlt^nu^ en 5up(v>sant que Tenveloppe du 



JT* %* 






;^-. V I — 



n* n* 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 3^ 

42. Même question en supposant que l'enveloppe du 
cercle variable doive être la parabole 

La relation cherchée est 

6» = p(2a — /}). 

13. Même question, l'enveloppe du cercle devant être 
l'hyperbole 

La relation demandée est 

\ nv -\-nr I 

14. Enveloppe de toutes les normales à la parabole dont 
l'équation est j/* = ^px. 

L'équation de la normale à la parabole proposée est 

y —y= — (x — . x). 
p 

11 faut donc chercher l'enveloppe de toutes les droites 
représentées par cette équation, les paramètres variables y 
et X étant liés par la relation 

y» = Spx. 

On trouve pour équation de cette enveloppe 



'-,-[^] 



C'est réquation trouvée pour la développée de la para- 
bole î/' = 2;?x. (Voir chapitre XIV, section II, exemple I.) 
On sait, en effet, que l'enveloppe de toutes les normales 
à une courbe est la développée de cette courbe. Les ques- 
tions proposées sur les développées pourront donc servir 
d'exercices pour la recherche des lignes enveloppes. 

16 



Ui EXERCICES MÉTHODIQUES 

45. D'un point émanent dans toutes les directions d'un 
même plan des rayons de lumière. Ceux-ci étant renvoyés 
par une courbe située dans le plan, déterminer l'enveloppe 
des rayons réiléchis. 

En prenant pour origine le point de départ des rayons 
et désignant par x, y les coordonnées du point où le rayon 
rencontre la courbe; par a le coefficient angulaire de la tan- 
gente à la courbe au point (x, y) ; par [jl la tangente trigono- 
métrique de l'angle du rayon et de la tangente à la courbe 
au même point (x, y); tenant compte d'ailleurs de l'égalité 
des angles d'incidence et de réflexion, on trouve pour équa- 
tion du rayon réfléchi au point (x, y) 

L'enveloppe du rayon s'obtiendra du reste par les pro- 
cédés ordinaires. 
Ainsi, la courbe réfléchissante étant l'ellipse 

dont un des foyers, pris pour origine, coïncide avec le 
point lumineux, on trouve aisément 

__ 6» {X — e) 

a* y 
6* 

«y 

et, par suite, pour équation du rayon réfléchi, 

y'-y=ï^3:^(^'-^) .... (2). 

Ensuite en considérant, dans cette équation, x ei y 
comme deux paramètres variables liés par la relation (1), 
on verra que l'enveloppe se réduit à un point 

c'est-à-dire au second foyer de l'ellipse. 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 243 

L'exercice traité a rapport au Problème des caustiques 
par réflexion, si important en optique. 
16. Enveloppe des sphères représentées par l'équation 



n* 



a étant un paramètre variable. 
L'équation de la surface enveloppe est 



m* -f" ^* ''^ 

celle d'un ellipsoïde de révolution. 

17. Enveloppe des plans passant par un point donné et 
tous à égale distance d'un second point donné. 

Soient pris pour origine le second point donné et, pour 
axe des z, la droite passant. par les deux points; on aura à 
chercher l'enveloppe des plans 

ax + 6y -{- « = m , 

les paramètres variables a et b étant liés par la distance p 
de l'origine à chacun des plans, soit par l'expression 



m 



\/a» + 6* + 1 
L'équation de l'enveloppe est 

(m* — p*) (x* -t- tf) - p\m - zf = ; 

celle d'un cône à base circulaire. 

18. Enveloppe d'une sphère donnée dont le centre se 
meut sur une circonférence aussi donnée. 

Il faudra chercher l'enveloppe des sphères représentées 
par l'équation 

(x-a)' + (y-6)' + z« = R«, 

les paramètres variables a eib étant liés par l'équation du 
cercle 



544 K^ERCICl S xMÉTHODiyl'ES 

On trouve pour enveloppe 

équation du tore. 

d9. Si l'on coupe un hyperboloïde à une nappe par un 
plan et que, par tous les points de la eourbe d'intersection, 
on mène des plans tangents à l'hyperboloïde, quelle sera la 
surface enveloppe des plans tangents? 

Soient x* . t/* r* 

et Ax + Btj + Cz^D 

les équations de l'hyperboloïde et du plan sécant. 
Celle du plan tangent à l'hyperboloïde est 

xx' y y' zz' 

et c'est de ce plan qu'il faut chercher l'enveloppe; a:, y et 2 
étant trois paramètres variables liés par les deux équations 
précédentes. 
Différentiant les trois équations par rapport à x, y, z, on a 

xdx ydy zdz 

kdx + B(/y + Cdz = 0, 
x'dx . ydy zdz 

Multipliant respectivement ces trois équations par \ \ et 
[JL, ajoutant, puis égalant à les coefficients de dx, dy et dz, 
on obtient 



a' ar 



^r. + f'Ti+B-o, 



Multipliant de même ces trois dernières équations par 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 8i5 

x, y, z et ajoutant, on trouve en tenant compte des équa- 
tions de l'ellipsoïde, du plan tangent et du plan sécant 

A-|-p + D==:0; d*où A = — fx— D. 

Substituant cette valeur de X dans les équations précé- 
dentes, il vient 

Ao* — Dx = fL(x — a:'), 

B6» — D(/ = /.(y — y'), 

— Ce*— D^=A*(^ — -?'). 
D'où 

X — x' y — y' 2 — z* z' — z 



Aci*— Dx B6*— Dy — Ce*— Dz Cc*-j- Dz 

Multipliant les deux termes de chacun de ces trois rap- 
ports égaux respectivement par ^» |i,^, on trouve, en vertu 
d'une propriété connue des suites proportionnelles et après 

réduction, 

(x'* t/"* z"^\ 

Ax'+By' + Cî' — d""^' 

et, en multipliant les deux termes de chaque rapport res- 
pectivement par A, B et G, 

D— (Ax' + By' + Cz')__ 
A V -f- B*6* — C V - D' ~ ^' 

Eq égalant ces deux dernières valeurs de jx, on obtient 

o* "^ 6* e* A*tt* -f- B*6* — C V — D* ' 

C'est l'équation de la surface cherchée. 

Si la surface donnée eut été celle de Tellipsoïde 

X* y* z* 

a* ^ 6* ^ c* ' 

On aurait trouvé pour équation de l'enveloppe 

^" , y'" , ^" I - 1-'^ ~ ^^^^ + ^y' + ^^^)]' 

a* "^ 6* "^ e* A*a* + B*6* + CV — D* * 



t46 EXERCICES MÉTHODIQUES 

20. Enveloppe des plans représentés par réquation 

Ax + By + Cz=D, 

les paramètres variables A, B, C et D étant liés par les rela- 
tions 

A*-f-B*-|-C* = l, 

A* B* C* 

1 1 = 0. 

D* — o* ^ l)« — 6* ^ 1)* — c* 

Différentiant les trois équations précédentes par rapport 
à A» B, C; multipliant respectivement les équations résul- 
tantes par X, u et 1 ; puis égalant à les coefficients de dÂ, 
itfB« (iC« rfO« on trouve 

--v-+i^, (•). 

, , C ... 

Xi — O-rin^ ; ^•^'' 

D — r* 

MlilUîiJbiii n(t${f^*tiwiiiettt ^1\ 2« <H ^3 pir A, B, ^ 

vD=^ (^\ 

)lu)l3f4aiil kt$ «iftèaM$ <\):»iiK«s for x« f , ^ additioo- 
ttàtt) « TV|^«yiSïN*u:;>î jt* -r I' -^ ** P*r R\ il vient 

Ajt !:« C: 

|^_^* |v_r^ Ur—r" 

». .V* ^ "^ ^ 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 347 

D'où, en vertu de (4) et de (^5), 



A = 



1 1 



et, par suite, ti. = • 

D(R'— D') '^ ' '^ R'— D' 

Substituant ces valeurs de X et de [x dans (1), (2) et (3), 

on trouve 

X ' AD 



1« 




a^ 


D* 


ri* 




y 






BD 


R* 


— 


6« 


D^ 


'—6* 




z 






CD 



R« _ c' D^ — c* 

Multipliant respectivement ces équations par x, t/, z et 
ajoutant, il vient, en vertu de Téquation (6) et de la valeur 

de \ 

x" tf z' 

R* — a*^R* — c*^R* — c» 

Cest l'équation de l'enveloppe cherchée; celle de la sur- 
face de l'onde lumineuse se propageant dans un milieu 
cristallisé. (Voir Fresnel, Mémoires de l'Institut, vol. VU.) 



CHAPITRE XVIII. 

DÉCOMPOSITION DES FRACTIONS RATIONNELLES. 

Soit ^r\ une fraction dont les termes sont des fonctions 
entières et rationnelles de x, le degré du numérateur étant 
moindre que celui du dénominateur. 

La décomposition d'une telle fraction en fractions plus 



348 EXERCICES MÉTHODIQUES 

simples se fait en posant d'abord F{x) = et déterminant 
les racines de cette équation. 

1® Si les racines sont réelles et inégales, on écrit 

f{x)^ ABC 

a, b, c, etc., représentant les racines et A, B, C, etc., des 
constantes à déterminer. 
2® Si les racines sont réelles et égales, on pose 

f{x) A„ A,_, A, 

Z\""7Z — r;^ «"z — i^^i « T" 



F (a:) (x — a)" [x — a)"~' x — a 



(ar — 6)" ' (x — 6)" * ' x — 6 
H î 1- (2), 

l'équation F(x) = contenant n racines a, p racines 6, 
g racines c, etc., et A», A«-|... A,; B^, Bp_,...B,; C„ etc., 
des constantes à déterminer. 
3° Si les racines sont imaginaires et inégales, on écrit 

f{x)^ Ax + B Cx + D gx + F 

F{x) (x-«)* + ^«"*"(x — r)*^(y''^(x— .j' + ç*^"*^''^* 
les racines conjuguées étant 

a + pl/^^, (y + ^l/^^, U-j-çl/ITT, 

flf — pV/— 1, (r— ^l/^^. (f — çl/— l,eic., 

et A, B, C, D, E, F, etc., des constantes à déterminer. 
4° Enfin, si les racines sont imaginaires et égales, on pose 

f(x) A„x + B„ A„.,x + B„., A»x + B. 



F(x) [(a:-a/+^^]« ' [(x-.«r+p^]-* ' ' (fl:-a)'+P' 
C^x + D^ (;_,x + D,.. C,x + D| 



[(x-.r+ç? 



1-77— ^rT^+--- • • (H 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 

l'équation F(x) = renfermant n fois les racines 



S49 



p fois les racines 



a — pi/— 



q fois les racines 



+ (îl/=^ 



r — dv — 






, etc., 



et A„, B,, A,_i, etc., représentant des constantes à calculer. 

Le calcul différentiel fournit ensuite, dans chaque cas, 
le moyen de déterminer les constantes. 

Dans le premier cas. 



A = - 



F'(«) 



B = 



f(b) ^, fie) , 
, C = -- — , etc. 

F'(6) F'(c) 



Dans le deuxième cas, 



K=-f(a),A„_, j-, A.-. = -p:2"'- ^'==1.2.3 ...(«-!) 



^P = f(^)y ^P'i = — ; — ' ^p-t = . ^ > •• • *^i 



/•'-«(6) 



1 



1.3 



d.2.5...{p-l) 



C, = /■(c), etc. 



Dans le troisième cas, on a pour (téterminer A et B 
l'équation imaginaire 

A(<x ± el/— 4- B =. ± 28l/— 1 . -î-^ ^ : 

^ "^ ^^ "^ F'(«±pï/irT) 

pour déterminer G et D, 

^ ^^ F'(r=fcJl/=:T) 

etc. 



S50 EXERCICES MÉTHODIQUES 

Dans le qualrième cas, on a, pour déterminer les con- 
stantes, les systèmes d'équations 

Et ainsi de suite. 

Quand l'équation F (x) = fournit à la fois diflFérentes 
sortes de racines, on écrit d'abord que la fraction proposée 
est égale à la somme des fractions que l'on trouve en addi- 
tionnant ceux des seconds membres des équations (i), (2), 
(3) et (4) qui se rapportent aux diverses espèces de racines, 
puis les constantes se déterminent par une suite d'équations 
dont chacune a pour premier membre la fraction proposée 
et, pour second, la somme des fractions relatives à une 
seule sorte de racines. (Voir les Exemples V et VI.) 

lix* — 70X + 98 



En posant x* — 9Lr* -f- 2&r — 24=0, on trouve que cette 
équation a ses racines réelles et inégales; x = 8, x=:3 
elx«»4. 

On écrit donc 

lir* — TOx + îlS ABC 

f- r4- 



ar»-^^«-|.i6jr — 24 x — 2 ' x — 3 ' x— 4* 

et cooiaie f(x\ î^ — TOr + 98 

FV)""~5?^l8x + 26' 

onoblMHil £2^ t2>2*— 70.2 + 98 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 



254 



et 



Donc 



F'(3) F'(4) 



5. 



i2x* — 70X + 98 



' +-^+ ' 



at* — 9x* + 26x — 24 x — 2 x— 5 x — 4 



(X - !)• 



Exemple ii< 



Puisque {x — 1)* = donne six racines dont chacune 
est égale à l'unité, on pose 



A« As A4 

-TT- 7:;? + 



{x—if (a:— !)• ' (x— 1)' ' (x— 1)* 

A3 A* Af 



(X — i)» ■ (x — \y 
f /•(x)=x*+2x«+1, 

/•'(x)=4x^+4x, 



Or l'on a 



/•"(x)=12x*+4, 
/•'"(xl^Six, 
^- (x)=24, 

r (x)=o. 



D'où 



A.= AI) =4, 



A4 = 



1 

1.2 



8, 



A =^11^4 
' 4.2.3 

As = . ^ , . == 1 1 



A. = 



1.2.3.4 

r(i) 
i .2.5.4.5 



0. 



Donc 



(x»+i)*_ 4 8 ^ 



(X — 4)« (X — 1)« • (X— i)» ' (x-1)* 

4 . 1 



(x— i)' * (x — If 



S5S KXËRCICES MÉTHODIQUES 

■exemple III. 

6jc* + 25x — 9 
X* — i4x* + I07x* — 42î2x + 850 * 

L'équation x' — 14x' + 107x* — 422a; + 850 =. fournit 
les couples de racines imaginaires : 

^5 + 5 l/ITT, i 4 + 3 l/^^, 

(3 — 5 i/^T, (4 — 3 y/^^. 

En conséquence, on écrit 

6x* + î25x — 9 Ax+B Cx + D 

+ 



X*— I4x*+I07x*— 42^2x-f-830 (x— 3)*-|-25 ' (x— 4)*+9 

et comme, dans l'exemple actuel, 

f(x)__ 6x'-|-25x — 9 

F'(x) "~ 4x* — 42x* -[- 2Ux — 422 ' 

d'où fÇ^^^\/zr\^ ei\/zrT^e 



K'^3 + 5 l/ITî) 20 — 30 l/ITT 

l'équation qui sert à déterminer A et B (voir les équations 
générales du troisième cas) est 

^ ^ 20 — 301/^^ 

d'où Ton tire, par la méthode ordinaire : 

A = —3 et n=-1. 
On trouverait de même pour déterminer Cet D, l'équation 

i33 + 2!9\/^^^ 



C (4 + 5 \/^^) + D = 6 1/— I 



1021/— i —36 



D'où C==3 et D = — 1. 

Un a donc 

6x* + 25x — 9 — 3x + 1 3x — I 



x*-l4x»+i07x*-422x+850 (x-3)*-f 25 ' (x-4)*+9 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. S!S3 



(x^ + ^Y 

L'équation (x* + 4)' « = fo urnit deux couples de racines 
imaginaires égales, it 1/ — 1. 
On écrit, par conséquent, 

2a;» — g' 4- 5x A^ + B, A|X+B, 
(x'-f1)' "^ (x«-|-|)«+ x«+l ■ 

Hais ici f (x) = 2x* — a* + 5x, 

et /''(a?) = r)x* — 2x + 5. 



D'où 



/•'(l/_i)«=-2l/— i — I. 

La première équation générale du quatrième cas fournit 
donc pour déterminer As et B, : 



3l/— T + 1=A,l/^^-j-B,, 
d'où A, = 3 et Bi = 1 ; 

et la deuxième, 

— 2 V^^ — 1 = 3 + (a, l/^IT + B.) 2 1/^^, 

d'où A, = 2 cl Bi = — 1. 

Donc 

x(2x* — x + 5) ^ 3x + I 2x — I 

(x* + iy ""(x«+1)*'*"x* 4-1 ' 

Remarque. — Dans le cas où l'équation ' F (x) = con- 
tient des racines imaginaires égales, au lieu de déterminer 
les constantes en se servant des formules générales, diffi- 
ciles à écrire de mémoire, il serait mieux d'opérer comme 
nous allons le faire au moyen de la fraction précédente. 



SM EXERCICES MÉTHODIQUES 

De l'équation de départ, 

(a;«+l)« ""(x* + 4)'"*" x' + l * 
8i Ton chasse les dénominateurs, on trouve 

2x' — x*+5x = A,x + B,+ (A,x + B4)(x»+i), 
et, par dérivation, 

6x* — 2x + 5 = A, + (A,x + B|) 2x + A,(x*+ i). 

Dans cette équation et sa dérivée, faisant x = V — 1, on 
obtient 



3 V/:^^ + 1 = A, V/ITT + B, 

et _2V/irï_4«A, + (A,l/^IT + B,)2l/=T, 

équations trouvées plus haut. Donc le reste du calcul, 
comme précédemment. 



X 






(x + a)Vx*+a*) 

L'équation (x + a)' (x* + «*)=» a deux racines réelles 
et égales et deux imaginaires : 



— o, —a, 4-al/— T, — al/— i. 
Donc 

J* A, , A, Ax + B 



(x + ol* (x* + «*) (x + a)* ' x + a ' x* +o« 
D oCi, pour déterminer les constantes, les deux équations 

X* A, A, 



ix^«.*U* + «*) C + û)* • x + a 
jr* A x + B 

^^ ^x + u • ^x* + «') "" ?~+^* "' 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. * S55 

^u, les dénominateurs chassés : 

ar«= A,(a:«-}- a«)+ A,(x + a)(a« + tt*) . (i) 

H a;» = (Ax + B) (x + a)* (2). 

L'équation (1) et sa dérivée, en faisant x = — a, four- 
nissent 

1 i 
A,=:- et A, = 

2 2a 



L'équation (2), quand on pose x^ al/— 1, donne 

1 
A=-- cl B = 0. 
2a 

Par conséquent, 

X* 1 1 X 



(x + a)* (X* + a*) 2(x + a)« 2a(x + a) ' 2a(o* + o*) 

KxcBiple 1^1. 

x» — 2x + i 



a:*(x — 2)(x*+i)* 

Les racines de l'équation x* (x — 2) (x' -j- 1)* »= sont 

0, 0, 0, 2, l/^^, —1/37, l/^IT Cl — l/l^ 
D'où 



x»(x— 2) (x*+1)« x' ' X* ' X ' X — 2 

BjX + C, B.x + C, 

Donc, pour déterminer les constantes, on a les équations 
x' — 2x+l As A, A, 



x»(x — 2)(x*+1)* x' ' X* ' X 

X» — 2x + 1 _ A 
x*(x — 2) (x« -j- i)« "" X — 2 ' 

et x' — 2x + 1 B,x + C, B|X + C, 

x*(x — 2)(a*+1)«""(x*+T)*"*' x*+1 ' 



2S6 EXERCICES MÉTHODIQUES 

OU, après avoir chassé les dénominateurs : 

a:* - Sx + 1 — A^(x — 2) (x«+ \ f + A^ (x - 2) (x*+i ^ 

+ A,x«(x — 2)(:r*+l)« (l>^ 

X* — 2x+i =Ax'(x*+ I)* (2), 

et X* — 2x + 1 = (B,x + C,) x'(x — 2) 

+ (B,x+C.)(x-2)(x*+i) . . (5). 

Si Ton fait a: = dans Téquation (1) et ses deux pre- 
mières dérivées, on trouve 

1 5 1i 
As = » A, = - et A| = ^ 

2 4 8 

Si Ton fait .r = 2 dans l'équation (2), 

1 
A = — • 
40 

Si Ton fait x-=l/— 1 dans l'équation (3) et sa dérivée, 

Bj = — < , C, = — 1 , 

7 ^ ^ 
Bi= . Ct = 

5 5 

On a donc 

X* ~ 2x 4- i J^ 3 n 1 

x'(x — i)(x«+ <)• 2x* "'' 4? "^ 8x "^ 40 (x — 2) 

X + I 7x + 4 

~(x«+M«~5(x»+i)' 



X* . o« 



*• ^t^(„^6)x + o6""''^(6— fl)(x-{-a)'^(a— 6)(x+6) 

«i(7ji*— 28ax + 24a*) « . 3a , 4a 

i — : — ^= 1- 



jr>^-7«jf»-|.|4««x— 8«* X — o x — 2a x — 4a 



3. 



DE CALCUL DIFFËRENTIKL. ffîT 

I 



+ 



(1/6 — l/i) (l/r— l/ï) (x+l/â) 

i 

(l/^ - 1/6) (l/c - 1/6) (x + 1/6) 

4 



"*■ (V/a - l/^) (1/6 - 1/^) (x + l/c) 

360a*— i26x + n 8 15 24 

^- ^T-^ — 7:n; — ïr~rT = in — . +7r- — ; + 



24a;3 _ 10a* — 3x + i 2x — 1 ' 3x — 1 ' 4a: — 1 
a*— 1 3 4,1 



(x+2)' (x + 2)' (x + 2/ x + 2 
a:*— xl/â+3 2a + 3 3 l/â , 



(x+\/â)' (x+l/âj (x+l/â)* (^+1/^7 

(a+6x)" (2q)" i?i (aor-* m(ffl— i) (2ar-' 

• (ii_6x)'' ""(a— 6x)" '*"T (a— 6X)"-*'' 1 .2 (o— 6x)"-' 

iii(in — 1)(»w — 2)„ (20)—' . 

H 6' ; ; + etc. 

^ 1.2.3 a — 6x)-^'^ 



8. 



(a — 6x)* 

X X 



a*— (a + 6)x*+û6 (6~a) (a*+a) (6— a) (a*+6) 



2(x*+1) 1 



Kîr+^ {'-'è^ 



12x* — 7x + 2 4x — 3 2(8x— 5) 4x — 5 

0. 



4x«+2ia*+2ia*+4 3(a*+1) i5(a*+4) 

1 u 



(•■+1) 



17 



%iS EXERCICES MÉTHODIQUES 



(4a['+4a:+17)' r/ ^x^* n« ■ / i\* 



[('+D"h-^I h'^ 



5)+' 

x' + 4jr' + 7x — 4 __ 4(x — 4) 2x x 

^^* (x^ + 1)* "" (^M-*7 (:r^ + i)' "*" ^H^ 

X* — X + 1 2x 1 



(x^ + x + 1)' (X- + X + 4)' ' (x* + x + i)^ 

5x"— 7x 1 i 1 2 



X*— 3x'+x*+3x— 2 (x— I)' X— 4 x+i ' x— 2 

,^ ^* + 1 i ^ , ^ + ^ 
i 5. = ■ 

X** + X* X* X* ^ X* + 1 

i8x''+5x^ + 58x'-+x-4-57x — 16 X +2 3x + 4 
a;«+4x*— X*— 4 ~" x* + 1 "^ x* + 4 



X — 1 X -|- 1 



n.-^= L_+_L_+ ' 



(x^ — lf 8(x + 1f ' 16(x + i)* ' 16(x + i) 



8(x--1f ' iC(x — i)^ 16(x — i) 
1 1 \ ^ \ ' \ 



x*(x*— 1) X* 4(x + 1) • 4(x — i) ' 2(1 +x*) 

"x« + x* X* x«^x* + i 
20. 



X* a* 



x' + (a + 26) x*+ 6 (2a + 6) X + ah" (a — 6)« (a + x) 
6^ 6* — 2a6 



(a — 6)(6+x)* ' (a — 6)*(6 + x) 
1 i i 2 1 



x'(1 — X)' (i + x) x' ' X* ' X ' 2(i— x)* 

7 1 



+ 



4(1 -x) 4(1 +x) 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 3S9 



+_J +_J 

23. f! ' I * 



24. 



ac* — 2x» + x* + x* — î2x + 1 Î2(x — i)'* ' 2(x— I) 

x(l+l/2) x(i-l'^) 

4(x» - xV/ï+l) 4(x'+xl/2 + i) 

3x* — 2x' — 3x+i { \ 



x"*— x*+3x'— 4x*+3x — 1 (x*— x+1)* X*— x+i 

2 2 



+ 



25. 



(2x + i)l/5 — 5 (2x+ 1)1/5 + 5 
63x' - lOx* — 12lx* + i97x — 287 2x — i 



(X* — 5x + Sf (x* + 7) (X* — 5x + 8)- 

X + 5 X 



26. 



x^ — ^x + S ' x* + 7 

X 



^' 1 


6x' 








Ona 




X 




X 


X 




6 




6 



5 / — 



a + bx' a , 3 R* + x^ 
- + x'' 



en faisant V/ - = R j . 



L'équation R' + x* = a une racine réelle — R et deux 
racines imaginaires ^zt^V — 3. D'où l'on trouve facile- 
ment 

X 1 x + R 



a + bx^ 36R(x + R) ' 36R (x* - Rx + R*) 



2«0 EXERCICES MÉTHODIQUES 

27. 



X* 



On a 



X* X* 



X* 6 6 I £. • . 

= en faisant 



« + 6x* a , , R*+x* 

6 + ^ 



et X X 



\/î- ") . 



a + 6x* 25R l/2(x*-Rx l/2 + R^ 



26R 1/2 (x*+ Rx 1/2 + R*) 



X 

28. 



a+6x* 

On a 

x^ x^ 

a+6x» "" ^ " "" R»+ X* V 

6+" 



en représentant V/ - par R ) , 



ol Ton sait que les racines de l'équation R'+x* = peuvent 
se tirer de Texpression 

X = R cos ^ — -î— — db Ri/ — 1 sin ^ ^ ' 

5 5 

en faisant successivement dans celte expression fc =0, 1, 2. 
On trouve ainsi pour racines 

x= — R, 

X— Rcos^ifcRl/^^sin ^. 
5 5 

3ir , ■■' . DIT 

.r = R cos — ±: R l — 1 sin — » 
5 5 



DE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 261 

^^y en suivant les procédés ordinaires, 

2a: cos 2R cos — 

x' i 5 5 

H 



^ ^ ' 56R X*— 2RXC08 



i+-) 



StT TT 

2x COS h 2R cos - 

5 ^ 5 

56r(x* — 2RJCC0S — +R*j 



29. 



a + 6x* -f- ex* 








On a 


i 




1 

c 



o + 6x* -I- ex* a . ^ . . 

^ ^ - + -X-4-X* 

c c 

et l'équation x* + - x^ + - === ^^ 

c 

fournit x* = =fc — 1/6"^ — 4ttc. 

2c 2c 



Cela posé, si V^b* — iac est > 0, 



on posera 



^ — J_V/6^_4ae=M 
2c 2e 



et -L + JL l/6^_ 4rtc = N , 

2e ' 2c 



et, par suite. 



1 

c Ax+ B Cx+ D 

+ 



- + -X* + X* 

c c 



ûm KXKKCICKS MÉTHODIQUES 

cequi fournira, par le procédé employé dans le troisième cas, 

+ 



a + bx^ + cx' c(N — M)(a;- + M) ' c(M — x\) (x* + N) 

Si, au contraire, on a Vb* — iac < 0, on opérera comme 
suit : 

i \^ \_ 

Ce c 



a , b ^ a /â 6 R* — 2KVcosa + x* 

-f2\/-x*X— — • 
^ ^ ^ 21/^ 



;+:••+'• -.+V^'x::^+•' 



en représentant 

. */â 6 

\/ - par R cl par — cos a. 

Or, l'équation x* — 2RV cosa -f- R* = fournit pour 
facteurs du deuxième degré 

X' ±1 2Rx cos - + R*. 

et, par conséquent, on posera 
i 

c Ax + B Cx + D 

^ 1 



-+-x» + x* x'— 2Rxcos--f R* X-+2RXC0S-+R 

c^ c ^ 2 ' ' 2 ' 

Le procédé ordinaire donnera alors 





i 








D • * 
Rsm a — xsm - 

2 






a + 


bx^ 


+ CX* 


2cR' 


sinaix* 


a 

— 2Rx cos - 
2 


+ 


«■) 












a 
R sin a + X sin - 


■ 










+ 






^ 










sin a(x* 






a.) 










2cR'^ 


+ 2Rx cos - 
2 


+ 



DE CALCUL DIFFÉHENTIKL -J63 



ac"-^ 



30 , n étant pair. 

X* — i 

Les racines de x*" — 1 = sont fournies par Téquation 

X = cos ±K — \ sin (/r =r 0, i, 2 ... etc.), 

n n 

ou, pour abréger, par 



X = cos /ce =b 1/ — i sin /rô, 
en faisant — = ^. 

Pour fc = et fe = 2» ^^^ obtient a; = l etx = — 1; ce 
sont les racines réelles de l'équation ic" — 1=0. Les autres 
racines, toutes imaginaires, se trouvent en faisant succes- 
sivement t = l, 2, 3 ... " — 1. 

On posera donc 



X"— i "" X — I "*" ar -|- i ^* [a- — âxcosA: 



A:4 -f- J 



^* 



en représentant par ^ la somme des couples de racines 
imaginaires correspondantes aux valeurs fc=l, 2,3 ... | — 1. 



Le procédé ordinaire fournira ensuite 



\ ( — '^ )" _|_ a V r^ ^^* ^^^^ — ^^® ^"^ — '* ^ ^^1 ( 

X — i "* x + 1 •" 4"* L X* — 2x cos k^ -(- 1 J ( 
Si n est impair, on trouve de la même manière 

\ ^ fx COS /cmô — cos(97< — \\kf\ 

1-2\ ^ • — 

X — 1 ^* L ^* — 2x cos A-ô -f- i J